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Affaire Ziad Itani

Ziad Itani déféré devant les tribunaux compétents après la clôture de l’enquête

Ziad Itani, le dramaturge libanais accusé de collaboration avec Israël.

Le département de la Sécurité de l'État a annoncé hier dans un communiqué avoir terminé son enquête sur l'affaire du dramaturge Ziad Itani, soupçonné de collaboration avec Israël, et l'avoir déféré devant la justice.
« La Sécurité de l'État a terminé son enquête au sujet de Ziad Ahmad Itani, qui est détenu depuis le 23 novembre pour collaboration avec les services de renseignements israéliens, et l'a déféré, cet après-midi, devant les autorités judiciaires compétentes », peut-on lire dans le communiqué de la Sécurité de l'État.
L'arrestation, jeudi dernier, du comédien pour collaboration avec Israël a provoqué une onde de choc au Liban, notamment dans les milieux culturels, artistiques et politiques. Bien qu'il ait avoué avoir activement surveillé des personnalités politiques pour le compte d'Israël, selon un communiqué de la Sécurité de l'État, l'affaire reste entourée de mystères. Nombreuses sont les interrogations suscitées par son arrestation et relatives au timing, à la pertinence du récit avancé par les autorités et à la multitude de versions différentes diffusées ici et là à son sujet. Le directeur général de la Sécurité de l'État, le général Tony Saliba, avait promis de livrer mardi les détails de l'histoire « de A à Z », mais n'a finalement pas tenu de conférence de presse comme prévu.
Dénonçant, dans ce contexte, « des rumeurs qui circulent dans certains médias », la Sécurité de l'État a néanmoins apporté quelques précisions dans son communiqué :
« Après avoir arrêté le suspect à Aïn el-Remmaneh, le domicile de celui-ci, situé à Furn el-Chebback, a été perquisitionné, en présence du commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, le juge Sakr Sakr. Une quantité de drogue, quatre ordinateurs et cinq téléphones portables ont été saisis. Il s'est avéré que les données secrètes étaient stockées dans ces téléphones. Des messages téléphoniques chiffrés via l'application mobile WhatsApp, avec les codes 972 (Israël) et 004, ont été identifiés. »
« Les noms de certains journalistes qui figurent dans l'enquête étaient des cibles dont M. Itani tentait de se rapprocher, sur ordre du Mossad. Ces journalistes n'ont pas été convoqués pour être entendus dans le cadre de l'enquête », toujours selon le communiqué.


Le département de la Sécurité de l'État a annoncé hier dans un communiqué avoir terminé son enquête sur l'affaire du dramaturge Ziad Itani, soupçonné de collaboration avec Israël, et l'avoir déféré devant la justice.
« La Sécurité de l'État a terminé son enquête au sujet de Ziad Ahmad Itani, qui est détenu depuis le 23 novembre pour collaboration avec les services...

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