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Liban - Trafic illicite d’antiquités

« Esterdad », une session pour spécialistes libanais, syriens et irakiens

L’ensemble des participants à la session avec l’ambassadrice de Norvège et les experts. Photo Hussein Attoué

Hier s’est ouverte à Beyrouth une nouvelle édition de la session de formation « Esterdad » (« récupération » en arabe), organisée par l’association Biladi et financée par l’ambassade de Norvège. Cette session, qui se tient pour la seconde année d’affilée, s’adresse à des spécialistes libanais et syriens, auxquels se joignent pour la première fois des Irakiens, experts dans le domaine des antiquités et dans le domaine légal. L’idée est de perfectionner leurs connaissances des contextes légaux et des exigences de l’application des lois en Europe et aux États-Unis (où sont souvent vendus les vestiges).

Des experts mondiaux sont présents à Beyrouth pour partager leur savoir avec les participants, qui créent des réseaux de connaissances et de collaboration lors de ces longues sessions. Esterdad 2018 dure jusqu’au 25 février et offre aux 32 participants quatre-vingts heures de formation.

La séance inaugurale a eu lieu, hier, en présence de l’ambassadrice de Norvège, Lena Natacha Lind, ainsi que du président du Comité international du Bouclier bleu (ICBS), Charles de Habsbourg, et du général Naïm Ziadé, président du Comité national libanais de l’ICBS, qui a été lancé officiellement hier.

Le général Ziadé a expliqué que ce comité compte « collaborer avec les ministères concernés pour élaborer et mettre en place des plans visant à protéger les richesses culturelles du pays, en prévision d’éventuels conflits armés, ou encore de catastrophes naturelles ou causées par l’homme ».

Commentant la création de ce comité, Charles de Habsbourg a considéré qu’il s’agissait d’une « très bonne nouvelle et d’un grand pas en avant », surtout « dans un pays qui a connu un si grand progrès ces deux dernières années ».

Mme Lind s’est félicitée des bons résultats réalisés l’an dernier lors de la première version d’Esterdad, ainsi que de la collaboration avec Biladi. « L’appui réservé par l’ambassade à de tels projets, a-t-elle poursuivi, est mû par la conviction que le droit d’accès à l’héritage culturel fait partie intégrante des droits humains, alors qu’ils sont souvent négligés au profit des droits sociaux et économiques. »

Quant à Joanne Farchakh Bajjaly, présidente de Biladi, elle a détaillé les retours positifs des participants à la session passée. Elle a insisté sur la nécessité de combattre le trafic illicite d’antiquités à tous les stades, du voleur au petit marchand et jusqu’au grand trafiquant…


Hier s’est ouverte à Beyrouth une nouvelle édition de la session de formation « Esterdad » (« récupération » en arabe), organisée par l’association Biladi et financée par l’ambassade de Norvège. Cette session, qui se tient pour la seconde année d’affilée, s’adresse à des spécialistes libanais et syriens, auxquels se joignent pour la première fois des...

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