Le ministre des Finances Yassine Jaber lors d’une conférence de presse au ministère à Beyrouth le 27 février. Photo d’archives diffusée par le ministère des Finances
Le Liban a réagi mardi à la publication par le Fonds monétaire international (FMI) de son rapport sur la gouvernance et la corruption dans le pays. Dans ce document interne rédigé en octobre et dont certains éléments ont été révélés par L’Orient-Le Jour avant sa publication officielle cette semaine, l’institution dresse un constat sévère des dysfonctionnements ayant conduit à l’effondrement économique et financier du pays.
Dans un communiqué publié ce mardi, le ministère dit « comprendre les éléments qui y figurent », notamment l’évaluation visant à renforcer la gouvernance, la transparence et la responsabilité, et à restaurer la confiance dans les institutions de l’État. Il estime que les recommandations du rapport constituent « un cadre important pour soutenir la dynamique de réforme et renforcer la transparence et la responsabilité ». Reconnaissant les failles relevées par le FMI dans un contexte de crises prolongées, il souligne les mesures déjà engagées en matière de finances publiques, dont « le respect des délais constitutionnels pour l’adoption des budgets depuis 2024 », l’arrêt du recours à l’endettement auprès de la Banque du Liban ainsi que « la cessation, à partir de 2025, du recours aux avances du Trésor ».
Le ministère réaffirme enfin son engagement à poursuivre les réformes et à renforcer la coopération avec le FMI et les partenaires internationaux.



La stratégie des politiques est de feindre que l’on ne les y reprendra plus. Le théâtre continue.
08 h 12, le 04 juin 2026