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Économie

Lancement des réformes : Johannes Hahn reste optimiste

CEDRE

L’Union européenne a multiplié par six ses contributions au Liban depuis 2011, a indiqué le commissaire de l’UE pour la Politique régionale et l’Intégration européenne.

23/05/2019

Le commissaire de l’Union européenne (UE) pour la Politique régionale et l’Intégration européenne, Johannes Hahn, a affirmé à L’Orient-Le Jour qu’il restait optimiste quant à la volonté des responsables libanais à mettre en œuvre les engagements pris à la conférence de Paris en avril 2018 (CEDRE). Le gouvernement se réunit d’ailleurs quasi quotidiennement depuis fin avril en vue d’examiner l’avant-projet du budget de 2019, qui doit inclure une série de mesures d’austérité en vue d’arriver à une baisse significative du déficit public, un des principaux engagements pris durant la conférence.

« Après avoir rencontré des difficultés pour former un gouvernement, les dirigeants libanais semblent désormais se consacrer pleinement au lancement des réformes attendues. Et ils bénéficient de tout le soutien nécessaire pour y arriver », a-t-il déclaré lors d’un point de presse organisé à Bruxelles, en marge d’une conférence consacrée au développement de l’entrepreneuriat dans les pays du voisinage sud de l’UE (EU MED Means Business).

« Le processus CEDRE vise principalement à soutenir d’importants projets de réhabilitation des infrastructures libanaises. Nous nous sommes entendus avec le gouvernement libanais que cette étape devait notamment servir à stimuler les PME locales en mettant à leur disposition des infrastructures adaptées – énergie, transport, connectivité, etc. – afin qu’elles puissent contribuer à renforcer les capacités de l’économie du pays, en créant notamment des emplois. Cela donnera au Liban les moyens de faire face aux défis, notamment celui lié à la présence importante de réfugiés sur son territoire », a ajouté M. Hahn.


(Pour mémoire : Il est temps que le Liban devienne crédible, juge l’Institut de la finance internationale)

Bruxelles 3

L’UE et certains de ses bras financiers (la Banque centrale européenne et la Banque européenne d’investissement) font partie des donateurs qui ont participé à la conférence de Paris.

Johannes Hans, dont le mandat de cinq ans en tant que membre de la Commission européenne expire à la fin de l’année, est chargé de superviser les processus d’adhésion des potentiels nouveaux États membres de l’UE, ainsi que les relations avec les pays situés à ses frontières, terrestres ou maritimes. Le Liban fait partie des pays que l’UE inclut dans sa Politique européenne de voisinage-Sud (PEV-Sud), aux côtés de l’Algérie, de l’Égypte, d’Israël, de la Libye, du Maroc, de la Palestine, de la Syrie et de la Tunisie.

Organisée par la Commission européenne, la conférence EU MED Means Business rassemble pendant deux jours plus de 150 entrepreneurs et experts – dont 11 Libanais – avec l’objectif de définir les défis auxquels ils font face et ainsi guider les futurs orientations de la PEV-Sud en matière de soutien aux entreprises, aux investissements et à la création d’emplois. L’événement vise également à dresser un bilan des projets lancés par l’UE dans ce cadre.

L’économie libanaise tourne au ralenti depuis le début du conflit syrien en 2011, qui a provoqué l’afflux de plus d’un million de réfugiés sur son territoire, lesquels s’ajoutent aux déplacés liés au conflit israélo-palestinien.

Les dirigeants libanais, qui se sont engagés lors de la conférence de Paris à réduire le déficit public de l’État, à réformer le secteur de l’électricité peu efficace et gourmand en subventions, ou encore à restructurer une économie peu productive, sont en train de plancher sur le premier projet de budget de l’État mettant en œuvre une partie de leurs engagements de réformes.

Le soutien de l’UE a atteint 1,7 milliard d’euros depuis 2011, dont 311 millions en « assistance bilatérale » et 1,4 milliard pour aider le pays à faire face à la crise syrienne.

« Nous sommes très attachés à la survie du Liban. L’UE a d’ailleurs multiplié ses contributions par 6 depuis 2011 et souhaite voir le pays lancer des réformes économiques à plusieurs niveaux », a assuré pour sa part le directeur pour le voisinage méridional à la Commission européenne, Michaël Köhler.

Lors de la 3e conférence de Bruxelles qui s’est déroulée en mars dernier, l’UE avait confirmé son engagement pris l’année précédente de réserver 560 millions d’euros par an d’aides pour le Liban, la Jordanie et la Syrie en 2019 et 2020.


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