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Jérusalem capitale d'Israël : Décision "historique", "regrettable", "irresponsable"... Les réactions

Israël-Palestine
OLJ/Agences
06/12/2017

Suite à la déclaration du président américain, Donald Trump, qui a reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël et annoncé le début des préparatifs pour le transfert de l'ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, les réactions ont fusé de toutes parts :

 

- Premier à réagir, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué mercredi comme un "jour historique" la reconnaissance par le président américain de Jérusalem comme capitale d'Israël. M. Netanyahu a aussi affirmé que la décision du président américain ne changerait rien en ce qui concerne les lieux saints des trois grandes religions monothéistes à Jérusalem, affirmant l'engagement israélien à maintenir le "statu quo".

 

-Le président palestinien Mahmoud Abbas a, quant à lui, affirmé que les Etats-Unis ne pouvaient plus jouer leur rôle historique d'intermédiaire de la paix avec les Israéliens. "Par ces décisions déplorables, les Etats-Unis sapent délibérément tous les efforts de paix et proclament qu'ils abandonnent le rôle de sponsor du processus de paix qu'ils ont joué au cours des dernières décennies", a-t-il dit sur la télévision palestinienne. "Jérusalem est la capitale éternelle de l'Etat de Palestine", a-t-il ajouté.

 

- Le Hamas a, lui, déclaré, que Trump a ouvert "les portes de l'enfer" pour les intérêts américains dans la région. Ismaïl Radouane, un haut responsable du Hamas s'exprimant devant des journalistes dans la bande de Gaza, a appelé les pays arabes et musulmans à "couper les liens économiques et politiques" avec les ambassades américaines, et à expulser les ambassadeurs américains.

 

-Le secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saëb Erakat, a déclaré que le président américain avait "détruit" la solution dite à deux Etats en annonçant la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël. M. Trump a aussi "disqualifié les Etats-Unis de tout rôle dans un quelconque processus de paix", a ajouté M. Erakat devant des journalistes.

 

 

(Repère : Statut de Jérusalem : les fronts en présence)

 

- La décision du président américain de reconnaître "unilatéralement" Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël est "regrettable", a déclaré, pour sa part Emmanuel Macron. "C'est une décision regrettable, que la France n'approuve pas et qui contrevient au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu", a déclaré le chef de l'Etat français lors d'une conférence de presse, à Alger. "Le statut de Jérusalem est une question de sécurité internationale qui concerne toute le communauté internationale, le statut de Jérusalem devra être déterminé par les Israéliens et les Palestiniens dans le cadre de négociations sous l'égide des Nations unies", a-t-il ajouté.
Le chef de l'Etat a rappelé "l'attachement de la France et de l'Europe à la solution de deux Etats, Israël et la Palestine, vivant côte à côte en paix et en sécurité dans des frontières internationalement reconnues avec Jérusalem comme capitale des deux Etats."
"Pour l'heure je lance un appel au calme, à l'apaisement et à la responsabilité de tous, nous devons éviter à tout prix les violences et privilégier le dialogue", a-t-il dit. "La France est prête avec ses partenaires à prendre toutes les initiatives utiles en ce sens".

(Lire aussi : Trump, fossoyeur de la politique historique des États-Unis sur Jérusalem ?)

 

- Le statut de Jérusalem ne peut être résolu que par une "négociation directe" entre Israéliens et Palestiniens, a déclaré, de son côté, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres en rappelant avoir toujours été "contre toute mesure unilatérale". "Il n'y a pas d'alternative à la solution de deux Etats" avec "Jérusalem comme capitale d'Israël et de la Palestine", a ajouté le patron des Nations unies.

 

-La Turquie a pour sa part qualifié d'"irresponsable", a décision de M. Trump. "Nous condamnons la déclaration irresponsable de l'administration américaine (...) cette décision est contraire au droit international et aux résolutions de l'ONU", a réagi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu sur Twitter. 

 

 

 

-"Le royaume exprime de profonds regrets après la décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël. Il a déjà mis en garde contre les graves conséquences que peut avoir cette décision injustifiée et irresponsable", a souligné, dans un communiqué, l'Arabie saoudite.

 

-L'Iran a, lui, prévenu que la décision de Trump provoquera une "nouvelle Intifada". Le ministère des Affaires étrangères a dénoncé dans un communiqué une "provocation et une décision insensée de la part des Etats-Unis (...) qui va provoquer une nouvelle Intifada et pousser à des comportements plus radicaux, à davantage de colère et de violence".

- La présidence syrienne, sur page officielle Facebook, estime que "l'avenir de Jérusalem n'est pas déterminé par un Etat ou un président mais par son histoire, sa volonté et la détermination de ceux qui sont loyaux à la cause palestinienne".

 

-La Jordanie a, quant à elle, dénoncé une violation du droit international. "La décision du président américain de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël, et le transfert de l'ambassade des Etats-Unis vers cette ville, constitue une violation des décisions du droit international et de la charte des Nations unies", a estimé le porte-parole du gouvernement jordanien, Mohammed Moumeni, dans un communiqué.

 

- Le président libanais, Michel Aoun, a affirmé mercredi que la décision de Donald Trump "menace le processus de paix et la stabilité dans la région". "La décision de M. Trump est dangereuse, a souligné le président Aoun. Elle menace la crédibilité des États-Unis en tant que parrain du processus de paix dans la région et torpille la situation particulière acquise par Jérusalem tout au long de l'histoire. Cette décision a ramené le processus de paix entre les Palestiniens et les Israéliens dix ans en arrière et a abattu toutes les tentatives de rapprocher les points de vue entre les deux parties". M. Aoun a également mis en garde contre "les retombées que pourrait avoir cette décision sur la stabilité de la région et peut être sur le monde entier". Le président libanais a appelé "les pays arabes à faire front pour rendre à Jérusalem son identité arabe et à faire pression pour rendre toute leur considération aux résolutions internationales et à l'initiative de paix arabe, seul moyen pour parvenir à une paix juste et globale".

 

- Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, a affirmé que la décision du président Trump est "une démarche rejetée par le monde arabe et augure de dangers qui menacent la région". "Le Liban condamne et rejette cette décision et annonce en ce jour le plus haut degré de solidarité avec le peuple palestinien et son appui à son droit à l'édification d'un Etat indépendant avec pour capitale Jérusalem", a-t-il ajouté.

 

 

 

-Le Royaume-Uni n'est "pas d'accord" avec la décision du président Trump, a déclaré la Première ministre britannique Theresa May. Elle a également estimé que cette décision n'était "d'aucune aide" pour les perspectives de paix dans la région.

 

- La cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini a exprimé au nom de l'Union européenne sa "sérieuse préoccupation" après la décision du président Donald Trump. "L'Union européenne exprime sa sérieuse préoccupation à propos de l'annonce aujourd'hui du président des Etats-Unis Trump sur Jérusalem et les répercussions que cela peut avoir sur la perspective de paix", a affirmé Mme Mogherini dans un communiqué.

 

 

 

- Le Canada a estimé que le statut de Jérusalem dépend de la résolution du conflit israélo-palestinien. "La question du statut de Jérusalem ne peut être résolue que dans le cadre d'un règlement général du conflit israélo-palestinien", a affirmé Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères.
"Nous demeurons fermement engagés envers l'objectif d'une paix juste, globale et durable au Moyen-Orient qui inclut la création d'un Etat palestinien vivant côte à côte avec l'Etat d'Israël dans la paix et dans la sécurité", a-t-elle ajouté dans un communiqué. Le gouvernement canadien, "allié indéfectible de l'Etat d'Israël", appelle l'ensemble des protagonistes au "calme" et fera son possible pour "soutenir la création de conditions nécessaires pour que les parties puissent trouver une solution".

 

- La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré mercredi que son gouvernement ne soutenait pas la décision du président américain. Le gouvernement allemand "ne soutient pas cette position car le statut de Jérusalem ne peut être négocier que dans le cadre d'une solution de deux Etats", a déclaré la chancelière, citée dans un tweet de son porte-parole, Steffen Seibert.

 

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Wlik Sanferlou

La Voix de son Maître... Arrive même en roux.
Sachant que les Russes l'ont devancé de quelques mois...

IMB a SPO

Mahmoud Abbas a dit: "Jérusalem est la capitale éternelle de l'Etat de Palestine",mais, l'Etat de Palestine n;a jamais existe - ce n'etait qu'une province de la Syrie et Jerusalem n'etait pas une capitale. Meme lorsque la Jordanie l'avait annexee, ce n'etait qu'une ville parmi tant d'autre...donc, cela suffit tout ce cirque....

Irene Said

Il suffisait de voir de quelle façon, le sourire aux lèvres et le ton d'un piètre professeur expliquant une leçon à ses élèves Trump annonçait sa décision de reconnaître Jerusalem comme capitale d'Israël...c'était évident qu'il ne se rendait pas compte de la gravité et des conséquences de ses paroles.
Comparé à lui, G.W. Bush était presque... intelligent !
Irène Saïd

Sarkis Serge Tateossian

C'est Trump .....!
Sa présence à la tête des états unis est un malencontreux accident ....
La politique n'est pas une affaire ...comme dans une entreprise!
Il n'est qu'un homme d'affaire....

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

NE POUVANT AILLEURS IMPOSER SES VUES IL S,EST DECHAINE SUR LES PAUVRES PALESTINIENS... S,ASSURANT L,APPUI DU LOBBY JUIF EN CAS DE POURSUITE POUR DESTITUTION !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

L,HEBETUDE S,EST PRONONCÉE !

Ma Fi Metlo

UNE GRANDE VICTOIRE POUR LES RÉSISTANTS ARABES.

AU MOINS À PRÉSENT ON SAURA QUI EST AVEC QUI.

LES POLITIQUES LÂCHES ET IRRESPONSABLES DES ARABES COLLABOS DÉVOILÉES EN PLEIN JOUR.

Jean Michael

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