Liban

Hamadé titularise les 2 000 enseignants embauchés et leur accorde les six échelons de la loi 46

Écoles publiques

Des enseignants contractuels du secteur technique public et des enseignants nouvellement engagés ont tenu un sit-in hier, place Riad el-Solh.


25/09/2018

C’est par un sit-in place Riad el-Solh hier, au moment même de la réunion ordinaire du Parlement, que les représentants des 2 000 enseignants nouvellement embauchés dans la fonction publique, issus de la faculté de pédagogie de l’Université libanaise, ont marqué la rentrée scolaire de l’école secondaire publique. Alors que ces anciens stagiaires de l’UL scandaient leurs revendications liées à la confirmation écrite de leur nouveau statut d’enseignants, au paiement de leurs salaires et à leur droit aux six échelons exceptionnels, le ministre de l’Éducation Marwan Hamadé les a surpris par sa présence. « Votre affaire est réglée », a-t-il dit aux manifestants, promettant à ces diplômés détenteurs d’une licence et d’un certificat d’aptitude à l’enseignement que toutes leurs revendications seront accordées, qu’ils seront cadrés et payés dans les prochains jours.

À L’Orient-Le Jour, il a expliqué avoir conjointement réglé l’affaire avec le ministre des Finances Ali Hassan Khalil, sur base de la législation de nécessité, et apposé sa signature en l’absence du décret nécessaire à l’officialisation de l’embauche de ces nouveaux enseignants de la fonction publique. « Ils sont désormais intégrés dans la loi 46 sur la grille des salaires, a-t-il affirmé. Ils bénéficieront donc des six échelons exceptionnels, avec effet rétroactif. » Et ce même si la loi n’est pas explicite concernant leur droit à ces six échelons. Il reste à savoir si les nouvelles recrues envisagent de se présenter aujourd’hui à leur poste, la rentrée scolaire ayant été assurée par les enseignants cadrés et les contractuels. « Nous leur avons promis que les virements de salaires ont été effectués. Nous espérons vraiment qu’ils prendront leurs fonctions », a noté M. Hamadé. La rentrée scolaire s’est d’ailleurs déroulée dans « les meilleures conditions », a-t-il soutenu, alors que le directeur général du ministère de l’Éducation Fady Yarak effectuait une tournée de quelques écoles secondaires publiques, pour s’assurer du bon déroulement de cette rentrée.

Et comme une revendication en entraîne une autre, des enseignants contractuels du secteur technique public ont aussi manifesté hier, place Riad el-Solh. Ils réclamaient d’être titularisés, comme l’avaient réclamé leurs confrères de l’école publique secondaire, deux jours plus tôt. Également au cœur de leurs revendications, la nécessité que le concours de la fonction publique soit adapté à la spécialisation de chaque candidat. Marwan Hamadé tient alors à mettre les choses au point. « Ce qu’il faut savoir des enseignants du secteur technique, c’est qu’ils donnent juste quelques heures de cours par semaine, qu’ils soient ingénieurs, cuisiniers ou spécialistes en santé publique. Il est donc hors de question de les cadrer », a-t-il dit, d’autant que le secteur compte quelques 15 000 contractuels. Constatant que tous les secteurs ont désormais des revendications, le ministre a souligné qu’« il n’est plus possible d’alourdir le secteur public, l’État n’ayant plus les moyens de payer les salaires ». Et pourtant, il « continue d’embaucher ».


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