Culture

Le top 5 de « L’OLJ »

En attendant les prix qui ne seront révélés qu’en janvier, L’Orient-Le Jour a sélectionné, parmi la trentaine d’œuvres exposées, ses pièces favorites et dressé son top 5.

1- « Last Years’ Snow » d’Ieva Saudargaité Douaihi

À chaque fin d’hiver, l’artiste prend le chemin des cimes pour photographier les dernières butes de neige, fascinée par le changement d’état de cet élément ; lequel va graduellement perdre sa pureté et sa blancheur originelles, se salir et se souiller jusqu’à l’inévitable disparition. Une symbolique forte de l’impermanence des choses et des êtres (voire même d’un pays ! ) qu’Ieva Saudargaité Douaihi a traduite en images périssables. En l’occurrence, 4 transferts photographiques sur supports en cire, en sel, en calcite et… en neige.

2- « The Edge » de Maha Kays et Ali Kays

Voilà une installation interactive vertigineuse qui met en branle tous les sens du visiteur en l’invitant à entrer dans la réalité virtuelle de la vie et de la mort. Il s’agit, en réalité, d’un triptyque (rotogravures, texte et images numériques) réalisé par un duo de jeunes artistes plasticiens et coproduit par le Council for Visual Affairs (Liban) ainsi que La Maréchalerie (centre d’art contemporain de Versailles en France).

Au départ, une simple estrade blanche sur laquelle s’avance le visiteur (invité au préalable à se déchausser) sur laquelle est posé un casque à lunettes et oreillettes intégrées. Une fois enfilé sur la tête, le spectateur quitte la réalité pour entrer dans une nouvelle dimension. Il se retrouve dans une sorte de cage en verre, avec sous ses pieds le ciel formant un gouffre bleu et tout autour de lui la magnifique chaîne de montagnes libanaises. Une expérience « artistique » aussi fascinante que déstabilisante. À ne pas rater.

3- « Ahmad A. » de Hala Ezzedine

Il y a de la douleur et de la tendresse dans le portrait de ce jeune Ahmad A. que signe Hala Ezzedine. Réalisé à l’huile sur grand format (200 x169,5 cm), il témoigne de la puissance d’expression de la jeune artiste dont le talent a été découvert par L’Orient-Le Jour (elle a été la lauréate du prix « OLJ »-SGBL Génération Orient, saison 1).

4- « The River » de Lara Tabet

Lara Tabet a fait des études de pathologie. Examiner au microscope les mutations des micro-organismes bactériens est un processus qu’elle maîtrise assurément. Au point qu’elle s’en est inspirée pour développer, à partir d’échantillons d’eau prélevés à différents points du fleuve de Beyrouth, une œuvre photographique imprimée sur textile et longue (737x 60 cm) comme un lit de bactéries.

5- « Visible » de Maha Nasrallah

Cette installation en céramique reproduit les bennes à ordures renversées dans les rues de Beyrouth lors des protestations contre la crise des déchets de septembre 2015. Elle est d’autant plus éloquente dans sa symbolique que Maha Nasrallah y a intégré les déchets qu’elle dénonce, en en faisant usage comme combustible pour son four à cuisson.


En attendant les prix qui ne seront révélés qu’en janvier, L’Orient-Le Jour a sélectionné, parmi la trentaine d’œuvres exposées, ses pièces favorites et dressé son top 5.

1- « Last Years’ Snow » d’Ieva Saudargaité Douaihi

À chaque fin d’hiver, l’artiste prend le chemin des cimes pour photographier les dernières butes de neige,...

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