Le ministre des Affaires étrangères s’apprête à annoncer le programme des travaux de la LDE lors d’une conférence de presse conjointe avec l’actrice australo-libanaise Daniella Rahmé. Photo ANI
Le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a annoncé hier le programme de la conférence de la Lebanese Diaspora Energy (LDE) dont la 6e édition se tiendra du 7 au 9 juin prochain à Beyrouth, sous le parrainage du président de la République, Michel Aoun. Lors d’une conférence de presse, le ministre a mis en avant le caractère fédérateur de cette plateforme « par-delà les appartenances partisanes ou confessionnelles ».
Placée cette année sous le thème de l’action (« La diaspora agit »), la 6e conférence de la LDE « se focalisera sur les moyens de renforcer le partenariat entre les Libanais résidents et les émigrés dans les domaines de l’investissement et du travail », a expliqué M. Bassil. En pratique, elle se démarque des éditions précédentes au niveau du choix des thématiques. Il n’est plus question d’un « partenariat limité à des élans de nostalgie ou à un tourisme passager. La relation (entre le pays et la diaspora) doit se traduire par des intérêts économiques communs, à travers des investissements ou des projets transcontinentaux », a affirmé le chef de la diplomatie.
La reconstruction dans la région
Ainsi, il est attendu que les travaux de la LDE touchent aux « échanges commerciaux entre le Liban et le monde de la diaspora, et pourraient nous éclairer en outre sur les conditions optimales de l’exportation des produits libanais, surtout les produits agroalimentaires par lesquels le Liban se distingue des autres exportateurs ».
Les réunions de la LDE devraient aussi aider à « repérer les différentes opportunités de chantier de reconstruction dans les pays du Levant ravagés par les guerres, comme le Liban, la Syrie et l’Irak », a-t-il affirmé.
Pas besoin de donateurs
La LDE entend enfin encourager les petites et moyennes entreprises et start-up technologiques. En somme, « les hommes d’affaires de la diaspora peuvent être les partenaires privilégiés du Liban : si on leur accorde notre confiance, nous n’aurons plus besoin de solliciter des prêts de personne (…) ni d’aller à la recherche d’investisseurs », a-t-il conclu, dans une allusion à peine voilée à la CEDRE.
En avril 2018, M. Bassil avait présidé la réunion de la LDE Europe qui se tenait à Paris en marge de la CEDRE, mais qui a été boycottée par les ministres Ali Hassan Khalil (Amal) et Youssef Fenianos (Marada).
La LDE a été créée en 2014 à l’initiative de Gebran Bassil qui venait de se voir confier le ministère des Affaires étrangères.


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