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Économie

Le FMI presse une nouvelle fois le Liban de restructurer son économie

Réformes
OLJ
03/05/2018

Le directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale au Fonds monétaire international (FMI), l’ancien ministre Jihad Azour, a appelé hier le Liban à réduire son déficit public et à mettre en place des réformes structurelles pour soutenir la croissance de son économie, en priorisant certains secteurs-clefs comme l’électricité et les télécoms. Un avertissement lancé lors d’un entretien accordé à Reuters par M. Azour, en poste depuis mars 2017, et qui reprend les grandes lignes d’un rapport publié en février par le FMI sur la situation financière du pays.
M. Azour a précisé que le niveau du déficit public, qui atteint aujourd’hui 9 à 10 % du PIB, était devenu « insoutenable » et qu’il devrait être graduellement réduit pour atteindre 5 % du PIB. La croissance de l’économie libanaise, entre 2 et 2,5 % par an, n’est « pas assez importante pour stabiliser la situation fiscale, en plus de faire face à certains problèmes, comme celui des réfugiés », a-t-il encore déclaré.


(Lire aussi : Liban : Investissements et réformes feraient grimper la croissance à 4 % en 2023, estime le FMI)


Le Liban a subi le contrecoup des retombées du conflit syrien depuis 2011 – avec environ un million de réfugiés syriens présents sur son sol, selon les Nations unies. Le pays paye également le prix de plusieurs années de paralysie politique au cours desquelles la Banque du Liban a mis en place différents plans de relance et ingénieries financières pour maintenir la stabilité des réserves en devises et soutenir la croissance économique. Des opérations jugées « peu conventionnelles », voire risquées par les experts du FMI.

La conférence de Paris (CEDRE), qui s’est tenue le 6 avril dernier, a permis au Liban d’obtenir plus de 11 milliards de dollars d’engagements de la part de ses soutiens en prêts contre des promesses de réformes. Pour M. Azour, ces engagements doivent inciter le Liban – qui renouvelle son Parlement dans moins d’une semaine – à associer son programme d’investissement dans les infrastructures préparé par l’actuel gouvernement aux « bons ajustements fiscaux ».


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