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Liban

Une manifestation d'enseignants dégénère près du palais de Baabda : plusieurs brèves arrestations

Le ministre de l'Education, Marwan Hamadé, critique "la violence inacceptable dans une république qui prétend respecter les libertés".

Des enseignants libanais face aux forces de l'ordre, lors d'une manifestation près du palais présidentiel de Baabda, le 8 février 2018. Photo Marwan Assaf

Une manifestation à laquelle participaient des dizaines d'enseignants du cycle secondaire rattachés à la faculté d'éducation de l'Université libanaise a dégénéré en heurts avec les forces de l'ordre qui ont brièvement arrêté plusieurs enseignants qui voulaient se rendre au palais présidentiel de Baabda.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), cinq enseignants qui bloquaient la route menant au palais de Baabda, réclamant d'être reçus par le chef de l'Etat, ont été arrêtés par les forces de l'ordre, épaulées par un contingent de l'armée. Quelques heures plus tard, les cinq personnes qui ont été détenues à la caserne Choucri Ghanem ont été libérées.

Ces enseignants, qui réclament les six échelons dont ils ont été privés dans la nouvelle grille des salaires, participaient à une manifestation organisée plus tôt dans la journée devant le palais de Baabda, lors de laquelle des échauffourées avaient éclaté entre certains manifestants et des policiers. Un soldat blessé à la main avait été hospitalisé.

Parallèlement à cette mobilisation des enseignants du public, le ministre de l’Éducation, Marwan Hamadé, poursuivait sa médiation auprès des écoles privées. Celui-ci a condamné, dans une déclaration à la LBC, les agissements des forces de l'ordre et a critiqué "la violence inacceptable dans une république qui prétend respecter les libertés".


(Lire aussi : La guerre d’usure des enseignants du privé)


"L'attention de l'Etat"
"Le secteur de l'éducation mérite l'attention de l'Etat", avait-il souligné plus tôt dans la journée. "Nous nous sommes mis d'accord sur plusieurs points, notamment la tenue d'une réunion entre la fédération des écoles privées et le syndicat des enseignants au sein de ces écoles", avait annoncé le ministre. "Le secteur de l'éducation ne peut pas supporter une paralysie et la politesse doit continuer à régir les relations au sein de ce secteur", avait-il insisté.


Ces développements sont intervenus en parallèle du Conseil des ministres qui s'est tenu au palais de Baabda, mais à l'ordre du jour duquel le dossier des enseignants ne figurait pas. Le chef de l'Etat a toutefois appelé en début de réunion à consacrer une séance du gouvernement uniquement pour l'étude de cette question.

 Plus de quatre mois après la publication de la loi 46 sur l'échelle des salaires, les enseignants des écoles privées attendent toujours de bénéficier de toutes les dispositions de ce texte, dont des augmentations de salaire. Mais les établissements scolaires dans leur grande majorité leur refusent les six échelons exceptionnels. Pour éviter l'augmentation des frais de scolarité, que dénoncent les parents d'élèves, une aide compensatoire de l'Etat, devant financer ces augmentations de salaires, est réclamée par les établissements privés, de même qu'un échelonnement des augmentations.

Les enseignants du privé ont observé trois jours de grève, les 5, 6 et 7 février afin de hausser le ton.


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Une manifestation à laquelle participaient des dizaines d'enseignants du cycle secondaire rattachés à la faculté d'éducation de l'Université libanaise a dégénéré en heurts avec les forces de l'ordre qui ont brièvement arrêté plusieurs enseignants qui voulaient se rendre au palais présidentiel de Baabda.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), cinq...

commentaires (2)

voleurS. voleuRS. voleURS. volEURS. voLEURS. vOLEURS. VOLEURS, VOLEURS, VOLEURS. J'ai honte de me prevaloir de ma nationalite. Quelle decheance.

Jean Michael

21 h 38, le 08 février 2018

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Commentaires (2)

  • voleurS. voleuRS. voleURS. volEURS. voLEURS. vOLEURS. VOLEURS, VOLEURS, VOLEURS. J'ai honte de me prevaloir de ma nationalite. Quelle decheance.

    Jean Michael

    21 h 38, le 08 février 2018

  • Apres les commentateurs politiques a la television et les comiques dont c'est le métier de faire rire (Avez vous oublier ce fameux texte des Dix Annes au boulevard a Paris sous de Gaulle : On nous a promis De Gaulle et ce fut le "Compromis" lu comme le CON PROMIS) y a t il pire insulte suivi d'aucune plainte? On s'attaque maintenant a une fleure de notre societe cad aux enseignants a qui nous confions nos enfants tous les jours pour leur inculquer une culture raisonnable BRAVO a la position du Ministre Hamade qui a dit tout haut ce que tout le monde pense si bas leur probleme dure depuis tellement de mois . Pourquoi trouver toujours des solutions apres des manifestations et pas avant , en sachant bien que cette loi va creer ce probleme

    LA VERITE

    17 h 18, le 08 février 2018