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Économie

Les entreprises italiennes en première ligne au Beirut Energy Forum

Conférence
S.Ro. | OLJ
29/09/2018

Pour la deuxième année de suite, une importante délégation italienne a participé au Beirut Energy Forum (BEF), conférence annuelle de trois jours (26 au 28 septembre) dédiée à la promotion du développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, et organisée depuis 2010 par le groupe MCE. Une soixantaine d’entreprises libanaises ont ainsi pu rencontrer des représentants de 10 sociétés italiennes qui ont fait le déplacement. « L’intérêt des Libanais était tel qu’il a fallu multiplier le nombre de réunions par deux à 235 ! » s’enthousiasme Francesca Zadro, la commissionnaire italienne au Commerce.

Au total, plusieurs centaines de personnes ont participé à la conférence. Les chiffres pour 2018 ne sont pas encore publiés, mais elles étaient 1 200 l’année dernière, selon les organisateurs. Outre la délégation italienne, une délégation danoise était également présente.

Liens déjà forts

Les liens commerciaux entre le pays du Cèdre et l’Italie sont déjà forts. Selon les douanes, l’Italie était le deuxième fournisseur du Liban l’année dernière, derrière la Chine, pour une valeur de 1,7 milliard de dollars (1,8 million de tonnes de produits). Les combustibles minéraux représentaient près de la moitié de ces importations.

Le marché des énergies renouvelables reste cependant nouveau pour les deux pays. L’entreprise spécialisée dans l’énergie éolienne WindCity est en phase de projet pilote avec une entreprise libanaise, explique son PDG Tomasso Morbiato. « Nous allons faire des tests pour nous assurer de la vitesse du vent sur les toits de deux bâtiments le long de la côte libanaise, puis l’équipe libanaise nous rendra visite en novembre », explique-t-il. Le gouvernement libanais ambitionne de porter la part du renouvelable à 12 % de la demande d’électricité à l’horizon 2020 et à 15 % d’ici à 2030. Leur part est aujourd’hui d’environ 7 %, hors projets en cours. Interrogé sur les difficultés du marché libanais, notamment le manque d’infrastructures, la plupart des membres de la délégation italienne bottent en touche. « Les entreprises italiennes aiment les défis. Par exemple, deux d’entre elles proposent de transformer les résidus produits par les générateurs privés en énergie », souligne Mme Zadro. Enfin, si le marché libanais intéresse tant les Italiens, c’est qu’il permet des débouchés hors Liban, précise Alberto Zerbinato, PDG de ICI Caldaie, producteur de chaudières industrielles. « De nombreuses entreprises libanaises sont aussi déployées dans le Golfe ou ailleurs. Cela veut dire que nous ne sommes pas limités au marché libanais. »

S. Ro.

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