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Liban

Budget 2019 : des dispositions polémiques en passe d’être tranchées aujourd’hui

Conseil des ministres
OLJ
09/05/2019

À l’issue de la septième réunion du Conseil des ministres consacrée hier à l’examen de l’avant-projet de budget pour l’exercice 2019, les membres du gouvernement semblent réticents à communiquer sur l’avancée des débats sur les mesures d’austérité diluées dans le texte. Une réticence qui pourrait sans doute s’expliquer par la volonté d’éviter une intensification des mouvements de grève lancés par les différentes syndicats de salariés et de retraités de la fonction publique, premiers concernés par ces mesures. Les fonctionnaires, les militaires à la retraite et de nombreux groupes et syndicats avaient lancé des mouvements de grève et organisé des sit-in, craignant que les mesures d’austérité annoncées dans cet avant-projet ne portent atteinte à leurs avantages salariaux et sociaux.

« Les baisses qui pourront être décidées concerneront tout le monde, c’est le but du gouvernement », a simplement déclaré hier le ministre de l’Information, Jamal Jarrah, à l’issue de la réunion du Conseil des ministres. Il a indiqué que le gouvernement avait entamé l’examen des budgets des ministères (soit la deuxième partie du texte, suivant celle des mesures budgétaires), laissant ainsi en suspens plusieurs dispositions polémiques. « Nous poursuivrons (aujourd’hui) l’examen des chiffres des budget des ministères », a-t-il déclaré, tout en assurant que le gouvernement avait « l’intention d’achever (demain) l’étude du projet de budget ».


(Lire aussi : Budget 2019 : confusion sur les dispositions relatives aux militaires)


Taxe sur les intérêts bancaires

M. Jarrah a toutefois précisé que les ministres de l’Intérieur et de la Défense présenteront aujourd’hui une étude concernant l’ensemble des services de sécurité et feront des propositions sur la base desquelles le gouvernement tranchera, notamment sur l’article 55 du texte qui prévoit une ponction mensuelle de 3 % sur les pensions de retraite des militaires en échange de leur couverture maladie.Selon plusieurs médias locaux, les membres du gouvernement ont aussi reporté à demain l’examen de l’article 30 prévoyant une nouvelle hausse de la taxe sur les intérêts bancaires de 7 à 10 %, qui avait déjà été relevée de deux points en octobre 2017. Vendredi dernier, ils avaient déjà ajourné le vote sur cette disposition, dénoncée par l’Association des banques.

Insistant sur le fait que « la Banque du Liban (BDL) est l’une des institutions les plus coopératives avec le gouvernement », M. Jarrah a rappelé que les employés de la BDL « sont soumis à une législation qui leur est propre ». Mardi, ces derniers avaient annoncé qu’ils suspendaient pour une durée de trois jours leur grève entamée samedi, tandis que les activités de la Bourse de Beyrouth étaient toujours suspendues hier, pour la seconde journée consécutive.


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