X

Culture

Le « Palace » plein à craquer pour applaudir le metal libanais

Concert
P.H.B. | OLJ
19/11/2018

Environ 600 personnes se sont rendues samedi à Hamra (Beyrouth) pour applaudir les cinq groupes locaux de metal programmés à l’occasion de la troisième édition du festival Skull Session, organisé par l’association du même nom. Pour cette édition, l’association a investi pour la première fois les locaux du « Palace », une salle de spectacle dans le centre Aresco, rue Justinien.

L’événement était gratuit, les organisateurs souhaitant fédérer le plus de monde possible pour soutenir la scène locale et pour attirer un public qui n’est pas forcément familier avec ce courant musical dérivé du rock, caractérisé par des compositions puissantes et techniques.

L’ambassadeur de Suède à Beyrouth, Jörgen Lindstrom, grand amateur de metal et qui suit attentivement l’actualité de la scène libanaise depuis sa prise de fonctions fin 2017, était également présent pour assister aux représentations hautes en couleur d’Adapt (death progressif), de Deathtone (death mélodique), Nocturna (death/black mélodique), Blaakyum (thrash oriental) et Phenomy (thrash tribal), toutes au niveau pour l’occasion.

« Plusieurs générations »

Le diplomate a d’ailleurs publié un message sur Twitter pendant le festival pour faire part de son enthousiasme d’avoir pu assister aux prestations de plusieurs « générations de groupes libanais » (Blaakyum a été fondé dans les années 1990, tandis que Phenomy a débuté en 2014). M. Lindstrom a également affirmé être heureux que le metal suédois soit connu et apprécié au Liban – la Suède est l’un des pays qui a le plus influencé le metal, particulièrement dans les années 1980 et 1990.

Sollicités par L’Orient-Le Jour, plusieurs spectateurs ont en outre affirmé être comblés par la qualité des performances données par les musiciens sur scène. « La qualité de la salle, qui est habituellement investie par des artistes aux répertoires plus classiques, a contribué au succès de l’événement », confie Bassem Deaibess, membre fondateur de Blaakyum et de l’association Skull Session, qu’il gère avec des membres de familles.

Le festival a également été l’occasion de promouvoir des groupes locaux qui n’étaient pas sur scène, à l’image de Khavar, récemment fondé, notamment par un des membres de Weeping Willow ; Zix, qui vient de sortir un nouveau maxi ; Kimaera ou encore Nightchains, dont les nouveaux clips vidéo ont été diffusés pendant les entractes.

Souvent marginalisée, la scène metal libanaise a commencé à émerger pendant la guerre civile et continue d’évoluer depuis. Une grande portion de ces groupes sont connus à l’étranger. Cet été, la BBC a même diffusé un reportage sur Slave to Sirens, la première formation metal du Moyen-Orient composée exclusivement de femmes.

À la une

Retour à la page "Culture"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué