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Gouvernement: Geagea presse Aoun de "sauver son mandat"

Liban

Le chef FL demande au Hezbollah de "revenir au Liban".

OLJ
09/09/2018

Le leader des Forces libanaises, Samir Geagea, a exhorté dimanche soir le président Michel Aoun, "à sauver son mandat", affirmant que "rien ne justifiait le retard dans la formation du gouvernement" que le Premier ministre sortant Saad Hariri a été chargé de mettre sur pied fin mai. 

"Nous considérons que ce mandat est celui des transformations et des réalisations importantes, et malheureusement pour certains il s'agit des petits intérêts. Par conséquent, j'appelle le président Aoun à prendre l'initiative et sauver son mandat, à commencer par la formation du nouveau gouvernement. Il lui est demandé de sauver le consensus présidentiel qui est déjà sérieusement menacé", a déclaré M. Geagea à l'issue de la messe annuelle en mémoire des "martyrs de la résistance libanaise".

"Ils nous ont exclus durant 15 ans et nous sommes revenus avec 15 députés en une journée, a-t-il ajouté en référence aux résultats des élections législatives.  "Il nous ont dit qu'on ne pouvait rien faire sans Bachir (Gemayel) (...). Il est vrai que Bachir est mort mais il a laissé derrière lui une centaine de Bachir, Bachir est vivant en nous". 

"Nos martyrs ne sont pas tombés pour le gouvernement ou pour un ministre. Nos martyrs sont tombés pour l’État et pas pour un poste. Nous insistons aujourd'hui pour une participation pleine au gouvernement afin de préserver l'État et le sortir de la corruption et du manque de planification, a affirmé M. Geagea. La performance de nos ministres dans le gouvernement sortant peut donner une petite idée de ce que nous avons l'intention de faire dans le nouveau gouvernement. De là, nous comprenons la raison des campagnes mensongères contre nos ministres". 


(Lire aussi : Berry : Toutes les parties politiques sont responsables de la lenteur dans la formation du gouvernement)


M. Geagea a souligné que "les élections législatives ont prouvé que les FL "à elles seules représentent un tiers de la société (chrétienne) et cela doit  être traduit au sein du gouvernement". "Nous n'accepterons pas que quelqu'un nous prenne ce que le peuple nous a donné", a-t-il lancé dans une claire allusion au Courant patriotique libre de Gebran Bassil, gendre du président Aoun. 

"Nous soutenons le président et son mandat. Nous considérons que nous sommes partenaires et que nous sommes concernés par ses réalisations et ses réussites, a ajouté le leader chrétien. Le retard dans la formation du gouvernement n’est pas justifié, qui est malheureusement causé par ceux qui sont censés vouloir la réussite du mandat". 

"C'est faux de dire que des facteurs externes entravent la formation du gouvernement (...). La seule chose qui est vraie est que certains essaient de réduire la représentation des FL et d'autres partis et qui essaient de mettre leur main sur le plus grand nombre de ministères de manière illogique et irréaliste et inacceptable et tout cela sous prétexte (qu'il s'agit) de la part du président", a-t-il accusé.   

"Concernant la réconciliation et l'accord de Meerab certains disent qu'il est fini. Non il ne l'est pas. Il est devenu  partie intégrante de notre société, notre présent, notre futur. Personne ne peut oublier ce qu'a accompli cet accord. (...). L'accord de Meerab est une réalisation historique", a affirmé M. Geagea, parlant de l'entente conclue entre son parti et le CPL en janvier 2016. 

Par ailleurs, M. Geagea a également abordé la question de la normalisation des relations avec la Syrie. "Si il y a un État en Syrie comment peut-on expliquer son absence de la Ligue arabe et l'absence de relations diplomatiques avec le monde", a-t-il dit. 

"Beaucoup d'indicateurs montrent que Bachar el-Assad ne veut pas que les réfugiés syriens reviennent en Syrie, a-t-il également accusé. S'il les voulait il aurait supplié la Sûreté générale (libanaise de les faire rapatrier", a-t-il fait valoir. "Comment pouvons-nous normaliser les relations) avec un régime qui est responsable de l'explosion de deux mosquées à Tripoli et  qui provoqué la mort de plus de 40 Libanais ?"  s'est-il interrogé, en référence au double attentat perpétré en août 2013.

Le chef des FL a aussi appelé le Hezbollah à "revenir au Liban". "A quoi cela sert-il de gagner toutes les batailles et de perdre son pays, a-t-il interrogé. Nous devons déployer nos efforts pour notre pays. Revenez au Liban vous nous vous attendrons". 



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