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À La Une - Israël-palestine

"La Ville sainte peut être partagée", lancent les dignitaires chrétiens de Jérusalem à Trump

Les représentants des églises chrétiennes de Jérusalem adressent une lettre au président américain.

Des fidèles célébrant le rite du Feu sacré , le 14 novembre 2012, dans le Saint Sépulcre, à Jérusalem. REUTERS/Nir Elias/File Photo

Les patriarches et chefs des églises de Jérusalem ont adressé, mercredi, une lettre au président américain, Donald Trump, dans laquelle ils expriment leurs craintes vis-à-vis de la décision, annoncée quelques heures plus tard, de ce dernier de reconnaître la Ville sainte comme capitale de l'Etat hébreu, rapporte le quotidien israélien Haaretz.

"Nous avons suivi avec inquiétude les rapports concernant la possibilité que les Etats-Unis modifient la façon dont ils envisagent la ville de Jérusalem", ont écrit treize chefs d'églises catholiques, évangéliques, orthodoxes et apostoliques dans leur message adressé au président Trump, quelques heures avant que celui-ci ne prononce un discours sur le sujet.

 

Mercredi, le pape François a, lui aussi exprimé son inquiétude. "Je ne peux taire ma profonde inquiétude", a déclaré le pape. "J'adresse un appel vibrant pour que tous s'engagent à respecter le statu quo de la ville, en conformité avec les résolutions pertinentes de l'ONU".

Les dignitaires chrétiens de Jérusalem appellent, eux aussi, Donald Trump à "revenir sur sa décision de reconnaître unilatéralement (Jérusalem) comme israélienne". "Nous appelons solennellement les Etats-Unis à continuer de reconnaître le statut international de Jérusalem. Tout changement soudain risque de causer des dommages irréversibles".

"La Ville sainte peut être partagée et appréciée totalement par tous après la mise en place d'un processus politique permettant de libérer les cœurs de tous ceux qui y vivent des conflits et de la destruction qu'ils endurent", soulignent encore les représentants des églises chrétiennes.

En conclusion de leur missive, ils invitent le président américain à "venir visiter Jérusalem pour les célébrations de Noël, qui sont une belle preuve de la diversité qui y est présente... et qui risque de disparaître si la ville perd son caractère hétérogène".

 

(Lire aussi : Trump, fossoyeur de la politique historique des États-Unis sur Jérusalem ?)

 

La ville de Jérusalem possède une grande portée symbolique pour les communautés juive, musulmane et chrétienne.

Jérusalem abrite à quelques centaines de mètres de distance entre les murs de la Vieille ville des sites saints pour des milliards d'individus. L'esplanade des Mosquées, appelée Haram al-Charif (le Noble sanctuaire) par les musulmans, mont du Temple par les juifs.Il s'agit du troisième lieu saint de l'islam. Selon la tradition musulmane, c'est le sanctuaire le plus lointain où le prophète Mahomet se soit rendu. L'emblématique dôme du Rocher, avec sa coupole dorée, se dresse sur le rocher d'où le prophète serait monté aux cieux sur sa jument ailée. La mosquée al-Aqsa qui se trouve aussi sur le site lui donne souvent son nom. C'est aussi le site le plus sacré pour les juifs comme l'endroit où se dressait leur temple.
En contrebas se trouve le mur des Lamentations, ancien mur de soutènement et dernier vestige du Second temple juif détruit en 70 après JC par les Romains. C'est le site le plus sacré où les juifs peuvent prier.
S'y trouve aussi le Saint-Sépulcre, plus important sanctuaire de la chrétienté, bâti sur le lieu où, selon la tradition, Jésus a été crucifié puis mis au tombeau.

 

La communauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté israélienne sur Jérusalem et considère Jérusalem-Est – annexée par Israël – comme territoire occupé. De ce fait, toutes les ambassades étrangères sont établies à Tel-Aviv, la capitale reconnue de l'État hébreu. C'était jusqu'à maintenant aussi le cas des États-Unis. Le président américain Donald Trump a mis fin à cette politique, en annonçant la reconnaissance par les Etats-unis de Jérusalem comme capitale d'Israël et en annonçant le lancement des préparatifs pour le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem.

 

 

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Les patriarches et chefs des églises de Jérusalem ont adressé, mercredi, une lettre au président américain, Donald Trump, dans laquelle ils expriment leurs craintes vis-à-vis de la décision, annoncée quelques heures plus tard, de ce dernier de reconnaître la Ville sainte comme capitale de l'Etat hébreu, rapporte le quotidien israélien Haaretz.
"Nous avons suivi avec inquiétude les...

commentaires (6)

Je ne suis pas d'accord: la Ville Sainte ne devrait pas être partagée. D'ailleurs, en pratique, les lieux saints des trois religions se recouvrent. Jérusalem devrait avoir un statut d'extraterritorialité et être placée sous contrôle de l'ONU. Alors, et alors seulement, elle pourrait devenir capitale de deux Etats d'Israël et de la Palestine. Toute tentative de modification du statut de Jérusalem sans paix israélo=palestinienne préalable risque fort de mener à la catastrophe.

Yves Prevost

08 h 41, le 07 décembre 2017

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Commentaires (6)

  • Je ne suis pas d'accord: la Ville Sainte ne devrait pas être partagée. D'ailleurs, en pratique, les lieux saints des trois religions se recouvrent. Jérusalem devrait avoir un statut d'extraterritorialité et être placée sous contrôle de l'ONU. Alors, et alors seulement, elle pourrait devenir capitale de deux Etats d'Israël et de la Palestine. Toute tentative de modification du statut de Jérusalem sans paix israélo=palestinienne préalable risque fort de mener à la catastrophe.

    Yves Prevost

    08 h 41, le 07 décembre 2017

  • Trump agit par pures considérations politiques intérieures ... l'objectif : Sauver sa place qui semble éjectable Depuis son élection il n'a fait que de verser de l'huile sur le feu Curieux personnage

    Sarkis Serge Tateossian

    01 h 52, le 07 décembre 2017

  • IL CROIT AVEC CETTE DECISION CAMOUFLER SES GRANDS ECHECS DEVANT L,IRAN ET LA KORÉE DU NORD POUR NE PAS MENTIONNER LES CRISES DU MOYEN ORIENT !

    CENSURE + CARENCE + BOURDES = FUITE DES ABONNES.

    20 h 55, le 06 décembre 2017

  • L,HEBETUDE LE SAIT MAIS PRESSÉE D,AGIR AUTREMENT !

    CENSURE + CARENCE + BOURDES = FUITE DES ABONNES.

    20 h 03, le 06 décembre 2017

  • Une troisième guerre mondiale?

    Eleni Caridopoulou

    19 h 52, le 06 décembre 2017

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    Bery tus

    19 h 51, le 06 décembre 2017

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