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Réfugiés palestiniens : Bassil dénonce "un plan pour l'implantation"

Diplomatie

"Devons-nous rester les bras croisés ou allons-nous faire quelque chose (...) ?", a demandé le chef de la diplomatie libanaise, lors d'une réunion d'urgence des ministres arabes des Affaires étrangères qui s'est tenue au Caire.

OLJ
11/09/2018

Le chef sortant de la diplomatie libanaise, Gebran Bassil, a dénoncé mardi ce qu'il estime être un plan visant à implanter les réfugiés palestiniens dans les pays qui les accueillent, notamment le Liban. Le ministre a tenu ces propos lors d'une réunion d'urgence des ministres arabes des Affaires étrangères qui s'est tenue au Caire et qui était consacrée à la situation financière alarmante de l'agence onusienne qui vient en aide aux Palestiniens, l'Unrwa.

Dans son allocution devant ses homologues arabes, M. Bassil a estimé que "la situation de la cause palestinienne continue de se détériorer (...) avec les coups répétés, notamment "l'accord du siècle" (en référence au plan de paix aux contours flous du président américain Donald Trump) et le silence qui entoure ce plan". Gebran Bassil a affirmé ensuite que "la phase qui consiste à ôter le droit au retour (des Palestiniens) et garder les réfugiés dans les pays d'accueil en vue de leur implantation pour enterrer leur cause a commencé avec la décision des États-Unis d'arrêter de financer le budget de l'Unrwa".

L'agence onusienne apporte une aide à quelque cinq millions de réfugiés palestiniens répartis entre la Jordanie, le Liban, la Syrie, la Cisjordanie occupée et la bande de Gaza. La majeure partie d'entre eux sont des descendants des 700.000 Palestiniens chassés de leur terre ou qui ont fui lors de la guerre israélo-arabe de 1948, qui déboucha sur la création de l’État d'Israël.

Les États-Unis, qui étaient le plus important donateur de l'Unrwa, ont annoncé au début du mois l'arrêt de leurs versements à cette agence financée presque entièrement par des contributions volontaires d’États. Le département d’État américain a expliqué que le modèle économique et les pratiques budgétaires de l'agence présentaient des "défauts irrémédiables".

"Devons-nous rester les bras croisés ou allons-nous faire quelque chose, comme combler le déficit (de l'Unrwa) provoqué par la décision américaine", s'est interrogé Gebran Bassil. "Il n'est pas question d'un devoir ou d'un don financier, mais d'une responsabilité politique, humanitaire et morale", a-t-il martelé.  "Je ne suis pas partisan des théories du complot, mais je ne suis pas aveugle pour ne pas voir qu'il y a un plan qu'on cherche à faire passer dans une période d'incapacité arabe (...)", a mis en garde M. Bassil, en allusion à un supposé plan d'implantation des réfugiés palestiniens.

Pour sa part, le Hezbollah a publié mardi un communiqué dans lequel il a dénoncé "la poursuite de l'agression américaine contre la cause palestinienne". "L'arrêt des aides aux réfugiés palestiniens prouve que tout ce que les États-Unis offrent sous des prétextes humanitaires n'est que mensonge, et a pour but d'influencer les décisions des populations (...)", a estimé le parti chiite, lequel est dans le collimateur de Washington qui le classe en tant que groupe "terroriste". "Les États-Unis ont montré qu'ils n'avaient aucun allié ou ami de par le monde à part Israël", conclut le communiqué du Hezbollah.


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