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À La Une - Liban

Otages militaires tués par l'EI : les résultats des tests ADN seront dévoilés demain matin

Jreissati engage des poursuites judiciaires dans l'affaire de l'enlèvement des soldats libanais par le groupe jihadiste à Ersal, en août 2014, et de leur mort.

Des soldats libanais de retour des hauteurs de Ras Baalbeck, dans la Békaa, le 28 août 2017. REUTERS/Hassan Abdallah

Les résultats des tests ADN pratiqués pour identifier les dépouilles mortelles, qui sont probablement celles des militaires libanais kidnappés par le groupe État Islamique à Ersal (Békaa) en août 2014, seront annoncés mercredi à dix heures.

C'est l'armée libanaise qui fera cette annonce, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). L'information avait été dévoilée plus tôt dans la journée par le ministre libanais de la Justice, Salim Jreissati.

Par ailleurs, M. Jreissati, a demandé  au procureur général près la Cour de cassation, Samir Hammoud, d'engager des poursuites dans ce dossier. Jeudi dernier, le président Michel Aoun avait demandé, lors d'une allocution télévisée, qu'une enquête soit ouverte. Certains responsables sont allés plus loin, pointant les responsabilités des dirigeants de l'époque.

Onze militaires avaient été enlevés par le groupe jihadiste en 2014. Deux avaient été décapités la même année, et un troisième avait fait défection. Dix dépouilles mortelles ont été retrouvées et sont en cours d'identification. Alors que selon plusieurs médias locaux, les funérailles des militaires étaient censées avoir lieu jeudi, d'autres informations ont fait était mardi en début de soirée de leur report à vendredi. Une visite du président de la Centrafrique au Liban jeudi aurait motivé cette décision.

Implantés des deux côtés de la frontière libano-syrienne, les combattants de l'EI avaient été exfiltrés lundi dernier de la région frontalière à l'issue d'une semaine d'offensives menées au Liban par l'armée libanaise et en Syrie par le Hezbollah et l'armée syrienne. Dans le cadre de cet accord scellé par le parti chiite, les quelque centaines des combattants de l'EI présents dans la région du Qalamoun (ouest de la Syrie) et dans ses environs au Liban devaient être transférés dans la province de Deir ez-Zor, à la frontière avec l'Irak, toujours tenue par l'EI mais dont le siège de deux ans a été brisé mardi par l'armée syrienne. En échange, le groupe jihadiste avait révélé des informations concernant les corps des militaires. Cet accord a été vivement critiqué par plusieurs responsables politiques ainsi que par les familles des militaires et nombre de Libanais.

Samedi, le Hezbollah avait toutefois accusé l'aviation américaine d'empêcher l'évacuation des bus transportant les jihadistes de l'EI des zones contrôlées par Damas, appelant la communauté internationale à "éviter un massacre". Le lendemain, la coalition antijihadiste conduite par les États-Unis a affirmé qu'une partie du convoi s'était dirigée vers l'ouest en direction de Palmyre dans la province de Homs (centre), sous contrôle gouvernemental. Les autres bus sont toujours bloqués dans le désert.

Lundi, le porte-parole des familles des militaires, Hussein Youssef, a confié que le communiqué du Hezbollah dans lequel ce dernier s'inquiétait du sort des convois transportant les jihadistes et leurs familles, avait "provoqué une grande peine" chez les familles. M. Youssef a dénoncé "cette crainte et cette préoccupation pour le sort du convoi des tueurs des militaires, alors qu'elles auraient dû l'être envers nos enfants".

 

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