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Liban

Gouvernement : Berry, Hariri et Bassil affichent un peu plus d’optimisme

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L’ultime signal viendra d’une possible rencontre entre le Premier ministre et le chef du CPL.


Fady NOUN | OLJ
01/09/2018

Sommes-nous au bout de nos peines? Le Premier ministre désigné a déclaré hier, dans un entretien accordé à la chaîne Euronews, qu’il « travaille d’arrache-pied pour former le gouvernement », attendu depuis plus de trois mois, « afin de pouvoir mettre en œuvre les réformes attendues par le pays ». « D’ici à trois jours au plus, une rencontre doit avoir lieu entre le président de la République et le Premier ministre, et nous espérons que cette rencontre apportera un dénouement », a souligné de son côté, le même jour, le président du Parlement, Nabih Berry, dans un discours prononcé à Baalbeck pour la commémoration de la disparition de l’imam Moussa Sadr.

Le Premier ministre désigné « œuvre à défaire les nœuds (qui empêchent la formation du gouvernement), et je m’attends à ce que le gouvernement soit formé bientôt », a affirmé pour sa part le président du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, depuis Dimane où il a été reçu par le patriarche maronite. « Nous espérons que cela se fera ces deux jours », a même été jusqu’à dire M. Bassil, impatient « d’en finir ».

Ces trois « signaux » se sont conjugués hier pour donner l’impression qu’un pas décisif a été franchi en direction de la formation d’un nouveau gouvernement.


(Lire aussi : Berry définit les priorités : le nœud chrétien d’abord)


Les propos les plus explicites ont émané de M. Bassil. Le nouveau gouvernement reposera sur trois principes, a-t-il dit : « La justice, l’équilibre, le partenariat. » Toutefois, M. Bassil a rejeté la responsabilité de la non-formation du gouvernement sur les autres parties, refusant de ranger le CPL parmi les partis qui y font obstacle. Plut tôt dans la journée, après une visite au député Michel Moawad, M. Bassil avait quand même formulé l’espoir qu’un nouveau gouvernement verra le jour où il n’y aura « ni vainqueur ni vaincu ». À Dimane, M. Bassil a rappelé par ailleurs que sa formation refuse, dans le principe, que des portefeuilles ministériels soient l’exclusivité de certains partis.

La visite à Dimane précède normalement une prochaine rencontre – une ultime rencontre ? – de M. Bassil avec le Premier ministre désigné. Les observateurs estiment qu’en toute logique, si les deux ou trois jours sur lesquels MM. Berry et Bassil semblent s’être entendus s’avèrent exacts, cette rencontre ne devrait pas être lointaine.

Il va sans dire que si le gouvernement sera formé, c’est qu’en définitive, des concessions auront été faites de la part de toutes les parties prenantes, sachant qu’on réfléchit dans le cadre d’un cabinet de trente, formé à égalité de chrétiens et de musulmans, et que, côté chrétien, les Forces libanaises n’accepteront pas moins de quatre portefeuilles, et que donc le chef de l’État et le CPL réunis ne pourront pas être représentés par plus de neuf ministres, si le Premier ministre désigné veut laisser de la place à deux ministres Kataëb et Marada.


(Lire aussi : La percée des cancres, l'édito de Issa GORAIEB)


« Nous travaillerons avec les Russes »

En attendant, l’esprit de conciliation et la présence sur la scène régionale du grand décideur russe semblent introduire dans le jeu politique interne une plus grande souplesse. C’est ainsi que le Premier ministre désigné a affirmé hier qu’il préférait « coopérer avec le président russe, Vladimir Poutine, plutôt qu’avec le régime de Bachar el-Assad », lorsque la guerre sera terminée en Syrie.

Évoquant la situation en Syrie et la reprise de la majorité du territoire par les forces du président syrien et de ses alliés russes, Saad Hariri a estimé, dans son interview à Euronews, que la fin de la guerre en Syrie « ne changera rien pour le Liban ». « La Russie aura prouvé son point de vue et contrôlera la Syrie... Nous travaillerons donc avec les Russes », a-t-il déclaré, soulignant avoir « une très bonne relation avec Vladimir Poutine ».

Ces déclarations aménagent un plus grand terrain d’entente entre les parties prenantes à la formation d’un nouveau gouvernement, dans la mesure où Saad Hariri n’a plus à boire la coupe amère de la normalisation des relations avec le régime Assad, alors que le camp prosyrien cherchait à faire de cette normalisation un passage obligé vers un nouveau gouvernement.


(Lire aussi : Gouvernement : la coordination Berry-FL va bon train)


Interrogé sur ses relations avec le Hezbollah, M. Hariri a explicité un peu mieux son grand pragmatisme (que lui reprochent les « durs » de son camp) en répondant : « Nous avons nos divergences politiques. Le Hezbollah le sait, et moi aussi. Ils n’accepteront jamais ma politique vis-à-vis des pays du Golfe et je n’accepterai jamais la leur concernant l’Iran. » Il a toutefois assuré que « cela n’empêche pas le pays de fonctionner ».

Concernant sa démission temporaire, annoncée en novembre dernier de Riyad et sur laquelle il était revenu après plusieurs semaines, M. Hariri a affirmé qu’il avait décidé de démissionner pour « choquer le système ». « Je voyais que le gouvernement partait dans une mauvaise direction, les gens prenaient parti et nous ne parvenions plus à gouverner », a-t-il indiqué. Dans son discours de démission, Saad Hariri avait accusé le Hezbollah et son allié iranien de « mainmise » sur le Liban. Le Premier ministre avait ensuite accepté de revenir sur sa décision après l’adoption par le gouvernement d’une déclaration engageant le Liban envers les principes de la distanciation du Liban par rapport aux conflits qui se déroulent dans la région et de non-ingérence dans les affaires intérieures des pays arabes.


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“L'important dans la vie, ce n'est point le triomphe, mais le combat. L'essentiel n'est pas d'avoir vaincu, mais de s'être bien battu.”
de Pierre de Coubertin
Extrait de Anthologie

Le Faucon Pèlerin

Samedi 1/9/2018 à 18h46, l'OLJ : Hariri fera une proposition la semaine prochaine.
Si la proposition, la énième du genre, ne comprend pas un ministre Kataéb et un autre Marada, elle ne sera pas un gouvernement d'Union nationale. Les chrétiens ne sont pas le CPL, les FL et le quota présidentiel.
L'Aspro n'est pas un médicament anti-cancer !

FAKHOURI

" Une main ouverte peut tout obtenir. Fermée, elle ne recevra rien. "

Taisen Deshimaru

Le Faucon Pèlerin

"La faute des malheurs du Liban incombe aux Italiens". (al-haqq aala al-tilyân). En souvenir du bombardement de Beyrouth par la flotte italienne le 24 février 1912. La boutade attribuée à Béchara el-Khoury qui perd la course à la Présidence de la République au profit d'Emile Eddé choisi par Paris et Londres.

Abdallah Naaman : Le Liban, histoire d'une nation inachevée. Page 1230.

Le Faucon Pèlerin

Tout va très bien, madame la Marquise;
Tout va très bien , tout va très bien,
Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien.

Contrairement à tout ce que l'on croît, ce n'est pas le CPL du gendre du beau-père qui bloque la formation du gouvernement depuis 117 jours, ce sont les "Italiens".

Irene Said

Un verset de plus dans la chanson à la mode chez nous actuellement:

"...qui veut un gouvernement...?"

les choeurs sont composés de chanteurs de:
CPL FL HEZBOLLAH AMAL MARADA PSP FUTURE PRESIDENCE etc.

dirigés en coulisses par l'Iran, la Syrie, les USA, la Russie et l'Arabie Séoudite...une vraie cacophonie...car tous chantent faux !
Irène Saïd

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

QUELLE HONTE POUR LE PAYS QUE LES ABRUTIS QUI POUR DES INTERETS PERSONNELS RETARDENT LA FORMATION DU GOUVERNEMENT QUITTE A RISQUER LES AIDES DE CEDRE EN FAVEUR DE L,ECONOMIE EN CONVALESCENCE DU PAYS !

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