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Mettre fin à la guerre au Yémen ne suffira pas à sauver les enfants , prévient l'ONU

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Le conflit "exacerbe une situation déjà mauvaise en raison d'années de sous-développement", dans ce pays le plus pauvre de la région, affirme le directeur de l'Unicef pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

OLJ/AFP
01/11/2018

Mettre fin à la guerre au Yémen ne sera pas suffisant pour sauver les enfants de ce pays pauvre, a prévenu jeudi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), alors que les Etats-Unis appellent à une reprise des négociations entre belligérants.

"Ce dont nous avons besoin, c'est de mettre fin à cette guerre et (instaurer) un mécanisme gouvernemental qui se concentre sur les gens et les enfants", a déclaré à l'AFP le directeur de l'Unicef pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, Geert Cappelaere. "Mettre fin à la guerre n'est pas suffisant", a-t-il souligné, en rappelant que le conflit "exacerbe une situation déjà mauvaise en raison d'années de sous-développement", dans ce pays le plus pauvre de la région.

Sur les 14 millions de Yéménites menacés par la famine, plus de la moitié sont des enfants, a indiqué M. Cappelaere. "Aujourd'hui, 1,8 million d'enfants âgés de moins de cinq ans sont en situation de malnutrition aigüe", a-t-il encore précisé.


(Lire aussi : Au Yémen en guerre, la famine frappe et tue des enfants)


Plus de 6.000 enfants ont été tués ou blessés depuis l'intervention en mars 2015 d'une coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite en soutien au gouvernement yéménite. "Il s'agit de chiffres que nous avons pu vérifier, mais nous pouvons dire sans risque de nous tromper que leur nombre est en réalité bien plus élevé", a prévenu M. Cappelaere.

Selon l'ONU, le conflit a fait près de 10.000 morts, en majorité des civils, et provoqué la pire crise humanitaire au monde. Des ONG de défense des droits humains estiment que le bilan serait cinq fois plus important.

La guerre au Yémen oppose les forces pro-gouvernementales et la coalition aux rebelles houthis, soutenus par l'Iran et qui se sont emparés en 2014 et 2015 de vastes régions du pays, dont la capitale Sanaa.

L'Arabie saoudite a été accusée à plusieurs reprises de bavures ayant coûté la vie à des centaines de civils. Mardi, le ministre américain de la Défense Jim Mattis a exigé la fin des frappes aériennes de la coalition menée par Riyad. Il a aussi appelé à ouvrir des négociations de paix "d'ici 30 jours".


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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

MINCE GUERRE AVEC 10.000 TUES ET PRESQUE 15000 BLESSES EN COMPARAISON DU DEMI MILLION DE MASSACRES AUX BARILS EXPLOSIFS ET AUX PRODUITS CHIMIQUES, AUX CENTAINES DE MILLIERS DE DISPARUS... PROBABLEMENT A LA KHASHOGGI... ET AUX 11 MILLIONS DE REFUGIES ET DE DEPLACES PAR LE REGIME SYRIEN, LA RUSSIE, L,IRAN ET SES ACCESSOIRES...

Amère Ri(s)que et péril.

Embourbés dans la crise qui a suivi le charcut Khashoggi, les alliés des bensaouds tentent de sauver la peau de l'héritier/charcutier qui a également échoué dans l'offensive militaire qu'il a lancée en mars 2015 au Yémen.

Dans ce sens, des milliers de mercenaires pro-bensaoud ont été déployés à proximité de Hudaydah, sous prétexte de faire pression sur les Ansarallah pour les amener à la table des négociations, ont annoncé des sources militaires locales.

Selon le journal turc Daily Sabah, la coalition saoudo-émiratie a déployé quelque 30 000 militaires dans la banlieue sud de Hudaydah et tout près de la porte orientale de la ville portuaire. Cela intervient alors que depuis hier, les autorités américaines et britanniques ne cessent de réclamer la fin de la guerre au Yémen, la guerre qui après trois ans et demi, a infligé beaucoup de dégâts matériel et humain.

« Outre les nouveaux armements, dont des véhicules blindés et chars, des milliers de militaires fidèles au démissionnaire de Mansour Hadi et formés par la coalition bensaoud, ont été envoyés vers la banlieue de la ville de Hudaydah pour se préparer à lancer une offensive militaire d’envergure d’ici les prochains jours.

Tout ça pour maintenir au pouvoir un charcutier héritier qui ne fait que le boulot que contre ses frères arabes , chrétiens autant que musulmans .

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