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Nicole Saba, fatally blonde...

Liban Pop

« Le Liban est mon pays et j’ai envie de travailler ici », confie l’artiste à « L’Orient-Le Jour » après son come-back sur la scène locale avec le feuilleton « al-Hayba ».

09/07/2018

Nicole Saba a plus d’une ambition dans sa ligne de mire. Et ce ne sont pas ses yeux revolver qui rateraient le tir... Sous ses airs de femme fatale mi-James Bond girl mi-Bonnie and Clyde, l’actrice et chanteuse est la preuve que les blondes en ont dans le ciboulot. Son rôle le plus récent, celui de la fielleuse et sulfureuse Soumaya, dans le second volet du feuilleton à succès al-Hayba, n’est pas sans rappeler certaines actrices de l’âge d’or hollywoodien, même s’il lui a fallu beaucoup de courage pour endosser le personnage. « Je suis très satisfaite de ma participation dans al-Hayba, la première dans une série libanaise panarabe, confie l’actrice, véritable star en Égypte. J’ai pris un risque en acceptant de m’inviter dans le second volet d’une série déjà établie. Je savais qu’il y aurait des comparaisons, mais j’étais consciente que cela augmenterait mon mérite, si je réussissais. »

Celle qui joue la première épouse de Jabal, chef du clan Cheikh el-Jabal, pour arrêter la vendetta entre deux familles, explique avoir été tentée par le caractère complexe et multidimensionnel de Soumaya. « Le personnage est difficile et plein de nuances, on l’aime et on la déteste. C’est ce qui m’a encouragée, sans oublier la popularité qu’a connue le feuilleton dans son premier volet », reconnaît-elle. « Je suis libanaise, mais je viens d’Égypte, avec de nombreuses années d’expérience et de succès. Je voulais que ma première participation panarabe se fasse par la grande porte, avec un projet complet à tous les niveaux, et selon mes exigences, celles-là mêmes qui m’ont permis de réussir en Égypte. Al-Hayba, c’est tout simplement une grosse production, un réalisateur talentueux et de grands acteurs. Je crois vraiment que travailler avec des acteurs médiocres peut pousser un acteur vers le bas, tout comme travailler avec des personnes qui délivrent d’incroyables performances peut nous élever. »



« N’est pas Meryl Streep qui veut ! »
Les plus grands, Nicole Saba les a déjà côtoyés, de Mohammad Saad, à Salah el-Saadani et Cherif Mounir. Sans oublier Adel Imam, qui lui a offert son premier rôle à ses côtés dans le film L’expérience danoise en 2003, après l’avoir repérée sur la couverture d’un magazine. Si al-Hayba sonne comme un come-back et un retour aux racines, Nicole Saba affirme avoir toujours voulu poursuivre sa carrière d’actrice au Liban. « Ce n’est pas l’intention qui manque. Le Liban est mon pays et j’ai envie de travailler ici. Mais on ne reçoit pas toujours les offres convenables et j’ai préféré attendre la bonne opportunité pour ne pas faire n’importe quoi. C’est la qualité qui compte vraiment, pas la quantité. En même temps, je ne pense jamais choisir un rôle en fonction d’un dialecte ou d’un pays. Un artiste, c’est quelqu’un qui transcende les frontières », assure-t-elle. Et d’ajouter : « La réussite n’est jamais le fruit d’un seul projet. Malheureusement, de nombreuses actrices se croient stars après deux ou trois succès. La route est souvent longue pour un acteur. Il faut savoir choisir se diversifier, faire ses preuves dans le tragique et le comique. N’est pas Meryl Streep qui veut ! »

Pour avoir travaillé entre Le Caire et Beyrouth, Nicole Saba ne peut s’empêcher de noter quelques différences. « Toute fiction est le fruit de son environnement et va lui ressembler », dit-elle spontanément. « Mais il n’est pas juste de comparer l’industrie télévisée ou cinématographique en Égypte à celle du Liban. L’Égypte, c’est un peu le Hollywood de l’Orient, avec de grandes productions, surtout au cinéma où j’ai commencé, et qui était moins commercial à l’époque. Il ne manque toutefois rien à nos acteurs locaux pour réussir et nous avons tous un grand potentiel. Malheureusement, les affiches avec des Libanais ne s’exportent pas aussi facilement dans le monde arabe si la série ne propose pas des acteurs arabes de nationalités différentes. Il faudra trouver des solutions, en donnant à nos acteurs la chance de réussir et des scénarios solides », ajoute celle qui assure que sa passion première est le cinéma.



Deux Nicole à la maison
 Il y a quelques années, c’est pourtant dans la musique que se lançait Nicole Saba. D’abord au sein du groupe 4 Cats, puis dans une carrière solo. L’artiste a signé de nombreux tubes comme Ya Chaghelni Bik, Tabii Kida, Berahti, et Kont Fi Hali, ainsi que des clips novateurs, dénotant une claire liberté de penser. Si elle travaille actuellement sur un nouveau single prévu pour la fin de l’été, elle prend surtout une pause qu’elle juge bien méritée. « Depuis ramadan, j’essaie de faire le vide dans ma tête pour pouvoir lire plus tard de nouveaux scénarios », explique-t-elle, estimant qu’il est encore trop tôt de savoir si elle participera au troisième volet d’al-Hayba. Entre-temps, la belle blonde aux yeux clairs consacre du temps à sa famille, son mari superstar l’acteur Youssef el-Khal, et leur fille Nicole, âgée de 4 ans. 

« Oui, l’art fait partie de mon cadre de vie. Mais nous essayons, Youssef et moi, de faire la part des choses et de garder le dramatique en dehors de la maison, afin de pouvoir mener une vie stable et sereine. Les enfants, c’est certainement la meilleure thérapie possible. Ils créent une ambiance d’innocence déconnectée du monde et apportent un certain équilibre dans notre existence », sourit-elle. « Naviguer constamment dans le domaine artistique et s’enivrer de célébrité ne peut que causer des dommages. Il faut savoir saisir ce dont on a besoin et s’en suffire, et s’éloigner de temps à autre pour ne pas perdre la passion… ni la flamme. » Très inflammable, Nicole Saba, attention les yeux !



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