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Éclairage

L’Iran se réapproprie la politique de division syrienne au Liban

Les tiraillements interchrétiens qui se sont cristallisés sur le quasi-divorce entre le Courant patriotique libre (CPL) et les Forces libanaises (FL) seraient à lire, selon des milieux politiques du 14 Mars, dans le cadre d’un plan visant à diviser le pays en en fragmentant les composantes, notamment communautaires, et en torpillant les alliances susceptibles de former des fronts nationaux. L’objectif est aujourd’hui de créer des états politiques antinomiques et rivaux, selon la logique « diviser pour mieux régner » – cette logique caractéristique de la manière de faire du régime syrien qui a pu, ce faisant, légitimé son hégémonie au Liban jusqu’en 2005. Il n’empêche qu’après le retrait des troupes syriennes, des parties libanaises, notamment celles qui gravitent dans le giron iranien ou syrien, ont pris le relais de cette politique de division.

Cette politique est actualisée par ceux qui souhaitent garder la main haute sur le terrain libanais en vue de l’instrumentaliser en fonction de leurs intérêts stratégiques. L’Iran s’est réapproprié la méthode syrienne. Des milieux du 14 Mars dénoncent les tentatives de saborder les monopoles au sein de chaque communauté, notamment chrétienne, sunnite et druze, si bien que la rue chiite est la seule verrouillée, étant sous l’emprise du Hezbollah. Si ce dernier cherche encore à diviser, en dépit de son hégémonie politico-militaire, c’est pour anticiper sur un changement des rapports de force à l’échelle régionale sous l’impulsion de Washington.

Dans ce contexte, une éclaircie prochaine entre le CPL et les FL semble improbable. Les tentatives de reconstituer leur partenariat ayant permis l’élection de Michel Aoun, alors chef du CPL, à la présidence de la République, ont échoué. Le comité de liaison entre les deux partis n’a pu être réactivé. Même la Rencontre de Bkerké entre les partis politiques et députés maronites et le comité de suivi de ses travaux ont subitement cessé de se réunir, sans que les raisons n’en soient connues, selon l’un des députés membres du comité de suivi. Contenir la violence des partisans du CPL et des FL sur les plateformes numériques et dans les médias n’est plus possible, ni semble-t-il voulu, puisque la guerre verbale se joue à l’échelle des plus hauts cadres partisans, en l’occurrence le chef du CPL, le ministre Gebran Bassil, qui avait sous-entendu mardi dernier que les FL étaient responsables de l’exode des habitants de la Montagne pendant la guerre civile.


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Les milieux FL continuent de faire le distinguo entre le CPL et le président de la République Michel Aoun qui en est le fondateur. La relation avec le mandat est constante et solide, les FL se tenant aux côtes du chef de l’État en faveur de sa réussite, disent-ils. Cette allégeance au mandat ne contredirait pas, selon ces milieux, les critiques que formulent les FL contre le CPL sur des dossiers socio-économiques.

Les milieux aounistes imputent au parti de Samir Geagea la responsabilité de l’effondrement de l’entente de Meerab pour cause de campagnes orchestrées systématiquement par les ministres FL contre les projets parrainés par le CPL – et seulement contre ces projets. Pour les milieux aounistes, la démarche des Forces libanaises n’a qu’une explication : faire d’ores et déjà la campagne du leader du parti pour la prochaine présidentielle.

Cet argument est rejeté par les milieux FL, qui rappellent que leur leader a plus d’une fois pris l’initiative auprès du chef du CPL, Gebran Bassil, de réparer la relation entre les deux partis. Il a même été jusqu’à participer à l’iftar de Baabda en se plaçant à la même table que le ministre sans que cela ne suffise à amorcer ne serait-ce qu’un dialogue de pure forme entre les deux hommes.

C’est que le centre d’intérêt du CPL est ailleurs, selon ses milieux : résoudre le dossier économique tout en renforçant le système sécuritaire, de manière à optimiser le rendement du mandat.


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Les tiraillements interchrétiens qui se sont cristallisés sur le quasi-divorce entre le Courant patriotique libre (CPL) et les Forces libanaises (FL) seraient à lire, selon des milieux politiques du 14 Mars, dans le cadre d’un plan visant à diviser le pays en en fragmentant les composantes, notamment communautaires, et en torpillant les alliances susceptibles de former des fronts...

commentaires (5)

HAHAHA ! CA ME FAIT RIRE ! COMME SI LES HOMMES POLITIQUES MARONITES DU LIBAN ONT BESOIN D'UNE PARTIE ETRANGERE POUR LES DIVISER ! SI ELLE N'EXISTAIT PAS ILS IRAIENT LA CHERCHER EUX MEMES, TANT QUE BAABDA EST LA QU'ILS MIROITENT TOUS, JUSQU'A CE QUE L'APPUI DE HEZBOLLAH AU PRESIDENT/RESIDENT DE BAABDA SE VOIT DISPARAITRE .

gaby sioufi

15 h 46, le 30 mai 2019

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Commentaires (5)

  • HAHAHA ! CA ME FAIT RIRE ! COMME SI LES HOMMES POLITIQUES MARONITES DU LIBAN ONT BESOIN D'UNE PARTIE ETRANGERE POUR LES DIVISER ! SI ELLE N'EXISTAIT PAS ILS IRAIENT LA CHERCHER EUX MEMES, TANT QUE BAABDA EST LA QU'ILS MIROITENT TOUS, JUSQU'A CE QUE L'APPUI DE HEZBOLLAH AU PRESIDENT/RESIDENT DE BAABDA SE VOIT DISPARAITRE .

    gaby sioufi

    15 h 46, le 30 mai 2019

  • Si les Aounistes ont decidé de prendre fait et cause pour l'Iran et de se vassaliser pour cette theocratie fachisante, ruinée et avec le monde entier contre elle, alors ils sont bien plus betes que je ne le pensais...et je pensais beaucoup a la base

    Lebinlon

    14 h 16, le 30 mai 2019

  • ...""Des milieux du 14 Mars dénoncent les tentatives de saborder les monopoles au sein de chaque communauté, notamment chrétienne, sunnite et druze, si bien que la rue chiite est la seule verrouillée, étant sous l’emprise du Hezbollah. Si ce dernier cherche encore à diviser, en dépit de son hégémonie politico-militaire, c’est pour anticiper sur un changement des rapports de force à l’échelle régionale sous l’impulsion de Washington."" C’est dans quel ""milieu"" ? Du cadavre-vivant du 14 mars. Son secrétariat se réunit encore ? L’Iran emprunte les mêmes voies que la Syrie selon diviser pour régner ? Alors que le clivage existe du temps de l’occupation syrienne. Les Drouzes, par exemple, s’ils sont douze petits chefs et zaïms (clergés compris), ils se remettent en rang derrière Djoumblatt, le seul ""gardien de leur mémoire"", et qui en a encore la force et les flouzes… Ecoutez, à l’heure où on est, je me pose des questions sur les capacités du Hezb divin, à anticiper…, sauf par un ultime coup d’essai qui lui coûtera très cher… C. F.

    L'ARCHIPEL LIBANAIS

    10 h 03, le 30 mai 2019

  • JE SUIS TOUJOURS DE L,AVIS... SURTOUT EN CE QUI CONCERNE L,ELEMENT CHRETIEN LIBANAIS... ET LES AUTRES BIEN SUR... QUE PERSONNE NE NOUX EXPORTE SES CRISES OU NOUS IMPOSE SES VUES. NOUS IMPORTONS NOUS-MEMES LES CRISES ET LES VUES DE PAYS ETRANGERS ET NOUS LES FAISONS NOTRES. PERSONNE D,AUTRE QUE NOUS N,EST A BLAMER. SEULS, NOS ABRUTIS INCOMPETENTS... TRANSAFORMES EN MERCENAIRES REMUNERES POUR LE COMPTE D,AUTRUI ... DONC VENDUS... SONT A BLAMER. C,EST LA VERITE TOUTE NUE.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    08 h 29, le 30 mai 2019

  • Que l'Iran guidé suprêmement n'agit que pour ses propres intérêts, via la Syrie et son allié au Liban, le Hezbollah, on le constate chaque jour. Et toutes les protestations "sincères" de l'Iran et de ses alliés ne peuvent masquer l'évidence ! Irène Saïd

    Irene Said

    08 h 28, le 30 mai 2019