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L'émissaire de l'ONU au Yémen entame une nouvelle mission

Conflit

Martin Griffiths doit se rendre à Riyad pour rencontrer le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, en exil en Arabie saoudite voisine, et d'autres responsables.

OLJ/AFP
05/01/2019

L'émissaire de l'ONU Martin Griffiths a entamé samedi une nouvelle mission au Yémen axée principalement sur une consolidation de la trêve dans la ville clé de Hodeida, avant d'éventuels nouveaux pourparlers entre les protagonistes du conflit qui déchire le pays depuis quatre ans.

Selon un correspondant de l'AFP sur place, M. Griffiths est arrivé à Sanaa, la capitale yéménite aux mains des rebelles houthis, avant de se rendre à Riyad pour rencontrer le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, en exil en Arabie saoudite voisine, et d'autres responsables.
Dimanche, il fera le déplacement à Hodeida (ouest) pour des entretiens, selon des sources rebelles. Cette cité aux mains des houthis depuis 2014 a constitué ces derniers mois le principal front du conflit avec une offensive d'envergure des forces progouvernementales qui cherchaient à la reprendre.
Le 13 décembre, à l'issue de consultations de paix en Suède sous l'égide de l'ONU, un accord a été conclu sur une trêve à Hodeida, entrée en vigueur le 18 décembre. Les combats ont quasiment cessé mais les deux camps continuent de s'accuser de violer le cessez-le-feu. C'est par le port de Hodeida que transitent l'essentiel de l'aide humanitaire au Yémen et la majeure partie des importations de ce pays pauvre de la péninsule arabique, où l'Arabie saoudite est intervenue militairement en 2015 pour aider le pouvoir face aux rebelles.


(Lire aussi : Au Yémen, Bouthaina, une miraculée instrumentalisée par les belligérants)



Enfants malades
L'émissaire de l'ONU, dont la précédente mission remonte à novembre dernier, n'a pas fait de déclarations à son arrivée à Sanaa.
Mais il est allé à la rencontre de cinq enfants souffrant de maladies chroniques qui l'attendaient dans des ambulances pour demander la levée du blocus imposé depuis près de quatre ans à l'aéroport de Sanaa, par la coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite, selon le correspondant de l'AFP sur place.
D'après les houthis, le blocus empêche des milliers de Yéménites malades de se rendre à l'étranger pour des soins.

M. Griffiths doit également avoir à Sanaa des discussions avec Patrick Cammaert, chef des observateurs de l'ONU au Yémen, qui préside le comité mixte (rebelles-gouvernement) chargé notamment de mettre en oeuvre la trêve à Hodeida.

Alors que les Nations unies affirment que la trêve résiste, des centaines de partisans des rebelles ont manifesté vendredi à Hodeida pour exhorter l'ONU à faire respecter la trêve. Selon l'accord de Suède, la remise du port de Hodeida et le retrait des troupes auraient du être achevés deux semaines après l'entrée en vigueur de la trêve. Ce délai est passé sans que cela n'ait eu lieu.


(Lire aussi : Les loyalistes doutent du retrait des rebelles de Hodeida)


Divergences
Selon un membre gouvernemental du comité mixte, il n'y a toujours pas d'accord sur la partie qui sera en charge du port et il existe des divergences sur le redéploiement des forces. 
Un responsable de l'ONU a fait état il y a une semaine du début du retrait des rebelles de Hodeida, mais aucune autre annonce n'a été faite depuis.

Après l'accord en Suède, le Conseil de sécurité a voté une résolution prévoyant l'envoi d'observateurs civils pour superviser l'évacuation des combattants de Hodeida et pour sécuriser le fonctionnement du port de Hodeida et de deux autres ports de la province du même nom.
L'ONU espère réunir toutes les parties d'ici la fin du mois de janvier, peut-être au Koweït, pour un suivi des avancées obtenues en Suède, selon des diplomates à l'ONU. Le Conseil de sécurité de l'ONU devrait entendre un rapport de M. Griffiths la semaine prochaine.
Le conflit au Yémen a fait au moins 10.000 morts depuis mars 2015 et provoqué la pire crise humanitaire au monde avec jusqu'à 20 millions de personnes "en situation d'insécurité alimentaire" selon l'ONU. Mais des ONG affirment que le bilan des morts est plus lourd.


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