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Liban

Les relations économiques bilatérales au centre des discussions de Hariri et Karapétian

Liban-Arménie
OLJ
13/03/2018

Dans le cadre des efforts déployés par les deux gouvernements libanais et arménien pour renforcer les relations bilatérales, et après la visite effectuée à Erevan par le président de la République Michel Aoun le mois dernier, le Premier ministre arménien, Karen Karapétian, est arrivé hier à Beyrouth où il s’est entretenu avec les trois pôles du pouvoir.

Accompagné d’une délégation formée notamment des ministres de l’Économie, des Affaires étrangères et des Émigrés, de l’Agriculture et de l’Énergie, ainsi que de l’ambassadeur arménien, Samuel Meguerditchian, le chef du gouvernement arménien s’est rendu en matinée au Grand Sérail, où il s’est réuni avec M. Hariri, en présence du ministre de la Culture, Ghattas Khoury, et du ministre d’État aux Droits de la femme, Jean Oghassabian. Les deux chefs de gouvernement se sont ensuite réunis en aparté, avant de tenir une conférence de presse conjointe.

« Nous nous sommes penchés sur les liens proches d’amitié qui unissent nos deux pays », a affirmé M. Karapétian devant les journalistes, soulignant plus particulièrement que les discussions ont porté sur les moyens de consolider les relations économiques bilatérales. « Il nous importe beaucoup d’accueillir des hommes d’affaires libanais chez nous », a-t-il indiqué, précisant qu’il s’est entendu avec M. Hariri pour « étudier les moyens de créer un fonds commun libano-arménien en vue de soutenir les initiatives réalisées ». Et de mettre l’accent sur « le potentiel de l’Arménie, en tant que membre de l’Union économique eurasienne (UEE), et au plan des opportunités de travail ». « Nous disposons de très grands marchés dans de nombreux domaines, notamment dans les industries légères, les industries de l’or et du tourisme, l’industrie pharmaceutique et les technologies de l’information », a ajouté dans ce cadre le Premier ministre arménien.


(Pour mémoire : Relations bilatérales et lutte contre le terrorisme au menu de la visite de Aoun à Erevan)

Hariri invité en Arménie
M. Karapétian a ensuite annoncé avoir invité M. Hariri à se rendre en Arménie, relevant par ailleurs qu’ils se sont mis d’accord pour « activer l’action de la commission gouvernementale conjointe, laquelle ne s’est pas réunie depuis de nombreuses années ».
C’était ensuite au tour de M. Hariri de prendre la parole en se félicitant des « relations historiques, profondes et solides, tissées grâce aux Libanais d’origine arménienne », lesquels, a-t-il dit, « constituent une partie indivisible de la société libanaise et occupent des postes élevés dans toutes les institutions de l’État ». Le chef du gouvernement a affirmé que c’est l’ancien Premier ministre Rafic Hariri qui « a été le premier à établir les bases de relations fraternelles solides avec l’Arménie depuis son indépendance de l’Union soviétique en 1991 », s’engageant à « poursuivre cette voie dans l’intérêt de nos pays et de nos peuples ».

Et d’ajouter à cet égard avoir mis l’accent avec son homologue arménien sur « la nécessité de renforcer la coopération entre les deux pays », évoquant notamment « les secteurs des banques, de la technologie et du tourisme ». M. Hariri a en outre souhaité que « la commission supérieure conjointe créée entre les deux pays se réunisse le plus tôt après les élections législatives », saluant l’idée du fonds commun évoqué par le chef du gouvernement arménien. « Ce fonds, a-t-il déclaré, devrait se créer au plus tôt car il encourage les investissements ».


(Pour mémoire : Depuis Erevan, Aoun réclame justice pour le génocide arménien)



Chez Aoun et Berry
La création d’un fonds commun libano-arménien pour soutenir les initiatives communes entre les deux pays était également au menu des discussions entre le président de la République Michel Aoun et M. Karapétian, lors de la visite de ce dernier à Baabda, dans l’après-midi. Le chef de l’État a affirmé dans ce cadre que « le Liban est disposé à étudier tous les moyens propres à satisfaire les intérêts des deux pays et des deux peuples amis », préconisant « l’échange d’expériences dans tous les secteurs, notamment bancaire ».

Le Premier ministre arménien s’était auparavant rendu à Aïn el-Tiné, où il s’est entretenu avec le président du Parlement Nabih Berry des relations parlementaires bilatérales et des développements en cours dans la région.
Il devait ensuite se rendre à la cathédrale Saint-Grégoire-l’illuminateur, à Antélias, où il a discuté avec le catholicos arménien Aram Ier de la situation des communautés arméniennes au Liban et dans les pays de la diaspora.

En soirée, le chef du gouvernement arménien et les membres de la délégation arménienne ont été les hôtes de M. Hariri, qui a organisé en leur honneur un dîner au Grand Sérail auquel ont pris part notamment les anciens Premiers ministres Fouad Siniora et Tammam Salam, le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, représentant le président du Parlement, Nabih Berry, le vice-président de la Chambre, Farid Makari, le ministre d’État aux Droits de la Femme, Jean Oghassabian, et des personnalités du monde religieux, politique et sécuritaire.


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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

L,ARMENIE UN PETIT PAYS COMME LE LIBAN ENTOURE DE VOISINS VOYOUS !

Sarkis Serge Tateossian

L'enrichissement mutuel entre les deux pays est plus que probant.

Les événements qui ont jalonné leur histoire antiques mais aussi récents, sont de nature à les rapprocher davantage. Les similitudes sont frappants et leur culture ne sont pas trop éloignées.

A partir de nos rêves et de nos espoirs communs, d'un monde meilleur, d'un pays plus prospère et plus fort, nos patries à taille humaine et généreuses, nos volontés de travailler ensemble peut nous ouvrir des portes et un champ de vision pour l'avenir insoupçonnable.

Une diplomatie dans toute sa dimension horizontale, relation forte, humanité et fraternité

A la prospérité des deux pays.

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