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Liban - Législatives

Forcing de Aïn el-Tiné pour la tenue du scrutin dans les délais

Le patriarche Raï. Photo ANI

Si d'aucuns se félicitent du fait que le Conseil des ministres a réussi à nommer jeudi les membres de la commission de contrôle des élections, dans la mesure où il s'agit d'un pas vers les législatives prévues le 6 mai 2018, cela ne semble aucunement dissiper les craintes quant à une nouvelle prorogation de la législature.
Cela pourrait bien justifier le forcing exercé par plusieurs protagonistes, durant le week-end, pour la tenue du scrutin dans les délais impartis. C'est dans ce cadre aussi que s'inscrit l'appel formulé hier par le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, pour la tenue des élections partielles et législatives, conformément aux textes constitutionnels avant mai prochain. S'exprimant lors d'une messe célébrée à Mayfouq (Jbeil), le patriarche maronite a exprimé l'espoir que « ce scrutin donne au pays de nouveaux visages qui soient à la hauteur des aspirations des Libanais, mais aussi de l'ampleur des défis actuels et des besoins de la nation ».
Mais, du côté de Aïn el-Tiné, la résidence du président de la Chambre, on continue de mettre en garde contre un éventuel report des élections, sous prétexte notamment du retard à émettre la carte magnétique, prévue par la nouvelle loi électorale. Ainsi, Ali Khreiss, député Amal de Tyr, a estimé que « la formation de la commission de contrôle des élections est un pas sur la bonne voie ». Selon lui, « puisque l'éventualité de ne pas opter pour la carte magnétique existe, il n'y a aucune raison d'attendre ». « Comme l'a dit le président (de la Chambre) Nabih Berry, il faut avancer la date des élections et réduire le prolongement du mandat parlementaire », a ajouté le député, dans une déclaration, insistant sur l'importance du préenregistrement des électeurs pour une meilleure organisation du scrutin.
Même son de cloche chez Yassine Jaber, député Amal de Nabatiyé, qui a déclaré lors d'une cérémonie tenue samedi dans la ville qu'« en nommant la commission de contrôle, le gouvernement a affirmé que les législatives auront lieu dans les délais ». « Il est intolérable d'ajourner cette échéance une nouvelle fois, d'autant que la prorogation est inacceptable », a-t-il souligné, notant que le président de la Chambre œuvre pour avancer la date des législatives, dans la mesure où le peuple devrait s'exprimer, comme le veut la démocratie.
En attendant, et parallèlement à ce forcing à caractère démocratique, le ministre de l'Information, Melhem Riachi, a estimé dans une déclaration radiodiffusée samedi qu'il n'est pas nécessaire de tenir les partielles à 6 mois des élections générales, mais qu'il n'y a pas de problème que le ministère de l'Intérieur les organise.


Si d'aucuns se félicitent du fait que le Conseil des ministres a réussi à nommer jeudi les membres de la commission de contrôle des élections, dans la mesure où il s'agit d'un pas vers les législatives prévues le 6 mai 2018, cela ne semble aucunement dissiper les craintes quant à une nouvelle prorogation de la législature.Cela pourrait bien justifier le forcing exercé par plusieurs...

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