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À La Une - Liban

"Aoun et moi sommes des partenaires", affirme Hariri en Conseil des ministres

Le gouvernement approuve la proposition du ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, de pouvoir émettre des bons du Trésor en devises étrangères.

Le Premier ministre libanais Saad Hariri présidant une réunion du gouvenement, jeudi 28 février 2019, au Grand Sérail. Photo Dalati et Nohra.

Le Premier ministre, Saad Hariri, a appelé jeudi lors du Conseil des ministres à cesser de monter en épingle un éventuel conflit entre le président Michel Aoun et lui-même alors que des informations avaient fait état de la naissance d'une polémique sur les prérogatives du chef de l'Etat et celles du président du Conseil. Lors de la réunion du gouvernement, les sujets brûlants du moment, comme ceux du retour des réfugiés syriens, la normalisation avec le régime de Bachar el-Assad ou le dossier des comptes publics durant la période 1993-2012 qui oppose l'ancien Premier ministre Fouad Siniora au Hezbollah et au Courant patriotique libre, n'ont pas été abordés.

"Le Premier ministre Saad Hariri a appelé à ne pas monter en épingle un conflit entre lui et le président Aoun", a déclaré le ministre de l'Industrie, Waël Bou Faour, à l'issue du Conseil au cours duquel plusieurs dossiers politiques et économiques ont été abordés. Selon M. Bou Faour, M. Hariri a expliqué que M. Aoun et lui étaient des "partenaires", ainsi qu'avec le Parlement, qui est chargé de contrôler l'action de l'Exécutif. "C'est dans cet esprit que nous œuvrons", a également déclaré le chef du gouvernement, dont les propos ont été relayés par le ministre de l'Industrie.

La question des prérogatives du président de la République et du Premier ministre avait été remise sur le tapis après le Conseil des ministres houleux de la semaine dernière. Dans un communiqué, le bloc parlementaire du Futur avait tenté mardi de couper court aux supputations. "Il est inacceptable de mettre en doute la coopération entre la présidence de la République et la présidence du Conseil. Il n’y a aucun intérêt à fabriquer de toutes pièces des batailles sur les prérogatives constitutionnelles. La Constitution est claire à ce sujet", avait-il affirmé.


Bons du Trésor en devises étrangères
Jeudi en Conseil des ministres, le gouvernement a approuvé la proposition du ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, de pouvoir émettre des bons du Trésor en devises étrangères. M. Khalil a également insisté sur l'importance de finaliser le budget de l'exercice 2019 et discuter "en profondeur" de la situation financière du pays. Conformément à la Constitution, le gouvernement devra parallèlement soumettre les bilans des comptes publics sous forme de projets de loi au Parlement, avec le projet de budget pour l’exercice 2019.

Par ailleurs, le gouvernement a approuvé l'octroi aux enseignants du secondaire des six échelons exceptionnels correspondant à la nouvelle grille des salaires dans la fonction publique. Votée le 21 août 2017, la loi 46 accorde aux instituteurs une hausse conséquente des salaires et six échelons exceptionnels. La mise en place de cette nouvelle échelle des salaires, aussi bien dans le public que dans le privé conformément au principe de l’uniformité de la législation entre les deux secteurs, fait l'objet de discussions entre les écoles privées, qui se disent obligées d'augmenter les frais de scolarité, au grand dam des parents d'élèves, pour financer l'augmentation des salaires des professeurs, et l'Etat que les écoles appellent à participer à cet effort.

Toujours sur le plan économique, M. Hariri a demandé aux ministres d'accorder une attention particulière aux recommandations de la conférence CEDRE, tenue à Paris en avril dernier et au cours de laquelle la communauté internationale s'était engagée à débourser 11 milliards de dollars en échange de réformes structurelles. Depuis leur prise de fonction le mois dernier, les nouveaux membres de l’exécutif ne cessent de réitérer leur engagement à lancer les réformes structurelles et projets prévus dans le cadre de la CEDRE et à lutter contre la corruption.


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Le Premier ministre, Saad Hariri, a appelé jeudi lors du Conseil des ministres à cesser de monter en épingle un éventuel conflit entre le président Michel Aoun et lui-même alors que des informations avaient fait état de la naissance d'une polémique sur les prérogatives du chef de l'Etat et celles du président du Conseil. Lors de la réunion du gouvernement, les sujets brûlants du...
commentaires (3)

AH BON ? pensiez vous, m. hariri qu'il etait utile de nous l'exprimez aussi clairement , surtout nous le rappeler ?

Gaby SIOUFI

14 h 52, le 01 mars 2019

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Commentaires (3)

  • AH BON ? pensiez vous, m. hariri qu'il etait utile de nous l'exprimez aussi clairement , surtout nous le rappeler ?

    Gaby SIOUFI

    14 h 52, le 01 mars 2019

  • SANS PREUVES CONCRETES... CE SONT DES BULLES D,AIR !

    JE NE COMMENTE PAS. JE PARLE AU PEUPLE.

    14 h 16, le 01 mars 2019

  • A la bonheur. Une bonne entente actuelle est le moyen le plus sûr pour solder un passé catastrophique.

    FRIK-A-FRAK

    18 h 25, le 28 février 2019

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