Liban

Ils ont dit... sur les libertés publiques

OLJ
18/11/2017

– Marwan Hamadé, ministre de l'Éducation : « Toute atteinte aux libertés publiques, surtout la liberté de l'information, qui est sacro-sainte au Liban, voire la raison d'être de ce pays, constitue un retour au temps du musèlement, de l'atteinte à la pensée libre et des procès d'intention. Je crains que certains ne soient en train d'aspirer à un clonage des temps où l'on incarcérait les journalistes, où l'on fermait des journaux et des chaînes de télévision, ces temps obscurs de l'histoire du Liban (...). »

– Walid Joumblatt, chef du Rassemblement démocratique : « La liberté d'expression, de la presse et de l'information se trouve au-dessus de toute considération. Ce qui se produit à l'encontre de la LBCI et de l'ami Marcel Ghanem est rejeté et condamnable. Non aux forces de l'obscurantisme. »

– Samy Gemayel, chef du parti Kataëb : « Toute atteinte aux libertés médiatiques constitue une atteinte aux libertés publiques garanties par la Constitution et le régime démocratique. Nous mettons en garde contre un retour au temps où les journalistes libres étaient réprimés et emprisonnés. »

– Le département de l'information des Forces libanaises : « Nous condamnons toute atteinte aux libertés publiques. La singularité historique du Liban se situe au niveau du climat de liberté qui y prévaut. Des dizaines de journalistes ont payé de leur vie la défense de la liberté d'expression. La répression qui a été inutile dans le passé ne servira à rien aujourd'hui. Nous exprimons notre solidarité avec Marcel Ghanem qu'il ne faut poursuivre sous aucun prétexte, dans la mesure où il dirige l'émission et n'assume pas la responsabilité de ce qui s'y dit. »

– Boutros Harb, député
 : « Nous condamnons vigoureusement les tentatives d'agression contre les journalistes pour les faire taire et brimer les libertés. (...) Accueillir des invités dans une émission en direct n'impose aucune responsabilité au modérateur, si l'un de ses invités contrevient à la loi. Ces pratiques cherchent à dévier les regards des raisons véritables de la crise que le pays traverse. Le pouvoir tente de contourner cette dernière en ouvrant d'autres fronts pour détourner l'attention de ce qui se profile à l'horizon et qui menace d'entraîner le Liban dans une crise de pouvoir dangereuse. (...) Je me porte volontaire pour défendre Marcel Ghanem face à toute poursuite dont il ferait l'objet. »

– Nadim Gemayel, député
 : « Les propos de Marcel Ghanem lors de son émission hier constituent un refus clair du régime despotique qui vient vers nous d'Iran et qui nous rappelle le temps de l'occupation syrienne. »

– Achraf Rifi, ancien ministre
 : « Marcel Ghanem est un symbole médiatique et les poursuites contre lui sont une honte pour l'État de droit. Nous sommes solidaires de vous, et nous n'accepterons aucune atteinte aux libertés médiatiques et publiques. »

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