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Liban

Grille des salaires : les propositions de lois attendront la décision du Conseil constitutionnel

"Nous rejetons toute forme de naturalisation", répondent Berry et Hariri à Trump.

 

Le Premier ministre libanais, Saad Hariri (d), et le député Okab Sakr (g) à leur arrivée au Parlement, dans le centre-ville de Beyrouth, le 20 septembre 2017. Photo M. Assaf

"Nous rejetons toute forme de naturalisation", répondent Berry et Hariri à Trump.

 

Les députés libanais se sont réunis mercredi au Parlement, place de l’Étoile, dans le centre-ville de Beyrouth. La séance qui a débuté à 11h30 a été levée une heure plus tard par le président de la Chambre, Nabih Berry, qui a décidé de reporter l'examen de toutes les propositions de lois relatives à la grille des salaires en attendant la décision du Conseil constitutionnel sur ce plan.

Réuni mercredi matin, le CC a décidé de poursuivre vendredi l'examen du recours en invalidation déposé par les Kataëb et cinq autres députés contre les mesures de financement de la grille des salaires pour la fonction publique. Aucune décision n'a été prise jusqu'à maintenant et lundi, le président du CC avait rappelé que l'instance avait 15 jours pour rendre sa réponse finale. Le gouvernement a déjà ordonné la suspension des taxes devant financer la grille des salaires, en application d'une décision du CC prise le 31 août.

 

"Pas de surenchère sur les musulmans"
En outre, les propositions de lois des députés sunnites Khaled Daher et Ammar Houri ont aussi été reportées.

M. Daher, député du Akkar, demande que le congé hebdomadaire soit fixé au vendredi et au dimanche. Le texte proposé par M. Houry prévoit, pour l'administration publique, une semaine de 34 heures réparties comme suit : de lundi à jeudi, de 8h à 15h45, et le vendredi de 8h à 11h. Les congés hebdomadaires seront observés le samedi et le dimanche.

M. Berry a justifié sa décision de reporter les propositions par la nécessité d'examiner "calmement" la question car "elle suscite des susceptibilités". M. Daher a alors estimé que "reporter les propositions complique le problème". "Que personne ne fasse de la surenchère au sujet de ma religion musulmane", a alors lancé M. Berry.

 

(Lire aussi : Les clivages politiques remontent à la surface)

 

La réponse du Liban à Trump
Par ailleurs, la séance parlementaire a été l'occasion aux députés de répondre aux déclarations faites la veille par le président des États-Unis, Donald Trump, aux Nations unies, à New York. M. Trump a proposé de naturaliser les réfugiés dans "les zones proches de leur pays".

"Nous rejetons toute forme de naturalisation", a déclaré M. Berry au nom des députés. Il a dans ce contexte rappelé que selon le préambule de la Constitution libanaise "le Liban est une patrie (...) définitive pour ses fils". "Le préambule est encore plus important que la Constitution elle-même", a-t-il dit.

"Tout le monde sait que le Liban refuse la naturalisation des Palestiniens ou d'autres réfugiés, ce qui a été dit aux Nations Unies est une position politique (faite par M.Trump, ndlr) et ne nous lie pas. Il n'y aura pas de décision internationale à cet égard", a pour sa part affirmé le Premier ministre, Saad Hariri. Le ministre de la Justice, Sélim Jreissati, a lui aussi déclaré qu'"aucun réfugié ne sera naturalisé au Liban", appelant les autres pays concernés par ce dossier à prendre une décision qui respecte leur souveraineté.

Après la levée de la séance, MM. Berry et Hariri se sont entretenus en la présence de plusieurs députés et ministres. Les députés ne se réuniront plus le soir comme prévu. Aucune date pour une prochaine séance n'a été fixée.

 



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Les députés libanais se sont réunis mercredi au Parlement, place de l’Étoile, dans le centre-ville de Beyrouth. La séance qui a débuté à 11h30 a été levée une heure plus tard par le président de la Chambre, Nabih Berry, qui a décidé de reporter...

commentaires (2)

ANNULEZ ET LA GRILLE DES SALAIRES... DANS UN PAYS SUR LA VOIE DE LA GRCE ON NE DISTRIBUE PAS... ET LES TAXES ERRONNEES !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

16 h 22, le 21 septembre 2017

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Commentaires (2)

  • ANNULEZ ET LA GRILLE DES SALAIRES... DANS UN PAYS SUR LA VOIE DE LA GRCE ON NE DISTRIBUE PAS... ET LES TAXES ERRONNEES !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    16 h 22, le 21 septembre 2017

  • On dirait un dialogue de sourds dans un pays Presque en faillite .

    Antoine Sabbagha

    20 h 19, le 20 septembre 2017