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Ecoles privées : Aoun promet aux parents des élèves une solution avant la fin du mois

Liban

Un Conseil des ministres consacré à la question des répercussions de la nouvelle grille des salaires sur les établissements privés aura lieu "très prochainement", a annoncé le président libanais.

OLJ
13/01/2018

Le président libanais, Michel Aoun, a promis samedi à une délégation de parents d'élèves des écoles privées une solution à la crise qu'a provoquée l'adoption de la nouvelle grille des salaires pour la fonction publique, et qui est censée s'appliquer aux établissements d'éducation privés. 

Le président Aoun a concrètement annoncé à la délégation avoir décidé avec le Premier ministre Saad Hariri qu'un Conseil des ministres portant sur le dossier des enseignants du privé devra avoir lieu "très prochainement". 

"Je me suis entendu avec le Premier ministre sur la tenue très prochainement d'une séance exceptionnelle du Conseil des ministres portant sur l'étude de solutions relatives à la question des scolarités et des salaires des enseignants", a déclaré M. Aoun, selon des propos rapportés sur le compte twitter de la présidence. 

La délégation des parents a pour sa part affirmé à la chaîne LBCI que le président a promis de régler le dossier avant la fin du mois de janvier. Les parents ont ainsi annoncé suspendre tout mouvement de contestation en attendant cette date butoir. Une marche était prévue à partir de l'école Sagesse Brazilia, vers le palais présidentiel. Mais elle a été annulée, après les propos du chef de l'Etat, que les parents ont jugé rassurants. 

Plus de quatre mois après la publication de la loi 46 sur l'échelle des salaires, les enseignants des écoles privées attendent toujours de bénéficier de toutes les dispositions de la loi. Mais les établissements scolaires dans leur grande majorité, menés par la Fédération des associations privées et le secrétariat général des écoles catholiques, leur refusent les six échelons exceptionnels. Les enseignants menacent alors d'observer une journée de grève, le 24 janvier courant, et trois autres jours d'arrêt de travail, les 5, 6 et 7 février. Et si la grille des salaires n'est toujours pas appliquée, ce sera la grève ouverte.

Les enseignants avaient pourtant jeté du lest en décembre dernier. Ils avaient salué la médiation du ministre de l'Education, Marwan Hamadé, et n'avaient pas rejeté sa proposition d'échelonner sur trois ans les effets de l'application de la loi. Ils avaient toutefois réclamé que cet échelonnement se fasse sur "base d'accords locaux entre chaque direction d'école et sa base enseignante, et non par le biais d'une loi".

 

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