Liban

Accusations de liens avec Israël : Pourquoi ressortir cet épisode en période électorale ?, se demande Michel Daher

Liban
28/05/2018

L’accusation à l’encontre de Michel Daher, député grec-catholique de Zahlé, de liens commerciaux avec Israël, continue visiblement de préoccuper le quotidien proche du Hezbollah, al-Akhbar. En réponse à un second article publié le 25 mai, dans lequel le journaliste s’insurge contre le député de Zahlé et le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, le juge Peter Germanos, « pour avoir clos le dossier sans vraie investigation », le bureau de presse de M. Daher a dénoncé dans un communiqué « les médias qui usurpent le rôle de la justice et émettent des verdicts à l’encontre des citoyens ».


Le député de Zahlé avait porté plainte pour diffamation contre le journaliste d’al-Akhbar, Radouan Mortada, qui l’a accusé de « liens commerciaux avec Israël ». M. Daher avait également porté plainte pour diffamation contre un homme d’affaires syrien, Samer el-Jamil, avec lequel il a un différend financier, et une troisième personne, Mohammad Bazzal. M. Daher accuse les trois hommes d’être de connivence et avait réclamé la levée du secret bancaire sur leurs comptes afin de voir si des pots-de-vin leur ont été versés.


Dans la plainte déposée par M. Jamil contre la société Master Capital Group, dont M. Daher est le PDG, le député élu a été entendu par le premier juge d’instruction du Mont-Liban, Nicolas Mansour. Joint au téléphone par L’Orient-Le Jour, M. Daher a précisé que « le différend avec M. Jamil est d’ordre financier, mais que des parties politiques sont entrées en jeu dans une tentative d’influencer l’affaire ». En ce qui concerne l’accusation d’entretenir des liens commerciaux avec Israël, le député de Zahlé a expliqué à L’OLJ qu’« il est actionnaire dans quarante entreprises aux États-Unis et que toute cette affaire, montée de toutes pièces, tourne autour de la présence dans une de ces entreprises d’un actionnaire d’origine israélienne ».


 « Je ne peux pas contrôler et superviser la nationalité et les origines de centaines d’actionnaires qui entretiennent des liens professionnels avec les mêmes entreprises avec lesquelles je travaille », s’est insurgé M. Daher. Pourquoi cet épisode qui remonte aux années 2008-2010 a-t-il été évoqué quelque dix ans après ? « Je me pose cette même question moi-même, d’autant que le timing choisi était tombé deux mois avant la date des élections », a-t-il répondu. M. Daher a encore une fois dénoncé l’usurpation par certains médias du rôle de la justice, et assuré que la plainte déposée contre le journal pour diffamation suivra son cours.

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