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Gharib au Grand sérail après sa visite à Damas

Liban

"Hariri traite le dossier des réfugiés syriens en tenant compte de l'intérêt du Liban", a souligné le ministre d’État libanais pour les Affaires des réfugiés syriens, qui a également été reçu à Baabda.

OLJ
19/02/2019

Le ministre d’État libanais pour les Affaires des réfugiés, Saleh Gharib, s'est rendu mardi au Grand sérail pour un entretien avec le Premier ministre Saad Hariri au lendemain d'une visite qu'il a effectuée à Damas et qui suscite des remous à Beyrouth où la classe politique est divisée entre pro et anti-régime syrien.

"Après ma visite en Syrie, j'ai demandé un rendez-vous au président Michel Aoun, ainsi qu'à M. Hariri pour les informer de la teneur de ma visite. Nous appelons, et nous ne cesserons d'appeler, à mettre ce dossier à l'écart des tiraillements politiques", a déclaré M. Gharib à l'issue de son entretien avec le chef du gouvernement. "Ce dossier aussi sensible mérite de nous tous, Libanais, que nous le traitions en tenant compte de l'intérêt du Liban en premier lieu", a-t-il ajouté.

Interrogé pour savoir s'il avait informé au préalable M. Hariri de sa visite en Syrie, le ministre d’État a répondu : "ce qu'il y a entre le président Hariri et moi reste entre nous". "Le Premier ministre nous a toujours habitué à tenir compte de l'intérêt du Liban en premier. Il traite de l'ensemble des dossiers, dont celui des réfugiés, de manière très positive, en tenant compte de l'intérêt du Liban", ajoutant que "la Syrie a fait part de son intention de faciliter le  retour des réfugiés".

Plus tôt dans la journée, le ministre d’État, proche du président du Parti démocrate, Talal Arslane, et faisant partie de la quote-part ministérielle du chef de l’État, avait été reçu à Baabda par le président Michel Aoun.


(Lire aussi : Relations libano-syriennes : des changements en douce sans polémique gouvernementale, le décryptage de Scarlett Haddad)


M. Gharib n’a attendu que quelques jours après le vote de confiance au Parlement pour se rendre en Syrie, portant ainsi un premier camouflet à la politique de distanciation respectée, en principe, par la nouvelle équipe ministérielle. Le ministre avait souligné "l’importance de la collaboration avec la Syrie dans ce dossier épineux et particulièrement important". "L’État syrien a pris toutes les mesures nécessaires pour recevoir les réfugiés", avait-il ajouté, se félicitant de l’approche de Damas pour cette question.

Le Liban accueille quelque 1,3 million de réfugiés syriens ayant fui le conflit qui ravage leur pays depuis 2011, selon le directeur général de la SG, Abbas Ibrahim. Selon le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (UNHCR), un peu plus de 970.000 sont enregistrés sur les registres onusiens.

La question du retour de ces réfugiés fait polémique sur la scène politique libanaise. Certains responsables, et notamment le chef de l'Etat, Michel Aoun, le chef de la diplomatie, Gebran Bassil, et M. Gharib appellent à organiser le retour de ces réfugiés vers la Syrie, estimant que le pays quasiment entièrement reconquis par les forces du régime, est désormais "sûr". D'autres responsables se calquent sur le point de vue de la communauté internationale et appellent à un règlement politique du conflit avant d'assurer le retour des réfugiés. La déclaration ministérielle du nouveau gouvernement estime que "la seule solution est le retour en sécurité des déplacés dans leur pays" et accueille favorable l’initiative russe pour leur retour.

Les relations avec Damas sont également sujet de discorde au Liban. Plusieurs responsables du camp du 8 mars appellent à rétablir les relations avec le régime syrien, alors que le Liban officiel s'est engagé à respecter le principe de distanciation par rapport aux conflits régionaux, notamment la guerre qui ravage la Syrie depuis 2011.



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AIGLEPERçANT

Ils seront rendu à leur pays, la Syrie du héros BASHAR EL ASSAD, selon LES INTÉRÊTS DU LIBAN ET D'AUCUN AUTRE PAYS AU MONDE.

AUCUN AUTRE PAYS AU MONDE.

Antoine Sabbagha

Flou total pour un gouvernement qui se veut pourtant solidaire en tout .

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

LE REGIME SYRIEN SE JOUE DES NAIFS ET FAIT DES PROMESSES QU,IL NE TIENDRA GUERE. LA QUESTION EST TRES SIMPLE : POUVONS-NOUS RAPATRIER CES REFUGIES CONTRE LEUR GRE ? NON ! PAR LA FORCE ? NON ! AVONS-NOUS ENTREPRIS DES SONDAGES AUPRES D,EUX POUR VOIR COMBIEN ACCEPTENT DE RENTRER VOLONTAIREMENT ? NON ! POUVONS-NOUS LES RAPATRIER CONTRE LA VOLONTE INTERNATIONALE ? NON !
QU,EST-CE QU,IL NOUS RESTE ? DE FAIRE ACCEPTER LES FRAIS, LES CHARGES ET LA RESPONSABILITE DE CES REFUGIES VIA L,ONU A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE !
ATTABLEZ-VOUS SANS RETARD ET TRES SERIEUSEMENT A REUSSIR UNE TELLE PERFORMANCE !

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