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Il n’y a pas qu’à Beyrouth que les étudiants parlent littérature...

Tables rondes

Invité par l’Institut français dans le cadre de la « Nuit des idées », l’écrivain français Thomas B. Reverdy s’est rendu dans plusieurs villes libanaises afin d’échanger et de débattre autour du thème « Face au présent ».

09/02/2019

La quatrième édition de la « Nuit des idées » a été une nouvelle fois l’occasion de promouvoir la culture et la réflexion à la française dans des endroits où leur développement est (malheureusement) parfois en peine. Parallèlement à Beyrouth, où la nuit du 31 a rassemblé dans les locaux de l’ambassade de France, comme pour les précédentes éditions, de nombreux intellectuels et curieux en tout genre, les Instituts français de Tripoli, Jounieh et Saïda ont aussi profité de la venue du romancier Thomas B. Reverdy pour organiser rencontres, débats, discussions, tables rondes, à l’occasion du succès obtenu par son dernier roman, L’hiver du mécontentement (Seuil), qui était en lice pour le Prix Goncourt 2018.

Au Nord, dans l’après-midi du vendredi 1er février, c’est dans la grande salle de l’Université Saint-Joseph Liban-Nord, dans le Koura, que l’écrivain s’est rendu : une table ronde qui réunissait deux professeurs universitaires et une étudiante de littérature française a été animée plus d’une heure trente durant. À partir de réflexions inspirées par L’hiver du mécontentement, divers thèmes concernant le monde actuel ont été abordés : la place des jeunes dans la société et la question de leur avenir, la position de l’artiste dans les enjeux des sociétés modernes, la question du pouvoir, de l’ultralibéralisme à l’anglo-saxonne, de l’art et de la culture comme vecteurs de rééquilibrage social, des problématiques relatives au droit de grève avec les gilets jaunes, de la place de l’écrivain dans le monde… Autant de sujets à partir desquels le public, Thomas B. Reverdy et les intervenants étaient amenés à s’exprimer. Suite à ce débat, l’écrivain s’est rendu à l’Institut français de Jounieh pour rencontrer un club de lectures et discuter de son travail de romancier.

Au Sud, dans la matinée du samedi 2 février, c’est dans le Khan el-Franj (un caravansérail français bâti sous le règne de l’émir Fakhreddine II au début du XVIIe siècle pour consolider les échanges commerciaux libano-français), où s’est récemment installé l’Institut français de Saïda, dans une très charmante salle voûtée de pierres anciennes, que Thomas B. Reverdy a conversé avec des étudiants du département de littérature française de l’Université libanaise. Les questions tournaient, entre autres, autour des processus d’écriture chez l’écrivain contemporain, de l’importance du renouveau des méthodes d’éducation, de l’effectivité de la fiction romanesque et artistique dans la fixation des représentations du peuple dans sa société.

Il est à noter que ce genre d’activité culturelle dans les régions du Liban semble être le reflet d’une volonté plus globale qui anime un certain nombre d’institutions actuelles. Une dynamique de décentralisation que vont porter de plus en plus activement les instituts, les universités ainsi que certains lieux culturels.



Voir 

Nuit des idées 2019 à Beyrouth : ce qui les a interpellés (Vidéo)


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