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Culture

Les Beatles de la lumière sont libanais

Design

Pour célébrer les 7 ans d’existence de sa galerie, Joy Mardini a demandé à quatre de ses designers maison, Karim Chaya, Marc Baroud, Georges Mohasseb et Thomas Trad, de transcender la conception classique du luminaire.

Zéna ZALZAL | OLJ
03/01/2019

Diffuser la lumière du marbre, de l’albâtre ou de la résine… Composer des luminaires qui transcendent la simple fonction d’éclairage pour se transformer en tableaux, en sculptures, en (lumineux) objets de désir… Voilà à quoi ce sont attelés Marc Baroud, Karim Chaya, Georges Mohasseb et Thomas Trad, à la demande de Joy Mardini. Cette galeriste, qui avait commencé par se spécialiser dans la photo et le design avant de se consacrer exclusivement à ce dernier domaine il y quelques années, a beaucoup contribué à promouvoir localement et internationalement (à travers des participations à de grandes foires) la nouvelle garde de designers libanais. Du désormais célébrissime duo David et Nicolas à la petite dernière Paola Sakr, Mardini a repéré et mis en lumière de nombreux talents. Du coup, le choix de la lumière comme thème de l’exposition collective qu’elle organise pour marquer les 7 ans d’existence de sa galerie semble être un clin d’œil pertinent. Voire même impertinent tant son intitulé Spectrum II ; the Weight of Light joue sur la gamme des oppositions comme vecteurs de créativité.

C’est donc à quatre de ses designers maison qu’elle a confié la délicate mission de développer, chacun, une série d’éléments lumineux rompant avec les codes du luminaire classique.


(Lire aussi : Vingt artistes pour gouverner le Liban autrement...)


Nuages de marbre et poussière d’étoiles

Les plus baroques sont, incontestablement, les kumo (nuage, en japonais) de Thomas Trad. Dans des cadres en bois noir aux formes irrégulières sculptées main, le designer a enchâssé des tablettes d’onyx rose qui, allumées par un système de LED, révèlent de vaporeux et troublants paysages nuageux…

Du marbre lumineux également chez Karim Chaya. Mais dans un format minimaliste et un style industriel qui lui est propre. Ses lampes de table, baptisées Shroom, sont en albâtre iridescent glissé dans des tubes cylindriques en métal peint. Il en émane une lumière douce et indirecte que l’on peut augmenter ou atténuer en faisant glisser le cylindre à la manière d’un étui de rouge à lèvres.

Des lampes bulbes (à grosses ampoules rondes), montées sur des culots en laiton brossé, composent les appliques clusters signées Marc Baroud. Interchangeables en fonction du nombre de lampes qu’on veut ajouter ou retrancher, elles jouent les évocations de la nature avec fantaisie et un brin de sophistication.

Des objets de prime abord non identifiables chez Georges Mohasseb, pour qui rien ne se perd, tout se transforme. Ce designer, grand fan de résine (il a notamment signé une série de tables basses baptisée Avocado dans cette matière), s’est inspiré des chutes de résine colorée dans lesquelles il avait inséré de la poudre de métal pour concevoir des luminaires totalement inédits. Montées sur une base en laiton doré, brassé ou oxydé, ces plaques transparentes ambre, jaunes ou rouges révèlent, une fois allumées, la délicate magie d’une traînée de poussière d’étoiles…

Bref, chez Joy Mardini, jusqu’au 15 février, quatre talentueux rêveurs présentent des éléments lumineux qui pèsent leur poids de créativité et d’enchantement.

Joy Mardini Design Gallery, rue Gouraud.

Jusqu’au 15 février.



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