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Tension

Des roquettes ont été tirées "sans succès" de la Syrie vers Israël, selon l'armée israélienne

Les frappes ont été menées par des "milices chiites" en Syrie opérant sous le commandement de la force al-Qods des gardiens de la révolution iraniens, selon l'armée israélienne.

Une photo prise le 5 mai 2019 à la frontière entre Israël et la bande de Gaza montrant un barrage de roquettes. AFP / JACK GUEZ

Des roquettes ont été tirées dans la nuit d'un site en Syrie vers Israël, mais sans parvenir à atteindre le territoire israélien, a annoncé lundi matin l'armée israélienne. Selon l'armée, les roquettes ont été tirées par des "milices chiites" en Syrie opérant sous le commandement de la force al-Qods des gardiens de la révolution iraniens.

"Les roquettes n'ont pas réussi à atteindre le territoire israélien (...). Nous tenons le régime syrien responsable pour ces incidents en Syrie", a poursuivi l'armée israélienne sur son compte Twitter.

Si les frappes de roquettes sont relativement courantes depuis la bande de Gaza vers Israël, il est toutefois rare de voir l'armée israélienne faire état de tentatives de tirs de roquettes depuis la Syrie. L'armée israélienne n'a pas précisé lundi si les roquettes avaient été interceptées par son système antimissile "Iron Dome" ou si les frappes annoncées avaient simplement raté leur cible.

Elle a mené fin août une frappe en Syrie d'où, selon elle, le Hezbollah et ses alliés iraniens préparaient une attaque au "drone kamikaze" en territoire israélien. Israël avait dans la foulée accusé l'Iran de chercher à fabriquer, via son allié le Hezbollah, des missiles de précision qui pourraient causer "d'énormes pertes humaines" sur son territoire. L'armée israélienne avait diffusé le nom et la photo du "cerveau" de ce projet présumé, piloté selon elle par la Force iranienne al-Qods, unité d'élite chargée des opérations extérieures au sein des Gardiens de la Révolution.

Plus tôt lundi, le Hezbollah a annoncé avoir abattu un "drone israélien" au moment où celui-ci traversait la frontière avec le Liban, en direction de la localité de Ramieh (sud). L'armée israélienne a répliqué qu'un de ses drones était "tombé" dans le sud du Liban, sans nier directement les affirmations du Hezbollah qui dit avoir "abattu" l'engin sans pilote.

Sans qu'il ne soit possible de dire si ces raids sont liés, des frappes aériennes dans l'Est syrien ont visé des positions de forces iraniennes et de milices alliées, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "Dix-huit combattants ont été tués, mais leur nationalité n'est pas encore déterminée", a précisé l'ONG. L'attaque a eu lieu près de la frontière avec l'Irak, dans la région de Boukamal (province de Deir ez-Zor).

En juin 2018, des frappes dans le secteur avaient tué 55 combattants des forces pro-régime -notamment syriens et irakiens, selon l'OSDH. Un responsable américain s'exprimant à Washington sous couvert de l'anonymat avait imputé la frappe à Israël, mais l'armée israélienne avait refusé tout commentaire.

A Deir ez-Zor, une alliance de combattants kurdes et arabes est également sur le terrain, soutenue par les avions de la coalition internationale emmenée par Washington, qui par le passé avait reconnu avoir bombardé des forces prorégime.



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