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Israël dit avoir abattu un avion syrien, version différente à Damas

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"De notre point de vue, l'incident est derrière nous. Cependant, nous restons bien sûr en alerte élevée", affirme Jonathan Conricus, porte-parole de l'armée israélienne.

OLJ/Agences
24/07/2018

Israël a annoncé mardi avoir abattu un avion de chasse syrien qui avait pénétré dans son espace, une version aussitôt démentie par Damas qui a affirmé que l'appareil menait des opérations contre des jihadistes dans le sud syrien.

Israël est sur le qui-vive depuis le lancement le 19 juin par le régime de Bachar el-Assad et ses alliés d'une offensive pour reprendre les zones rebelles dans les provinces méridionales de Deraa et de Qouneitra, qui borde la partie du plateau du Golan occupée et annexée par Israël.


Jonathan Conricus, porte-parole de l'armée israélienne, a indiqué lors d'une conférence de presse téléphonique que l'avion, "un Sukhoi 22 ou 24", avait été "touché après avoir pénétré de 2 km" dans l'espace aérien contrôlé par Israël, dans le sud du plateau du Golan. Dans un communiqué publié peu avant, l'armée avait précisé avoir tiré "des missiles Patriot en direction" de l'appareil et l'avoir "intercepté", terme qu'elle utilise pour dire que la cible a été abattue.
"L'avion s'est écrasé dans la partie sud du plateau du Golan syrien", a précisé Jonathan Conricus. "De notre point de vue, l'incident est derrière nous. Cependant, nous restons bien sûr en alerte élevée", a-t-il ajouté, assurant que l'armée israélienne "tenait le régime syrien pour responsable de toute violation venant du côté syrien".

Il n'a pas précisé spécifiquement si la Russie, allié de Damas, avait été informée avant que l'avion ne soit abattu, mais affirmé que "de nombreuses conversations et communications" avaient été engagées après qu'Israël a constaté "une activité aérienne de grande intensité dans la zone".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a justifié l'opération dans une déclaration, qualifiant l'incident de "violation claire de l'accord de séparation de 1974". "Nous n'accepterons aucune intrusion sur notre territoire ni aérienne ni terrestre", a-t-il ajouté.


"Ennemi israélien"
En Syrie, une source militaire citée par l'agence officielle Sana a assuré qu'Israël avait en fait tiré en direction d'un avion de chasse syrien qui menait des opérations contre les jihadistes dans le sud de la Syrie.

Les forces du régime, qui ont réussi à reprendre la majorité des territoires du sud-ouest du pays aux rebelles, encerclent désormais un secteur tenu par le groupe Etat islamique (EI) à proximité du Golan et de la zone tampon démilitarisée qui le traverse, créée par un accord en 1974, un an après la guerre israélo-arabe de 1973. Le régime de Damas accuse depuis longtemps Israël de soutenir l'EI et d'autres groupes d'opposition.

"L'ennemi israélien a confirmé avoir adopté des groupes armés terroristes, et a visé l'un de nos avions qui frappait leurs positions dans le secteur de Saïda (...) dans l'espace aérien syrien", a affirmé la source militaire. Selon une source proche du régime de Damas, le pilote a été tué sur le coup et l'appareil s'est écrasé sur le territoire syrien dans une zone tenue par l'EI.


Pays voisins, Israël et la Syrie n'ont toutefois jamais conclu de traité de paix.
 Tout en veillant à ne pas être aspiré dans le conflit en Syrie, Israël a frappé à plusieurs reprises dans ce pays, notamment contre des positions du régime de Damas et de certains de ses alliés, le Hezbollah et l'Iran.

Lundi, lors d'une rencontre lundi à Jérusalem entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, Moscou a proposé que les forces iraniennes présentes en Syrie soient maintenues éloignées de la partie du Golan occupée par Israël, a indiqué mardi un responsable israélien, réitérant cependant le refus de son pays de toute présence militaire iranienne sur le territoire syrien. "Nous n'accepterons pas d'une implantation militaire iranienne en Syrie, que cela soit près de la frontière ou au-delà d'une distance de 100 km, évoquée et acceptée par les Russes", a affirmé ce responsable.


L'Etat hébreu avait par ailleurs annoncé dimanche avoir procédé, à la demande de pays occidentaux, à l'évacuation vers la Jordanie de centaines de Casques blancs et de membres de leurs familles, bloqués dans le sud-ouest syrien face à l'avancée du régime. Ces bénévoles sont devenus célèbres pour leurs opérations de secours dans les zones rebelles bombardées mais le régime de Bachar el-Assad et ses alliés les considèrent comme liés à des groupes jihadistes. Le pouvoir syrien avait d'ailleurs fustigé ces évacuations menées par Israël comme une "opération criminelle".


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