X

À La Une

Mystères, "bavures" et controverses depuis l'avènement de "MBS"

Arabie saoudite De la guerre au Yémen à la disparition de Jamal Khashoggi, en passant par la démission de Saad Hariri...
OLJ/AFP
07/10/2018

L'Arabie saoudite a été au centre de plusieurs controverses depuis l'avènement du prince héritier Mohammad ben Salmane en juin 2017. Parallèlement à une série de réformes et une politique de modernisation à mettre à son crédit, la répression contre les dissidents, notamment des religieux, des intellectuels ou des féministes, s'est accentuée.


Guerre au Yémen

L'Arabie saoudite, engagée depuis mars 2015 dans une intervention militaire au Yémen, a été accusée de multiples "bavures" contre des civils : le 9 août dernier, 51 personnes, dont 40 enfants, ont été tuées dans une frappe aérienne sur leur bus à Saada. La coalition, dirigée par Riyad, a reconnu des "erreurs", mais accuse les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, d'utiliser les civils comme boucliers humains.
Malgré l'opposition de Riyad, le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU mène depuis plus d'un an une enquête pour crimes de guerre au Yémen, où le conflit a fait plus de 10.000 morts et provoqué la pire crise humanitaire du monde, selon les Nations unies.


(Lire aussi : L’ONU épingle coalition et houthis, qui continuent comme si de rien n’était...)


"Prison dorée" au Ritz-Carlton

En septembre 2017, les autorités saoudiennes arrêtent une vingtaine de personnes, dont des prédicateurs influents et des intellectuels.
Le 4 novembre, une vaste campagne anticorruption est lancée subitement, sous l'impulsion de "MBS". L'hôtel de luxe Ritz-Carlton de Riyad va servir pendant trois mois de "prison dorée" pour des dizaines de princes et hauts responsables au centre d'une purge. Nombre des suspects, dont le prince milliardaire Al-Walid ben Talal, sont libérés après des "arrangements" financiers avec les autorités.


(Lire aussi : Khashoggi a-t-il été rattrapé par les purges saoudiennes en Turquie) ?


Fausse démission de Hariri

Le 4 novembre 2017, le Premier ministre libanais Saad Hariri annonce, à la surprise générale, sa démission depuis Riyad, accusant le mouvement armé Hezbollah et l'Iran de "mainmise" sur son pays. La France intervient pour trouver une porte de sortie. Saad Hariri rentre au Liban trois semaines plus tard, et renonce à démissionner. L'Arabie saoudite, accusée d'avoir forcé M. Hariri à quitter ses fonctions et de l'avoir retenu contre son gré, a démenti.


Disparition d'un journaliste

Le mystère entoure toujours le sort du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, porté disparu depuis son entrée le 2 octobre dans le consulat de son pays à Istanbul (Turquie).
M. Khashoggi s'était exilé aux Etats-Unis l'année dernière par crainte d'une arrestation après avoir critiqué certaines décisions de Mohammad ben Salmane et l'intervention militaire de Riyad au Yémen.

Riyad affirme que le journaliste de 59 ans, qui écrivait notamment pour le Washington Post, a bel et bien quitté les locaux de sa mission diplomatique, mais la police turque pense qu'il y a été tué par une équipe de Saoudiens venue spécialement pour cela et repartie le jour même. Riyad a démenti, le prince héritier saoudien invitant les autorités turques à "fouiller" le consulat. "Nous n'avons rien à cacher", a-t-il dit.


Lire aussi
La police turque estime que le journaliste Khashoggi a été tué au consulat saoudien


Mohammad ben Salmane, le dauphin trop pressé

À la une

Retour à la Une

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

gaby sioufi

le vent commence a tourner ou je me trompe ?
bcp d'articles peu sympa traitent de l'arabie saoudite ces derniers jours !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

DE GAFFE EN GAFFE...

Dernières infos

Les signatures du jour

Décryptage de Scarlett HADDAD

Budget : le face-à-face Gebran Bassil-Ali Hassan Khalil

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'Orient-Le Jour vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants