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À La Une - conférence

Lebanese Diaspora Energy : les Libanais de l'étranger sont une fierté pour leur pays, affirme Aoun

Gebran Bassil prononce un discours consacré notamment aux différentes façons d'acquérir la nationalité libanaise, l'un des chevaux de bataille du ministre des Affaires étrangères.

Le président libanais Michel Aoun (d) et le chef de la diplomatie Gebran Bassil à l'ouverture de la conférence Lebanese Diaspora Energy (LDE), vendredi 7 juin 2019. Photo tirée du compte Twitter de M. Bassil.

Le président libanais Michel Aoun a déclaré vendredi, à l'ouverture de la 6ème édition de la conférence Lebanese Diaspora Energy (LDE) dont il est le parrain, que les Libanais de la diaspora sont une "fierté" pour leur pays. Le chef de l’État intervenait après un discours du ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil, qui a évoqué le dossier de la nationalité libanaise.

"Les Libanais à travers le monde sont une fierté pour leur pays, non seulement pour leur créativité, mais aussi parce qu'ils sont l'exemple de la coexistence", a déclaré le président Aoun dans une allocution prononcée au centre d'expositions Biel, à Furn el-Chebbak, en présence de nombreuses personnalités. "Le Liban est limité par sa géographie, mais sa diaspora lui donne un rayonnement international", a-t-il ajouté. 

"Le pays lutte aujourd'hui pour se relever de ses nombreuses crises chroniques, notamment sur le champ économique", a souligné le président. "L'expérience a appris au Liban que les divergences sont un droit, mais ne doivent pas être la cause de conflits. La haine, les querelles et les guerres ne mènent qu'à la destruction et l'effondrement", a-t-il poursuivi, estimant que "le dialogue et le rapprochement entre les gens, surtout parmi les jeunes, facilitent le progrès de la civilisation et sont les meilleurs moyens de lutter contre le terrorisme qui constitue encore un danger pour le monde et pour les générations futures".

Le chef de l’État a déclaré en outre que "les réseaux sociaux ont facilité la diffusion de l'extrémisme, terreau du terrorisme".



(Lire aussi : Pour Bassil, le pays peut se passer des investisseurs internationaux)


L'octroi de la nationalité
Gebran Bassil a de son côté ouvert la conférence avec une allocution consacrée notamment aux différentes façons d'acquérir la nationalité libanaise, l'un des chevaux de bataille du ministre des Affaires étrangères.

"Il y a aujourd'hui quatre façons d'obtenir la nationalité, en espérant qu'il y en ait une cinquième avec une loi qui respecterait le préambule de la Constitution concernant le refus de l'implantation et permettrait aux Libanaises mariées à un étranger de transmettre leur nationalité à leurs enfants", a déclaré M. Bassil.

En mars, le ministre avait annoncé qu'il allait présenter un projet de loi permettant aux Libanaises mariées à des étrangers, à l'exception des Palestiniens et des Syriens, de transmettre leur nationalité à leurs enfants, proposition qui avait été qualifiée de raciste par de nombreuses organisations de la société civile.

"Ces quatre façons sont le recouvrement de la nationalité grâce à un site dédié à cet effet, l'enregistrement du mariage ou des enfants auprès des représentants libanais à l'étranger, la loi permettant aux personnes ayant demandé la nationalité libanaise entre 1952 et 1958 dont les dossiers ont été gelés, et le décret de naturalisation signé par le chef de l’État et le Premier ministre", a détaillé M. Bassil.

Le ministre a ensuite évoqué la situation économique du pays. "Le Liban, qui attend un soutien économique de l'étranger, peut se suffire des énergies de sa diaspora pour activer le partenariat entre les secteurs publics et privés, notamment sur le plan de l'électricité et des déchets", a-t-il souligné. 

Il a enfin qualifié de "grande réussite" la participation des Libanais de l'étranger aux dernières élections législatives de 2018.

Le président libanais Michel Aoun a déclaré vendredi, à l'ouverture de la 6ème édition de la conférence Lebanese Diaspora Energy (LDE) dont il est le parrain, que les Libanais de la diaspora sont une "fierté" pour leur pays. Le chef de l’État intervenait après un discours du ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil, qui a évoqué le dossier de la nationalité libanaise."Les...

commentaires (7)

Apatride mais libanais. Pour avoir refusé à l'époque à mon grand-père originaire de Ain yaccoub dans le Akkar d'enregistrer ses enfants , le Mokhtar nous a rendus apatrides. Fille du Mokhtar et chrétienne de confession, le legislateur local refusa de donner en mariage sa fille a mon aïeul au prétexte que celui ci est musulman. Les menaces qui pesaient sur lui l'ont obligé a qiitter son AKKAR natal pour Dakar. Devant le refus de sa dulcinée de le suivre, AHMED KAMEL HODA (mon grand père ), prit pour épouse une jeune mauritanienne. La rancune ne quitta point le Mokhtar , les enfants nés de cette union n'ont jamais été reconnus au village. Mon père se maria à une libanaise originaire de Harouf (sud liban Nabatieh) . Nous sommes 2 garçons et 4 filles fruits de cette union. Nous sommes naturalisés ivoiriens et nous n'avons rien d'autre comme nationalité. En vacance au liban, nos enfants et nous sommes étrangers... jusqu'à quand ? Merci infiniment au Ministre Bassil pour tous les efforts qu'il fait . Souhaitons que son projet de loi aboutisse.

KAMIL Ahmed

23 h 16, le 07 juin 2019

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Commentaires (7)

  • Apatride mais libanais. Pour avoir refusé à l'époque à mon grand-père originaire de Ain yaccoub dans le Akkar d'enregistrer ses enfants , le Mokhtar nous a rendus apatrides. Fille du Mokhtar et chrétienne de confession, le legislateur local refusa de donner en mariage sa fille a mon aïeul au prétexte que celui ci est musulman. Les menaces qui pesaient sur lui l'ont obligé a qiitter son AKKAR natal pour Dakar. Devant le refus de sa dulcinée de le suivre, AHMED KAMEL HODA (mon grand père ), prit pour épouse une jeune mauritanienne. La rancune ne quitta point le Mokhtar , les enfants nés de cette union n'ont jamais été reconnus au village. Mon père se maria à une libanaise originaire de Harouf (sud liban Nabatieh) . Nous sommes 2 garçons et 4 filles fruits de cette union. Nous sommes naturalisés ivoiriens et nous n'avons rien d'autre comme nationalité. En vacance au liban, nos enfants et nous sommes étrangers... jusqu'à quand ? Merci infiniment au Ministre Bassil pour tous les efforts qu'il fait . Souhaitons que son projet de loi aboutisse.

    KAMIL Ahmed

    23 h 16, le 07 juin 2019

  • De la poudre aux yeux !!! Aucun levier de négociation ...

    Bery tus

    14 h 53, le 07 juin 2019

  • C'est un excellent gathering international , qui n'aura d'ici peu rien à envier aux lobbies les plus puissants à travers le monde . Depuis l'indépendance , nous n'avions jamais assisté à un défilé aussi puissant de l'énergie et des capacités des libanais dans le monde ! Adieu les incompétences et les tergiversations incessantes de feu l'ULCM , qui n'arrête pas de s'enfoncer dans les sables mouvants qu'elle a elle même contribué à former ! Bravo Monsieur le Ministre Gebran Bassil, fougueux et infatigable , pour avoir réussi là ou tous les autres ont échoué , mille fois bravo !

    Chucri Abboud

    14 h 42, le 07 juin 2019

  • PRIERE LIRE LA DIASPORA SE SENT LESEE ETC... MERCI.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    14 h 08, le 07 juin 2019

  • L,INCOMPETENCE GENDRISSIMALE AU GRAND JOUR. 1 - LA DIASPORA SE SENT LAISEE AVEC LES MESURES DU BUDGET OU LA SEULE MESURE CONCRETE EST LA TAXE DE 10PCT SUR LES INTERETS DES DEPOTS BANCAIRE QUI FRAPPE DE PLEIN FOUET LES ECONOMIES QUE LA DIASPORA DEPOSE DANS LES BANQUES DU PAYS MALGRE LE RISQUE Y AFFERANT. CETTE TAXE VA REDUIRE BEAUCOUP LES TRANSFERS DE LA DIASPORA. 2 - LA LOI SUR L,OCTROI DE LA NATIONALITE AUX ENFANTS DE MERE LIBANAISE NON MARIEE A UN PALESTINIEN OU A UN SYRIEN EST RACISTE. DANS LES DEUX CAS L,INCOMPETENCE GENDRISSIMALE EST PROVERBIALE.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    13 h 56, le 07 juin 2019

  • DERNIER PARAGRAPHE, DERNIERE LIGNE, AUX LEGISLATIVES DE 2018... NON ?

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    13 h 39, le 07 juin 2019

    • Merci pour votre commentaire, l'erreur a été corrigée.

      L'Orient-Le Jour

      13 h 57, le 07 juin 2019

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