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Hariri au Caire : "Je ne vais pas parler politique maintenant, c'est au Liban que j'annoncerai ma position"

Liban

Le Premier ministre démissionnaire reçu par le président égyptien quelques heures avant son retour à Beyrouth.

OLJ/AFP
21/11/2017

Le Premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri a été reçu mardi au Caire par le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, quelques heures avant son retour à Beyrouth. Parallèlement dans la capitale libanaise, notamment dans le quartier à majorité sunnite de Tariq el-Jdidé, des partisans du Premier ministre sont descendus dans la rue en klaxonnant, en lançant des acclamations et en arborant des drapeaux aux couleurs du Courant du Futur. M. Hariri, qui venait en provenance de Paris, a provoqué une crise dans son pays après sa démission surprise le 4 novembre depuis Riyad.

S'adressant très brièvement aux journalistes à l'issue de la réunion, M. Hariri a insisté sur la nécessité pour le Liban de se distancier des conflits régionaux. Il a expliqué avoir évoqué avec M. Sissi les moyens de préserver la stabilité du Liban ainsi que l'importance de la politique de distanciation vis-à-vis des crises régionales, remerciant l'Egypte pour son soutien. "Je ne vais pas parler politique maintenant, c'est au Liban que j'annoncerai ma position", a répété M. Hariri.

Samedi, depuis le palais de l'Elysée, M. Hariri avait annoncé qu'il reviendrait au Liban pour la fête de l'Indépendance et qu'il préciserait, à ce moment-là et après un entretien avec le président Michel Aoun, ses intentions. "Vous savez que j'ai présenté ma démission et on en discutera au Liban", avait-il ajouté.

Un appel reçu favorablement lundi soir par le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah. "Nous sommes ouverts à tout dialogue, toute discussion dans le pays".

 

Entretien Sissi-Aoun
Peu avant la rencontre entre MM. Hariri et Sissi, le président Aoun et son homologue égyptien se sont accordés, lors d'un entretien téléphonique, sur l'importance de la stabilité du Liban. MM. Sissi et Aoun ont évoqué les derniers développements politiques et insisté sur "l'importance de préserver la stabilité du Liban et de défendre ses intérêts nationaux".

La démission du Premier ministre intervient dans un contexte de tension entre l'Arabie saoudite, parrain de M. Hariri, et l'Iran, soutien du mouvement chiite Hezbollah qui est membre du gouvernement libanais. Le fait que M. Hariri ait fait une telle annonce depuis Riyad et qu'il soit resté en Arabie saoudite pendant deux semaines, avait soulevé de nombreuses questions. Le président libanais Michel Aoun avait notamment accusé les Saoudiens de le retenir en "otage", ce que l'intéressé et Riyad avaient démenti.

Lors de l'annonce de sa démission, M. Hariri avait accusé l'Iran et le Hezbollah de déstabiliser son pays, et craindre pour sa vie. Dimanche 12 novembre, alors qu'il s'exprimait pour la première fois depuis l'annonce de sa démission dans le cadre d'une interview accordée à Future TV, dont il est propriétaire, M. Hariri avait évoqué la possibilité de revenir sur sa démission, à condition que le Hezbollah cesse d'intervenir dans les conflits régionaux.

 

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