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Les principaux acteurs des élections israéliennes

Israël

Panorama des formations en lice pour les 120 sièges du Parlement israélien.

OLJ/AFP
07/04/2019

Une quarantaine de listes enregistrées, des centaines de candidats de toutes idéologies. Mais au bout du compte, seuls 120 hommes et femmes seront élus le 9 avril et une douzaine de formations siégera à la Knesset, le Parlement israélien.


Netanyahu et le Likoud (droite) 


Le Premier ministre sortant, Benjamin Netanyahu, 69 ans, dont plus de 13 au pouvoir, brigue un 5e mandat. S'il est reconduit, il battra en juillet le record de longévité à la tête du gouvernement israélien. - "Bibi" (son surnom) mène campagne comme le véritable candidat de la droite, et met en avant sa stature internationale et la santé économique du pays. La menace d'inculpation pour corruption qui pèse sur lui est une des inconnues du scrutin.

Le Likoud (30 sièges dans la Knesset sortante), plus grand parti en nombre d'adhérents, est dominé par la figure de M. Netanyahu.



(Lire aussi : Ben Gvir, figure de la droite radicale, frappe à la porte du Parlement israélien)


Gantz et Bleu-blanc (centre droit)

Chef d'état-major entre 2011 et 2015, le général Benny Gantz, 59 ans, est un nouveau venu en politique. Fort de ses états de service militaires, il se pose en rassembleur contre la soif de pouvoir et les divisions causées selon lui par M. Netanyahu. Il dénonce la corruption des années Netanyahu. Il a fait alliance avec Yaïr Lapid, chef du parti Yesh Atid (11 sièges actuellement). Deux autres anciens chefs d'état-major et un syndicaliste suivent sur la liste.

L'alliance est au coude à coude avec le Likoud dans les sondages. Mais sa tâche s'annonce plus ardue pour former une coalition de gouvernement.


Avi Gabbay et le Parti travailliste (centre gauche)

Avi Gabbay, 52 ans, préside depuis 2017 aux destinées du parti historique autrefois dominant, aujourd'hui en plein déclin. Avec Hatnuah (centre gauche), les travaillistes avaient remporté 24 mandats en 2015. Ils sont crédités cette fois d'une dizaine de sièges.


(Lire aussi : Législatives en Israël : les préoccupations des électeurs)



Bennett et la Nouvelle droite (nationaliste)

Naftali Bennett, 46 ans, ministre sortant de l'Education, et Ayelet Shaked, 42 ans, ministre de la Justice, ardents défenseurs de la colonisation des territoires palestiniens occupés, ont quitté le parti religieux Foyer juif (8 sièges actuellement avec l'Union nationale) pour créer la "Nouvelle droite", qui se veut plus ouverte aux laïcs. La Nouvelle droite est l'alliée naturelle de M. Netanyahu.


Droite unie (droite radicale) 

A l'instigation de M. Netanyahu, soucieux de s'assurer de meilleures chances de former une coalition, la liste Droite unie - formée du Foyer juif et de l'Union nationale, nationalistes religieux - a accepté sur sa liste Itamar Ben Gvir, figure de Force juive, parti d'extrême droite largement considéré comme raciste. Itamar Ben Gvir pourrait être élu député.


(Lire aussi : Netanyahu menacé d'inculpation : quel impact avant et après le vote ?)



Ayman Odeh et les listes arabes

Les partis arabes représentent les Arabes israéliens, soit environ 17,5% de la population. Avec 13 sièges, c'est la troisième force de la Knesset. Unis en 2015, ils présentent cette fois deux listes principales: Hadash-Taal, emmenée par Ayman Odeh et Ahmed Tibi, et Raam-Balad. Leur participation à une majorité de gouvernement est exclue. Mais ils pourraient bloquer la formation d'une majorité. M. Netanyahu se sert d'eux comme repoussoir, sous le slogan : "C'est Bibi contre Tibi".

Les ultra-orthodoxes

Shass (séfarade) et Judaïsme unifié de la Torah (ashkénaze), 13 sièges actuellement, représentent les Haredim, observants rigoureux des règles du judaïsme (10% de la population). Ils ont annoncé qu'ils soutiendraient M. Netanyahu. La défense des intérêts particuliers de la communauté, comme l'exemption de service militaire, rend une alliance avec Bleu-blanc improbable.


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