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Khalil travaille sur "des pistes pour gérer la dette"

Liban

Le ministre sortant des Finances dit vouloir éviter au pays des "développements dramatiques".

OLJ
10/01/2019

Le ministère libanais sortant des Finances prépare un plan de "correction financière" comprenant la restructuration de la dette publique et proposera des solutions pour éviter au pays des "développements dramatiques", a révélé jeudi le ministre des Finances Ali Hassan Khalil au quotidien al-Akhbar. Selon lui, ce plan n'a été dévoilé à personne. "Cette affaire nécessite des décisions au sein du gouvernement, la participation des blocs parlementaires et de la banque centrale (…), ainsi que de ceux qui sont concernés par les solutions que nous proposerons pour préserver le Liban de développements dramatiques", a-t-il révélé au quotidien. L'endettement public ne peut pas se poursuivre de cette manière".  "Ce que nous disons aujourd'hui, c'est que le pays ne peut pas être géré avec les mêmes politiques, a ajouté le ministre. Nous devons faire tout notre possible pour accroître le recouvrement des impôts et revoir le service de la dette publique".

Interrogé plus tard par Reuters, le ministre a précisé que "des pistes pour gérer la dette sont à l'étude". Le plan de correction fait partie d'un projet de réforme des finances publiques comprenant les mesures que le Liban s'est engagé à mettre en œuvre lors de la Conférence de Paris (dite CEDRE), en avril dernier. "Aucune mesure n'a été prise pour l’instant, l'objectif est d'avoir un plan prêt pour le moment où le gouvernement sera formé", a-t-il encore dit à l'agence de presse.

Contacté par L'Orient-Le Jour, le service de presse du ministère a précisé que pour le moment, le ministre ne souhaite pas donner plus de détails


(Pour mémoire : Goldman Sachs s’interroge sur la pérennité du système financier libanais)


La dette publique s'élevait à près de 84 milliards de dollars à fin octobre 2017, selon les derniers chiffres disponibles, en hausse de 7,1 % par rapport à la même période l'année précédente. Elle est détenue principalement par le secteur bancaire libanais (BDL et banques commerciales).

Fin décembre, le ministre Ali Hassan Khalil avait déjà évoqué les risques que faisait peser la paralysie dans la formation du gouvernement sur la stabilité financière du pays. "La crise économique (…) a commencé à se transformer en crise financière", avait notamment déclaré le ministre, avant d’affirmer qu’il "espérait" qu’elle ne provoque pas "une crise monétaire". "Tout retard (NDLR : dans la formation du gouvernement) aura des conséquences négatives", avait-il ajouté.

Le 4 janvier, la banque d’investissement américaine Goldman Sachs (GS) a rebondi sur les propos du ministre, dans une note consacrée à l’endettement du Liban. Dans cette note, Farouk Soussa, économiste pour la zone MENA au sein de la banque d’investissement américaine, décrit un cas de figure, fondé sur un certain nombre d’hypothèses, dans lequel le Liban se retrouverait forcé de restructurer sa dette publique, faute d’être en mesure de lancer les réformes budgétaires nécessaires pour réduire son poids. Ce scénario était toutefois écarté par plusieurs banquiers locaux interrogés par L’Orient-Le Jour, tandis que Farouk Soussa a indiqué, de son côté, avoir publié cette note pour répondre aux préoccupations de certains investisseurs concernant la "pérennité à long terme" du système financier libanais.


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Wlek Sanferlou

Pour les lettrés en arabe, ils savent bien que le mot clé pour la solution est "iftah ya semsoum"...on n'a pas 40 mais 30 suffiront

Irene Said

Tous ces beaux Messieurs disent, avertissent, considèrent ou alarment, ça fait bonne impression !

"...l'objectif est d'avoir un plan prêt pour le moment où le gouvernement sera formé..."
Magnifique, Monsieur Ali Hassan Khalil !

Et comme tout le monde fait tout, chacun pour ses propres raisons, pour qu'il ne soit pas formé...voilà encore une déclaration "de façade" avantageuse...pour celui qui la prononce...

Irène Saïd

Gebran Eid

ACCROITRE LE RECOUVREMENT DES IMPÔTS ! LA VACHE N'A PLUS DE LAIT, IL FAUT L'ABATTRE.

Ici et ailleurs

Il dit.....c'est que le pays ne peut pas être géré avec les mêmes politiques....

Politiques pluriel de "la politique" ou de "personnel-politique"

Magnifique double sens qui se passe de tout commentaire.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

FAITES TOUT POUR RECOUVRIR A 100 PCT LES RENTREES DE L,ETAT DES DROITS DE DOUANE, PORTS ET AEROPORT, REDUISEZ LE NOMBRE DES EMPLOYES FAINEANTS DU SECTEUR PUBLIC ET ASSAINISSEZ L,EDL... DEJA VOUS AUREZ FAIT UN TRAVAIL D,HERCULE !

Tina Chamoun

Il étudie des pistes donc. Tout schuss?! Lol
On dirait qu'il est à la recherche d'un criminel. Quoique à bien y réfléchir, n'est-ce pas?...

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