Liban

Le Hezbollah contrarié par le retard dans la formation du gouvernement

Réactions
OLJ
22/10/2018

Le Hezbollah ne cache pas sa contrariété face au retard dans la formation du gouvernement, mais se garde bien de prendre position, se contentant de mettre l’accent sur l’impact de ce retard sur les questions qui touchent de près la population.

Le secrétaire général adjoint de la formation chiite, cheikh Naïm Qassem, a ainsi jugé hier qu’« il n’est plus possible de faire état d’optimisme ou de pessimisme en abordant le dossier gouvernemental ». Cheikh Qassem, qui s’exprimait dans le cadre d’une cérémonie funèbre à Sultaniyé, au Liban-Sud, a indirectement critiqué le mécanisme en cours pour la mise en place du cabinet. « Compte tenu des données disponibles, tant qu’une partie peut poser un veto pour bloquer ce mécanisme et empêcher ainsi la naissance du cabinet, et tant qu’on s’efforce de prendre en considération ses doléances, cela veut dire que la naissance du gouvernement interviendra dans un avenir dont on ignore cependant s’il sera proche ou lointain », a-t-il commenté. Et rappelant que « la formation d’un gouvernement est une revendication populaire et répond à un véritable besoin », cheikh Qassem a assuré que le pays « ne pourra pas fonctionner et se stabiliser aux plans social et économique sans gouvernement ». Il a conclu en exprimant le souhait d’un déblocage rapide des nœuds qui persistent.

Parallèlement, cheikh Nabil Qaouk, membre du conseil central du Hezbollah, a relevé que « la crise née du retard dans la formation du gouvernement ainsi que les conséquences de ce retard sont en train de s’exacerber ». S’il a reconnu que « des progrès ont pu être réalisés à travers le déblocage de certains nœuds qui restaient en suspens, cheikh Qaouk, qui s’exprimait dans le cadre d’une cérémonie oratoire dans le village de Sawwané, au Liban-Sud, a estimé que “le chemin qui reste à faire, pour la mise en place d’un cabinet, demeure long”. » « Des nœuds se posent toujours en obstacle à la naissance du gouvernement et ce sont tous les Libanais qui en pâtissent », a poursuivi cheikh Qaouk, en faisant état d’une « course contre la montre, entre le processus de formation d’un cabinet et celui d’un effondrement économique et financier, surtout que le Liban est plongé dans une série de crises politiques, économiques, sociales… »

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