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Culture

Retour du BIFF : Berlusconi ouvre et clôt les festivités

Festival

Suspendue en octobre dernier, la dix-huitième édition du Festival international du film de Beyrouth (BIFF) reprend cette année, et c’est « Loro 1 et Loro 2 » de Paolo Sorrentino qui seront en ouverture et en clôture du festival.


19/04/2019

C’est par un communiqué et non une conférence de presse, comme à son habitude, que la directrice du Festival international du film de Beyrouth (BIFF), Colette Naufal, a annoncé le programme de cette dix-huitième édition qui se tient du 22 au 28 avril. Elle a tenu à remercier ses partenaires, notamment la SGBL, parrain fidèle et assidu du BIFF, la municipalité de Beyrouth pour son soutien et sa confiance, ainsi que le ministère de la Culture sans lesquels ce rendez-vous n’aurait pas eu lieu. L’édition du BIFF qui se tient exceptionnellement à cette période de l’année comprend des œuvres récompensées au niveau international et projetées dans d’autres festivals.

Comptant de nombreux films, tant dans les catégories en compétition (courts-métrages et documentaires) que dans les catégories International Panorama et Rejection Front, la sélection porte sur des thèmes d’actualité dans le monde, notamment le Moyen-Orient, la condition de la femme et sa libération du poids des traditions. On signale à cette occasion une forte participation saoudienne avec des films qui abordent les changements que vit le royaume saoudien.Les films Loro 1 et Loro 2, du réalisateur Paolo Sorrentino et interprétés par le grand acteur italien Toni Servillo, marquent l’ouverture et la clôture du festival. Ces deux films dressent un portrait du milliardaire et ancien Premier ministre italien, Silvio Berlusconi. Dix autres films seront présentés dans la catégorie Panorama dont, entre autres, le film 3 Faces du réalisateur iranien Jaafar Panahi qui continue de défier son interdiction de filmer dans son propre pays. Prix du meilleur scénario à la 71e édition du Festival de Cannes, ce film est un hommage au cinéma iranien et au réalisateur décédé Abbas Kiarostami, dont Panahi était l’assistant.


(Pour mémoire : Quand le Festival du film artistique de Beyrouth avance à pas de géant)

Sofia, de la réalisatrice marocaine Mariam Ben Mubarak, prix du meilleur scénario dans la catégorie Un certain regard du Festival de Cannes 2018 et au Festival d’Angoulême, traite de la lutte des femmes contre les sociétés conservatrices. Le documentaire RBG, réalisé par Julie Cohen et Betsy West, raconte la lutte de Ruth Bader Ginsburg, juge à la Cour suprême des États-Unis, pour l’égalité hommes/femmes et toutes formes de discrimination. Whitney, du Britannique Kevin Macdonald, est un hommage à la chanteuse disparue Whitney Houston : sa vie, ses succès, ses secrets, ses scandales et les rumeurs qui l’ont entourée. Mais aussi deux autres biopics à ne pas rater et qui font partie de cette catégorie : The Happy Prince, du Britannique Rupert Everett qui narre les derniers moments de la vie d’Oscar Wilde, et McQueen, du réalisateur franco-britannique Ian Bonhôte et qui raconte la vie d’Alexander McQueen, enfant terrible de la mode, de ses débuts jusqu’à sa mort prématurée. Ce film a remporté le Bafta du meilleur documentaire. Cette année, on note une grande présence saoudienne dans les courts métrages en compétition, comme Wasati, de Ali Kalthami, qui aborde l’attaque terroriste d’un théâtre où était jouée la pièce Wasati bila wastia, il y a dix ans. Le cinéma émirati est également représenté par le film Whip Round, de Faisal al-Jadir. Ce court métrage raconte l’histoire d’un homme qui essaie de voler son ex-employeur en pleine nuit et se retrouve encerclé par des invités inattendus. Ablution, du réalisateur koweïtien Omar al-Dakhil ; 1-0 de la jeune réalisatrice égyptienne Nada al-Zahri ; Berries Land de l’Égyptien Khaled Mansour ; A Dream de la réalisatrice bahreïnie Ghadir Mohammad ; Riad Ahlami, première réalisation de la Marocaine Zinab Tamourt ; Junkyard, de la réalisatrice marocaine Karima Geunnouni, mais aussi Aya, de la Tunisienne Moufida Fedhila, Brothers, du Libanais Mike Musallim, Thanatos Palace Hotel et The Contract, du Libanais Gaby Gabrielle, complètent cette sélection en compétition. Sans oublier la présence de deux courts métrages turcs : Guards, de Benefsha Parivan, et The All-Seeing Blind, du jeune réalisateur Nuri Cihan Ozdogan. Et d’un court métrage kurde, Barber and the World, de Shawan Atouf.

Le jury du festival sera composé de jeunes cinéastes ayant déjà fait leurs preuves dans le domaine de la réalisation et de la production : Pierre Abou Jaoudé, Christelle Younès et Élie Fahed.

Le festival se déroule du 22 au 28 avril, et les projections auront lieu au cinéma Metropolis Empire Sofil. La billetterie est déjà ouverte depuis jeudi avec des prix forfaits.

Tél : 70/141843 (BIFF) ou 01/204080 (Metropolis Empire Sofil).

Site : www.beirutfilmfestival.org


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