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Liban

Escapade à Rachaya el-Wadi et Aïn Hercha, entre nature et patrimoine historique

Que faire ce week-end
03/08/2018

Rendons visite, ce week-end, à certains vestiges de l’histoire contemporaine et ancienne du Liban à la faveur d’une longue escapade en direction de la Békaa-Ouest, et plus précisément Rachaya el-Wadi et Aïn Hercha, deux villages qui ont su préserver leur authenticité. Si Rachaya el-Wadi est entré dans l’histoire du pays du fait que sa magnifique citadelle a été le théâtre d’un épisode de l’indépendance du Liban, le village de Aïn Hercha est peut-être moins connu mais il n’en est pas moins intéressant, en raison de ses magnifiques vestiges romains nichés sur un pan du mont Hermon et de sa nature à couper le souffle.

Pour profiter pleinement de la visite et éviter les embouteillages, il est conseillé de quitter Beyrouth tôt et de prendre l’autoroute de Damas en direction de la Békaa. Un premier arrêt s’impose à Chtaura, pour s’offrir un petit-déjeuner copieux dans une des nombreuses laiteries de la région qui proposent une large variété de sandwiches et de fromages. Essayez le sandwich de labné de brebis dans un bon pain « markouk », avec olives et crudités, un vrai délice. Pensez également à acheter du fromage sur le chemin du retour, si vous passez par la même route.
Après Chtaura, dirigez-vous vers Anjar (où vous pouvez également vous arrêter pour une promenade parmi les impressionnants vestiges omeyyades de la ville), puis tournez en direction du village de Sawiri. Parcourez ensuite les villages de Ghazzé, Rafid et Dahr el-Ahmar, avant d’atteindre Rachaya el-Wadi. Le trajet, d’une durée de deux heures environ, sera très agréable. Plus vous avancerez dans la Békaa-Ouest, plus vous découvrirez des coins où la nature est préservée et où on peut encore se perdre dans des paysages aux allures sauvages.

Une fois arrivé à Rachaya el-Wadi, baladez-vous dans les rues du village pour admirer ses belles maisons où l’ancienne architecture côtoie des bâtisses nouvelles mais respectueuses de la tradition. N’hésitez pas à déambuler dans le vieux souk, à acheter de la poterie et des souvenirs et à prendre des photos, avant de vous arrêter à la citadelle. C’est là que Béchara el-Khoury, Riad el-Solh, Salim Takla, Camille Chamoun, Adel Osseiran et Abdel Hamid Karamé ont été brièvement détenus en novembre 1943 par les forces du mandat français, quelques jours avant la proclamation de l’indépendance du pays. Le village compte également quatre églises anciennes, une grecque-catholique, deux grecques-orthodoxes et une syriaque, qui valent le détour.
Rendez-vous ensuite à Aïn Hercha, localité située à une quinzaine de minutes en voiture de Rachaya el-Wadi. Les chaussures de marche sont recommandées pour pouvoir monter jusqu’au temple romain du village. Demandez votre chemin aux habitants qui se feront un plaisir de vous guider. Le temple n’est pas accessible en voiture, à moins de vous y rendre en 4 x 4. Sinon, une agréable marche d’une dizaine de minutes dans la nature vous permettra d’accéder au site. Profitez de la marche pour admirer le superbe paysage. Caché par la montagne, le temple apparaîtra au détour d’une colline, splendide et majestueux. Niché sur un pan du mont Hermon à 1 000 m d’altitude, le temple a été érigé entre 114 et 115 av. J.-C. et il est dédié au dieu du Soleil Hélios.

Si vous aimez les longues balades, certains clubs de marche proposent des circuits d’environ quatre heures allant du village de Rachaya aux vestiges de Aïn Hercha. Pour le déjeuner, vous pouvez revenir à Rachaya déguster les bonnes spécialités libanaises du célèbre Abou Machhour. Vous y serez accueilli par Abou Machhour lui-même, soucieux d’établir un contact agréable avec ses clients. Son restaurant offre un service impeccable et des produits de qualité, dans un environnement calme et plaisant.
Sur le chemin du retour vers Beyrouth, passez par Kherbet Kanafar et Kefraya et profitez des domaines viticoles qui s’étendent à perte de vue. N’hésitez pas à vous arrêter à une des tentes qui proposent des légumes de la région ainsi que des produits du terroir. En cette saison, les pastèques dites baal, ainsi que les pommes, les figues, les olives, les raisins et les cerises sont en vente et portent le délicieux goût de la Békaa-Ouest.


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Aftimos Philippe

Magnifique balade en perspective, merci pour ce bel article!
Petite précision: Alexandre le Grand, macédonien, est mort en 323 av JC.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

TRES GENTIL DE PROMOUVOIR LE TOURISME INTERNE ! IL Y A DES LIEUX TRES BEAUX ET PANORAMIQUES DANS LE PAYS. NE CHERCHONS PAS DEHORS CE QUE NOUS AVONS A LA MAISON.

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