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Assad : Les contacts russo-américano-israéliens se poursuivent sur le sud de la Syrie

Conflit

"Les Etats-Unis et Israël font pression sur les terroristes afin d'empêcher tout compromis ou résolution pacifique", a estimé le président syrien dans une interview à la chaîne de télévision iranienne Al-Alam.

OLJ/AFP
14/06/2018

Le président syrien Bachar el-Assad a affirmé que les discussions menées par la Russie étaient "toujours en cours" pour aboutir à un règlement sur l'avenir du sud du pays, accusant Israël et les Etats-Unis d'empêcher un accord négocié.

Dans une interview à la chaîne de télévision iranienne al-Alam, diffusée mercredi soir, M. Assad a indiqué qu'"après la libération de (l'enclave rebelle dans) la Ghouta, il a été suggéré que nous allions vers le Sud. Nous étions confrontés à deux options : la réconciliation ou la libération par la force".
Mais "les Russes ont suggéré de donner une chance à la réconciliation", sachant qu'"il n'y a toujours pas de résultats concrets pour une simple raison qui est l'ingérence israélienne et américaine", a déploré M. Assad.

Selon lui, les Etats-Unis et Israël "font pression sur les terroristes afin d'empêcher tout compromis ou résolution pacifique". Mais les "contacts sont toujours en cours entre les Russes, les Américains et les Israéliens", a toutefois fait savoir M. Assad.


(Pour mémoire : Les forces prorégime chassent l'EI de la ville clé de Boukamal )


Le sud de la Syrie est essentiellement composé des deux provinces de Deraa et de Quneitra, contrôlées à 70% par les groupes rebelles, tandis que le groupe Etat islamique (EI) y a une présence limitée. Stratégique, la région se trouve à la frontière avec la Jordanie et le plateau du Golan, annexé par Israël. Elle revêt un intérêt particulier pour le régime syrien mais aussi pour l'Iran, la Russie, Israël, la Jordanie et les Etats-Unis.

Quelques 500 combattants du Hezbollah, allié de Téhéran, et des conseillers iraniens y sont également présents, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Israël soupçonne l'Iran et le Hezbollah de chercher à étendre leur influence plus près de ses frontières, et répète qu'"il n'y a pas de place pour la moindre présence militaire iranienne dans aucune partie de la Syrie", selon son Premier ministre, Benjamin Netanyahu.

Lors de l'entretien télévisé diffusé mercredi soir, M. Assad a qualifié la relation de son régime avec l'Iran de "stratégique" et "non tributaire" des marchandages "dans le bazar politique international", en allusion à un éventuel compromis sur le sud syrien consistant à mettre fin à la présence iranienne et celle de ses alliés dans cette zone. Le président syrien a même évoqué l'existence de "groupes de volontaires iraniens venus combattre en Syrie sous l'autorité d'officiers iraniens", alors qu'il confinait auparavant cette présence à des "conseillers" militaires. "Si nous trouvons avec les Iraniens qu'il y a besoin de bases militaires iraniennes, nous n'hésiterons pas", a encore dit Bachar el-Assad.

L'Iran et la Russie ont apporté un soutien de poids au régime syrien depuis le déclenchement de la guerre en 2011. L'intervention de Moscou en septembre 2015 a permis au régime d'enchaîner les victoires face aux rebelles et jihadistes et de contrôler désormais plus de 60% du territoire. 


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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

ET LES DEPARTS DES IRANIENS ET ACCESSOIRES SONT DEFINITIFS ET PROGRAMMES. BON DEBARRAS !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

RUSSO/AMERICANO/ISRAELIENS ! CELA DIT TOUT ! PAS D'AYATOLLAHS INCLUS... HAHAHA ! A LA BONNE HEURE...

Irene Said

Le BIG BOSS de Damas préfère son "bazar" à lui sur le sol syrien composé de:
Russes, Iraniens et leurs fidèles exécutants libanais, le Hezbollah-soi-disant "résistant" dans tous les coins du Proche-Orient, et de temps à autre pour faire bonne impression et justifier son titre...aussi un peu au Liban...mais surtout avec de grands discours !
Irène Saïd


ACE-AN-NAS

'La connivence ".... HAHAHAHAHA ....

Y AVAIT IL CONNIVENCE QUAND LA SYRIE DU HÉROS AVAIT ABATTU LE F15 AUSSI ? HAHAHAHAHA....

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