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À La Une - Aide Humanitaire

Crise des réfugiés : le Liban et l’ONU veulent lever près de 3 milliards de dollars

Les fonds doivent financer l’aide, notamment humanitaire, qui doit être délivrée à 1,5 million de Libanais « vulnérables », autant de Syriens qui ont fui leur pays pour se réfugier au Liban et 208 000 réfugiés palestiniens.

Un enfant dans un camp informel de réfugiés syriens, à Delhamiyé, dans la vallée de la Békaa, le 17 janvier 2019. AFP / JOSEPH EID

Le Premier ministre libanais, Saad Hariri et le coordonnateur résident de l’ONU au Liban, Philippe Lazzarini, ont lancé jeudi au Grand Sérail un appel pour lever 2,62 milliards de dollars dans le cadre de la mise à jour annuelle du plan de réponse à la crise au Liban (Lebanese Crisis Response Plan, LCRP 2017-2020).

Selon un communiqué du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), cette somme que le Liban et l’Onu espèrent lever auprès des « partenaires nationaux et internationaux » doit permettre de soutenir le pays du Cèdre qui a subi de plein fouet les répercussions du conflit syrien qui va entrer dans sa neuvième année.

Les fonds doivent financer l’aide, notamment humanitaire, qui doit être délivrée à 1,5 million de Libanais « vulnérables », autant de Syriens qui ont fui leur pays pour se réfugier au Liban et 208 000 réfugiés palestiniens. Une partie de l’enveloppe doit également être investie dans la réhabilitation d’une partie des infrastructures libanaises saturées en raison de la présence des réfugiés ainsi que dans l’économie locale qui a été plombée par des années de conflit

(avec une croissance de maximum 2 % par an depuis 2011). Quelque 133 « partenaires spécialisés » ontenfin été identifiés pour mettre ne œuvre les objectifs du LCRP en 2019.

Dans son discours, M. Hariri a indiqué que les besoin du pays s’élevaient en 2019 à 2,5 milliards de dollars, contre 2,7 milliards en 2018. Il a également souligné le poids pour le Liban de l’accueil des réfugiés syriens, que ce soit sur ses infrastructures ou ses finances publiques, alors que le pays possède l’un des ratios dette/PIB les plus élevés du monde (154,6 % à fin 2018 selon la Banque mondiale).

M. Lazzarini a lui appelé les donateurs à ne pas « s’essouffler ». En 2018, 45 % des besoins du pays identifiés par le LCRP, soit 1,2 milliard de dollars avaient pu être levés. Cette aide avait notamment pu permettre de fournir une aide alimentaire à 700 000 réfugiés syriens, de scolariser plus de 220 000 d’entre eux , d’aider 55 municipalités libanaises à gérer leurs déchets solides et de soutenir 1000 entreprises locales pour améliorer leurs productivité et leurs profits, a détaillé M/ Lazzarini.



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Le Premier ministre libanais, Saad Hariri et le coordonnateur résident de l’ONU au Liban, Philippe Lazzarini, ont lancé jeudi au Grand Sérail un appel pour lever 2,62 milliards de dollars dans le cadre de la mise à jour annuelle du plan de réponse à la crise au Liban (Lebanese Crisis Response Plan, LCRP 2017-2020).Selon un communiqué du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), cette somme que le Liban et l’Onu espèrent lever auprès des « partenaires nationaux et internationaux » doit permettre de soutenir le pays du Cèdre qui a subi de plein fouet les répercussions du conflit syrien qui va entrer dans sa neuvième année.Les fonds doivent financer l’aide, notamment humanitaire, qui doit être délivrée à 1,5 million de Libanais « vulnérables », autant de Syriens qui ont fui leur pays pour...
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