Le Premier ministre libanais désigné, Saad Hariri (d), qui tente sans succès depuis plus de trois mois de former un gouvernement, a présenté lundi après-midi une nouvelle mouture au chef de l'Etat, Michel Aoun lors d'un entretien au palais présidentiel de Baabda.
Le Premier ministre libanais désigné, Saad Hariri, qui tente sans succès depuis plus de trois mois de former un gouvernement, a présenté lundi après-midi une nouvelle mouture au chef de l'Etat, Michel Aoun lors d'un entretien au palais présidentiel de Baabda.
"J'ai présenté une nouvelle mouture de gouvernement d'union nationale au président. Toutes les parties ont consenti à des sacrifices", a déclaré M. Hariri lors d'un point presse à l'issue de son entretien avec le chef de l'Etat. "Cette mouture est désormais entre les mains du président de la République. Nous allons poursuivre les consultations et discuter des noms", a ajouté le Premier ministre désigné, indiquant que cette dernière mouture était "totalement différente" des précédentes. Selon des sources citées par la LBC, M. Hariri a présenté une mouture d'un cabinet de 30 ministres, définissant les parts de chaque partie et la distribution des portefeuilles sans proposition de noms. Dans la soirée, le bureau de presse de la présidence de la République a indiqué que le président Aoun avait fait des "remarques" sur cette mouture.
Ces dernières heures, plusieurs rumeurs avaient circulé sur une annonce imminente de la formation du cabinet. Plus tôt dans la journée, M. Hariri avait reçu le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, à la Maison du centre, à Beyrouth.
Depuis sa désignation le 24 mai, M. Hariri, qui a multiplié ces dernières semaines les consultations avec les chefs de plusieurs partis politiques, a présenté plusieurs formules qui ont toutes été rejetées par les différentes forces politiques.
Le processus de formation du gouvernement bute sur plusieurs obstacles, notamment le différend opposant le CPL aux Forces libanaises autour de leurs quotes-parts gouvernementales respectives. A l'issue des élections législatives du 6 mai dernier, les FL ont doublé le nombre de leurs députés. Le différend portait également sur la part des portefeuilles réservés au chef de l'Etat, Michel Aoun, fondateur du CPL et dont M. Bassil est le gendre.
À cela s’ajoute la querelle entre le chef druze Walid Joumblatt et son principal rival Talal Arslane, le CPL insistant à intégrer ce dernier à la future équipe ministérielle, contrairement à la volonté du leader druze qui veut nommer tous les ministres appartenant à sa communauté au sein du cabinet Hariri. Certains observateurs et responsables politiques attribuent aussi les causes du blocage gouvernemental à la situation régionale.
Le gouvernement est considéré comme entrant en fonction après signature conjointe du décret de formation du cabinet par le président sur proposition du Premier ministre. Le gouvernement doit ensuite rédiger une déclaration ministérielle, décrivant la politique générale de l'exécutif, et aller devant Parlement pour obtenir la confiance de la majorité des députés.
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TOUTES LES MOUTURES SERONT DES BAVURES EXCEPTE LA NOTRE !!!
12 h 26, le 04 septembre 2018