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Liban

Moussa Sadr : un thriller haletant, des théories à la pelle et toujours pas d’épilogue

Récit

Selon Mahmoud Jibril, chef du gouvernement de transition libyen en 2011, les recherches pour retrouver l’imam disparu il y a quarante ans ont abouti à une impasse.


Acil TABBARA | OLJ
01/09/2018

La chute du régime du colonel Mouammar Kadhafi en 2011 a suscité l’espoir de voir enfin l’un des mystères de cette sombre période de l’histoire de la Libye, la disparition de l’imam Moussa Sadr, le 31 août 1978, élucidé. Mais le dictateur libyen et plusieurs de ses fidèles lieutenants sont morts en emportant leur secret, et les autres hommes du régime, aujourd’hui en prison ou en exil, gardent l’omerta.

Lorsqu’elles sont entrées à Tripoli en août 2011, les nouvelles autorités libyennes ont cru à un moment avoir retrouvé la trace du charismatique dirigeant chiite libanais : un gardien de la sinistre prison d’Abou Salim a affirmé avoir gardé un détenu, décédé en prison, dont le signalement correspondait à celui de l’imam Sadr. Mais les analyses ADN ont révélé qu’il s’agissait du corps d’un opposant libyen de renom, Mansour Kikhia, enlevé par les sbires de Kadhafi au Caire en 1993 et détenu pendant de longues années en Libye, révèle à L’Orient-Le Jour Mahmoud Jibril, qui a été président du Conseil national de transition (CNT), l’autorité politique de transition mise en place par la rébellion libyenne en 2011.

Retour sur l’histoire d’une disparition rocambolesque pour essayer de reconstituer les pièces du puzzle dont les seuls éléments prouvés sont l’arrivée du président du Conseil supérieur chiite et de ses deux compagnons, le cheikh Mohammad Yaacoub et le journaliste Abbas Badreddine, en Libye fin août 1978, Tripoli affirmant à l’époque qu’il a pris le 31 août au soir l’avion pour l’Italie, où il n’est jamais arrivé...


(Lire aussi : « L’imam des déshérités », un précurseur qui a dérangé les gardiens de l’ordre établi)


Festivités

Août 1978. Le hall de l’hôtel al-Chati’ à Tripoli bruisse de monde : hommes politiques, journalistes et intellectuels du monde arabe sont invités, comme chaque année, aux célébrations du neuvième anniversaire de la révolution libyenne le 1er septembre. Mais un homme ne semble pas participer à l’enthousiasme général : l’imam Moussa Sadr, arrivé le 25 août à Tripoli et qui attend depuis d’avoir un entretien avec le bouillant colonel Kadhafi, connu pour faire languir pendant des jours, parfois des semaines, ses hôtes avant de les recevoir. Selon de nombreux témoignages, il serait venu sur le conseil du président algérien, Houari Boumedienne, pour s’expliquer avec le colonel Kadhafi, accusé d’alimenter la guerre civile au Liban en finançant plusieurs mouvements armés, et avec lequel les relations de l’imam ne sont pas au beau fixe.

Le journaliste jordanien Chaker Jawhari témoigne pour L’Orient-Le Jour avoir vu le chef chiite libanais dans le hall de l’hôtel le 28 août. « Il avait les yeux rouges et semblait inquiet, anxieux, regardant sans cesse autour de lui », affirme le journaliste qui travaillait à l’époque pour une revue koweïtienne. Trois jours plus tard, Chaker Jawhari assure avoir vu l’imam à la réception de l’hôtel le matin, deux valises à ses pieds. « Je lui ai demandé s’il pouvait m’accorder une interview et il a répondu : “Je pars maintenant pour Paris”. » « Je lui ai fait remarquer qu’il allait rater les célébrations de l’anniversaire de la révolution et il a répondu : “J’ai absolument besoin d’aller à Paris” », où son épouse, malade, se faisait traiter.

Un témoignage corroboré par le propriétaire du quotidien as-Safir, Talal Salmane, invité par les autorités libyennes avec d’autres journalistes libanais et qui se trouvait dans le même hôtel, où il a rencontré l’imam. « Nous savions qu’il attendait d’être reçu par Kadhafi, mais nous n’avons pas su si l’entretien a eu lieu », affirme-t-il à L’OLJ. M. Salmane et d’autres personnalités libanaises, dont (les futurs députés) Mohammad Kabbani et Béchara Merhej, et des journalistes d’as-Safir ont été reçus longuement la veille du départ de l’imam Sadr par le colonel Kadhafi : « La réunion a duré quatre ou cinq heures », se souvient-il, « c’était un dialogue consacré à sa vision politique » exposée dans son fameux Livre vert, dans lequel il expose une troisième voie, truffée d’incohérences, entre marxisme et capitalisme.

En rentrant à l’hôtel, dans la nuit du 30 au 31 août, M. Salmane indique avoir vu une dernière fois l’imam Sadr, qui, invité pour l’iftar – c’était le ramadan – chez le chargé d’affaires libanais, Nizar Farhat, avait insisté pour rentrer tôt à l’hôtel dans l’espoir d’être reçu par le guide libyen. « L’imam nous a annoncé qu’il allait quitter la Libye car il ne voulait pas participer aux festivités », raconte l’éminent journaliste. « Il m’a dit : “Je ne veux pas m’asseoir à la tribune derrière Kadhafi qui va insulter des dirigeants arabes” », ajoute M. Salmane.

Chaker Jawhari affirme avoir été la dernière personne à voir l’imam et ses deux compagnons, Abbas Badreddine et cheikh Mohammad Yaacoub, quitter l’hôtel dans une voiture officielle libyenne à destination de l’aéroport le 31 août au matin. « Je l’ai aidé en portant une de ses valises. Les trois hommes ont pris place dans une Peugeot noire du protocole libyen et j’ai moi-même fermé la portière de la voiture », assure-t-il.

Plus personne ne les a jamais revus.


Vol 881 pour Rome

Quarante ans plus tard, une foule de questions demeurent. L’imam, homme de modération et de dialogue, était-il en conflit avec le fantasque colonel, qui soufflait sur les braises du conflit au Liban ? L’a-t-il rencontré avant sa disparition, comme l’affirment certaines sources libanaises, qui disent que l’entretien s’est mal passé ? Chaker Jawhari assure qu’Abou Iyad, l’ancien numéro deux de l’OLP, lui a indiqué avoir demandé au colonel Kadhafi des années plus tard s’il était possible que ses services aient liquidé l’imam et ses deux compagnons sans en référer au guide libyen et que ce dernier avait répondu par un seul mot : « Possible. » Les autorités libyennes assurent que Moussa Sadr et ses compagnons ont pris le vol Alitalia 881 le 31 août au soir pour Rome. Mais l’imam n’a jamais évoqué de se rendre dans la capitale italienne et avait même, lorsqu’il se trouvait à Tripoli, demandé au chargé d’affaires libanais Nizar Farhat de vérifier que le visa français apposé sur son passeport et celui de ses compagnons était bien valide. Ce dernier a confirmé que les visas de l’imam Sadr et de cheikh Yaacoub étaient bons et a par contre obtenu en urgence un visa pour M. Badreddine de l’ambassade de France à Tripoli.

Dépêché à la mi-septembre dans la capitale libyenne par les autorités libanaises, alarmées par la disparition de l’imam, à Tripoli, Omar Messeiké, à l’époque directeur général de la présidence du Conseil, a raconté au quotidien al-Liwa’ avoir été reçu par le numéro deux libyen Abdessalam Jalloud après beaucoup d’atermoiements.

M. Jalloud, alors responsable du dossier libanais, lui a répété que l’imam et ses compagnons avaient pris le vol 881 pour Rome, fournissant comme preuve le manifeste de vol sur lequel figuraient les trois noms ainsi que les cartes de départ de l’aéroport de Tripoli conservées par les douanes libyennes. Mais l’équipage et les passagers du vol – qui a eu deux heures de retard – ont tous affirmé dans le cadre de l’enquête italienne ne pas avoir vu d’homme correspondant au signalement de l’imam, qui détonnait notamment par sa haute stature, ou habillé en religieux.

Le responsable libyen a également affirmé à M. Messeiké que le chef spirituel de la communauté chiite libanaise « ne semblait pas satisfait de son séjour car nous étions occupés par des dizaines de délégations et des centaines de personnalités », et qu’il a « décidé de partir sans nous avertir ». Il a laissé entendre qu’il aurait pu avoir été enlevé en Italie, pointant que les relations de l’imam, né en Iran, étaient mauvaises avec le régime du chah qui l’aurait destitué de sa nationalité iranienne.

Fait troublant : le chargé d’affaires italien a affirmé avoir délivré, le 31 août, des visas pour l’Italie à l’imam et ses deux compagnons, après avoir reçu leurs passeports au consulat via un coursier et sans recommandation de l’ambassade libanaise.

C’est là que les révélations d’un ancien responsable du régime, Nouri al-Mesmari, à l’époque chef du protocole, viennent éclaircir une partie du mystère. Dans une interview au quotidien al-Hayat en juillet 2012, M. Mesmari, qui avait fait défection en 2010, raconte que Abdallah Senoussi, le futur chef des services de renseignements libyens, qui n’était encore à l’époque qu’un officier des renseignements militaires, lui a envoyé trois passeports, dont celui de l’imam Sadr, lui demandant de faire tamponner dessus des visas pour l’Italie. L’ancien chef du protocole s’exécute, appelle l’ambassadeur d’Italie à Tripoli et lui envoie en urgence les documents de voyage sur lesquels sont immédiatement apposés les visas.

L’imam « Sadr n’est pas entré en Italie, et ce pays n’a aucun lien, ni de près ni de loin, avec son sort », a assuré à al-Hayat M. Mesmari, qui vit aujourd’hui en exil. « Celui qui s’est rendu en Italie est quelqu’un qui s’est fait passer pour l’imam. C’est un officier des services de renseignements, choisi pour sa haute stature et sa ressemblance avec Sadr », a-t-il affirmé. Selon M. Mesmari, les trois hommes qui se sont fait passer pour Moussa Sadr et ses compagnons sont entrés en Italie avec leurs passeports, qu’ils ont abandonnés dans un hôtel à Rome, « et sont retournés en Libye avec des passeports diplomatiques libyens ».

L’enquête libyenne a indiqué que deux hommes, dont un habillé comme un religieux musulman, étaient arrivés au Holiday Inn à Rome le 1er septembre et s’étaient enregistrés au nom de Moussa Sadr et Mohammad Yaacoub, réservant deux chambres adjacentes et payant d’avance pour une semaine. Ils étaient ressortis de leurs chambres au bout de dix minutes et avaient quitté l’hôtel – le religieux habillé cette fois en civil – pour ne plus jamais y revenir. Le personnel de l’hôtel a retrouvé les passeports de l’imam et de ses deux compagnons dans l’une des chambres, ainsi que leurs bagages, leurs vêtements étant mêlés dans les valises qui contenaient également la montre de Moussa Sadr, cassée et sans bracelet.

En juillet 2015, après 34 ans de procédure, la justice italienne est parvenue à un verdict sans appel : le dignitaire chiite n’a jamais mis les pieds dans la péninsule.

L’hypothèse « la plus probable »

Entre 1978 et la chute du régime de Kadhafi, des dissidents ont affirmé que l’imam Sadr et ses compagnons avaient été liquidés, sans fournir de preuve.

Mahmoud Jibril, qui a été du 23 mars au 23 octobre 2011 président du Conseil national de transition (CNT), l’autorité politique de transition mise en place par la rébellion libyenne, affirme à L’OLJ que les nouvelles autorités ont tenté, en vain, d’élucider l’énigme. « Lorsque nous sommes entrés à Tripoli, nous voulions tenter d’éclaircir les mystères de la disparition de deux personnalités : l’imam Moussa Sadr et Mansour Kikhia », l’ancien ministre libyen des Affaires étrangères qui avait fait défection en 1980. « Lorsque nous avons commencé notre enquête, nous avons interrogé un gardien de la prison d’Abou Salim qui nous a dit qu’il était chargé de surveiller un prisonnier, détenu à l’isolement, qui était grand de taille, avait le teint clair et souffrait de diabète », des caractéristiques que partagent les deux personnalités, explique-t-il. « Selon le gardien, le prisonnier est décédé plus tard en raison du diabète et son corps a été mis dans un congélateur, placé dans la cellule, qu’il a été chargé de garder pendant des années. Au moment de la chute de Tripoli, en août 2011, l’électricité a été coupée, la glace a fondu et le corps a été traîné à l’extérieur de la cellule et emmené dans un hôpital. Nous pensions que c’était peut-être celui de l’imam, mais les analyses ADN ont révélé qu’il s’agissait de Mansour Kikhia. »

M. Jibril rappelle qu’il était en contact avec le gouvernement libanais de Nagib Mikati et que le ministre libanais des Affaires étrangères de l’époque, Adnane Mansour, est venu à Tripoli, alors qu’un groupe d’enquêteurs libyens du parquet s’est rendu au Liban pour informer les responsables libanais des résultats de l’enquête préliminaire. « Jusqu’à aujourd’hui, on ne sait pas qui est responsable du crime de sa disparition, et nous avons à chaque fois abouti à une impasse », ajoute encore M. Jibril. Il assure que « personne de ceux qui sont arrivés au pouvoir après le 17 février (date du déclenchement du soulèvement en Libye) ne connaît le sort de l’imam Sadr, et ceux qui prétendent le savoir mentent » car « ceux qui étaient impliqués dans cette affaire sont très peu nombreux ».

« Certains disent que l’imam a été tué et que son corps a été jeté à la mer ou enterré dans le désert, mais ce ne sont que des supputations », a ajouté M. Jibril. Ainsi, le représentant démissionnaire de la Libye auprès de la Ligue arabe, Abdel Moneim al-Honi, a affirmé après la chute du régime que l’imam « Moussa Sadr a été tué lors de sa célèbre visite en Libye et enterré dans la région de Sebha » (Sud). Mais M. Honi était en 1978 dans l’opposition, soulignent des sources libyennes. Un autre responsable libyen, Mohammad Ismaïl, a affirmé au New York Times dans un article paru en 2016 que l’imam « a été tué » après « une dispute avec le guide » libyen, Mouammar Kadhafi. « Nous avons dit qu’il était parti en Italie », mais son corps a été jeté dans la mer, a-t-il affirmé. La même source libyenne a indiqué que M. Ismaïl, qui était un proche du fils de Kadhafi, Saif al-Islam, était trop jeune à l’époque pour être au courant de l’affaire.

L’ancien chef du CNT indique que l’ancien chef des services de renseignements libyens, le redoutable Abdallah Senoussi, également beau-frère du colonel Kadhafi, a été interrogé par « plusieurs services de renseignements » dont les libanais, lorsqu’il se trouvait en Mauritanie, mais qu’il a toujours nié être lié au dossier. M. Senoussi, qui jouait pourtant un rôle central en Libye, avait été arrêté en mars 2012 à l’aéroport de Nouakchott, en provenance de Casablanca, avec un faux passeport malien, et avait été remis aux autorités libyennes en septembre de la même année.

Quant à l’autre acteur de premier plan dans cette affaire, Abdessalam Jalloud, qui était responsable des dossiers libanais et syrien et qui se trouve actuellement en exil en Europe, il affirme ne rien savoir sur cette affaire et déclare que Kadhafi refusait d’évoquer le sujet.

Pour M. Jibril, « l’hypothèse la plus probable est qu’il a été liquidé, mais personne ne connaît la vérité ».


L’imam et le chah Reste à savoir à qui profite le crime...

Beaucoup de témoins de l’époque ont évoqué des tensions entre le guide libyen et l’imam au sujet de la politique libanaise, des agissements des organisations palestiniennes – financées entre autres par la Libye au Liban-Sud – ou même des différends d’ordre financier ou théologique avec Kadhafi.

Mais un livre paru sur la chute du chah d’Iran en 1979, The Fall of Heaven: The Pahlavis and the Final Days of Imperial Iran, a apporté un éclairage nouveau : il suggère que les mollahs révolutionnaires iraniens dirigés par l’ayatollah Khomeyni, alors en exil, qui ont fini par renverser le chah, voyaient en l’imam Sadr une menace. Son auteur, Andrew S. Cooper, spécialiste du Moyen-Orient et professeur à l’Université de Columbia, qui a rencontré un grand nombre de proches du chah, affirme non seulement que le chah et l’imam Sadr maintenaient des contacts secrets en dépit des tensions publiques, mais également que le monarque iranien souhaitait que l’imam retourne en Iran pour contrecarrer les ambitions révolutionnaires de l’imam Khomeyni, quelques mois avant le déclenchement de la révolution.

« Le chah était disposé à entamer un dialogue avec Moussa Sadr, a affirmé M. Cooper, cité par le New York Times. Je dirais qu’il était le grand espoir en termes de coexistence entre chiisme et modernité. Sa disparition a mis un terme à cela et ouvert la voie au courant de l’islam militant en Iran. »


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Sarkis Serge Tateossian

L'orient n'a pas que "les mille et une nuits"...
Aussi les "mille et un crimes"....hélas !

Respects à la mémoire de l'homme de paix et de dialogue.

Marionet

Article bienvenu et bien écrit même si on peut regretter qu'il ne donne pas la parole à la famille Sadr qui a probablement des choses à dire sur le sujet.

Irene Said

Kadhafi éliminait tous ceux qui entravaient ses projets, en Libye et ailleurs.
On n'a pas oublié l'attentat de Lockerbee en 1988 qui a coûté la vie aux 259 passagers du vol de la PAN AM...et pour lequel il s'est excusé plus tard, quand il essayait de se refaire une meilleure réputation auprès de la Communauté internationale.
Alors pour lui, l'imam Moussa Sadr, homme de paix donc dangereux, ne pesait pas grand chose dans sa longue liste d'éliminations physiques...un de plus ou de moins...!
Irène Saïd

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

LA REPONSE EST EN IRAN.

Michel N Fayad

C'etait un grand homme de spiritualite, de dialogue et de moderation. Ce n'est pas etonnant que le boucher Kaddafi l'ait fait assassiner.

HABIBI FRANCAIS

il faudra attemdre un changement de regime en iran pour savoir le sort de cet homme illustre et saint.

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