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À La Une - Conflit

L'Afghanistan salue le maintien de l'armée américaine sur son sol

Les talibans promettent un "nouveau cimetière" aux Américains s'ils s'obstinent à rester dans le pays.

Des Afghans écoutent le discours solennel très attendu de Donald Trump qui a décidé lundi 21 août 2017 de renoncer à tout retrait des Etats-Unis d'Afghanistan. REUTERS/Omar Sobhani

L'Afghanistan a salué mardi la décision du président Donald Trump de maintenir, voire renforcer, la présence militaire américaine sur son sol, mais les talibans leur ont promis en retour le "jihad" et un "nouveau cimetière".

"C'est un jour historique pour nous. Aujourd'hui, l'Amérique a montré qu'elle était avec nous, sans limite dans le temps", s'est réjoui le président afghan Ashraf Ghani lors d'une visite aux troupes à Kandahar, berceau des talibans afghans. Aux talibans, M. Ghani a lancé: "vous ne pouvez gagner cette guerre. Les portes de la paix et de la négociation vous sont ouvertes".

La veille au soir, M. Trump a solennellement dévoilé sa stratégie très attendue pour l'Afghanistan, où l'armée américaine est engagée depuis 2001. Opérant une volte-face par rapport à de précédentes déclarations, il a expliqué qu'un retrait précipité créerait un vide qui profiterait aux "terroristes", d'el-Qaëda comme du groupe État islamique, mais il est resté avare de détails. Il a aussi sommé le Pakistan voisin de cesser d'"abriter des criminels et des terroristes".

Son secrétaire d'État Rex Tillerson a précisé que les États-Unis étaient prêts à soutenir des pourparlers de paix entre Kaboul et les talibans "sans condition préalable".

Mais sans surprise, les talibans se sont montrés peu enclins à rendre les armes ou à négocier. "Tant qu'il y aura un seul soldat américain sur notre sol, et qu'ils continuent à nous imposer la guerre, nous continuerons notre jihad", ont-ils menacé. Comme pour joindre l'acte à la parole, les rebelles islamistes ont revendiqué un tir de roquette ayant visé l'ambassade américaine à Kaboul tard lundi.

 

 

 

 

Sacrifices immenses
Le Pakistan, cloué au pilori par M. Trump dans son discours pour sa tendance supposée à "abriter des terroristes", a répété mardi qu'il n'en était rien et qu'il avait lui-même consenti des "sacrifices immenses" dans cette lutte.

Le chef de la diplomatie Khawaja Muhammad Asif a indiqué avoir exposé mardi à l'ambassadeur américain à Islamabad "la perspective du Pakistan et son désir de paix et de stabilité en Afghanistan". Il souhaite aussi vivement "travailler avec la communauté internationale pour éliminer la menace du terrorisme", a-t-il affirmé.



(Lire aussi : Privatiser la guerre américaine en Afghanistan. Erik Prince y croit)

 

Sur la défensive, Islamabad a reçu le soutien de son voisin et proche partenaire Pékin. Le Pakistan "a fait de grands sacrifices et a apporté de grandes contributions à la lutte contre le terrorisme", a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois, Hua Chunying.

L'Inde, rival nucléaire du Pakistan dont ce dernier cherche à contrer l'influence en Afghanistan, a de son côté répondu positivement à l'appel du président américain à une plus grande implication dans la résolution du conflit afghan, assurant partager "ces inquiétudes et ces objectifs".

Dans son discours, M. Trump avait estimé que "le Pakistan a beaucoup à gagner en collaborant à nos efforts en Afghanistan. Il a beaucoup à perdre en continuant à abriter des terroristes". "Cela doit changer et cela va changer immédiatement!", avait-il lancé.

Le mois dernier, le département américain de la Défense avait déjà suspendu 50 millions de dollars d'aide militaire, jugeant qu'Islamabad ne faisait pas assez contre le réseau Haqqani, allié des talibans afghans longtemps considéré comme lié aux services secrets pakistanais.

 

 


Pas de hausse spectaculaire
Sur le terrain, M. Trump a donné son feu vert au Pentagone pour le déploiement d'un maximum de 3.900 soldats américains en plus des 8.400 actuellement présents en Afghanistan au sein d'une force internationale comptant au total 13.500 hommes, selon un haut responsable américain.

Si une telle hausse n'est pas spectaculaire (les États-Unis comptaient 100.000 soldats sur place il y a sept ans), elle marque cependant une inversion de tendance par rapport aux dernières années.

Le secrétaire américain de la Défense Jim Mattis a souligné que plusieurs alliés s'étaient également engagés à augmenter leur contingent en Afghanistan.

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a salué mardi la "nouvelle approche" des États-Unis et assuré que l'alliance, intervenue en Afghanistan au lendemain du 11 septembre 2001 à la demande de Washington, ne laisserait jamais le pays "redevenir un sanctuaire pour terroristes".

L'Allemagne, sans prendre d'engagement sur son propre déploiement de troupes, a déclaré mardi "saluer la volonté des États-Unis de poursuivre leur engagement en Afghanistan dans la durée".

Seize ans après les attentats du 11-septembre qui avaient poussé les États-Unis à lancer une vaste offensive pour déloger le régime taliban au pouvoir à Kaboul, le fragile édifice démocratique afghan est menacé par une insurrection en plein essor et une corruption déstabilisatrice.

M. Trump a cependant averti les dirigeants afghans que "notre engagement n'est pas illimité, notre soutien n'est pas un chèque un blanc", "les Américains veulent de vraies réformes".

 

 

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La veille au soir, M. Trump a solennellement dévoilé sa stratégie très attendue pour l'Afghanistan, où l'armée américaine est engagée depuis 2001. Opérant une volte-face par rapport à de précédentes déclarations, il a...
commentaires (2)

LE GUEPIER AFGHAN, APRES LA COREE DU NORD ET L,IRAN, EST UN DES PLUS DANGEREUX DANS LE MONDE... IL FAUT DE LA FERMETE !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

11 h 03, le 22 août 2017

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Commentaires (2)

  • LE GUEPIER AFGHAN, APRES LA COREE DU NORD ET L,IRAN, EST UN DES PLUS DANGEREUX DANS LE MONDE... IL FAUT DE LA FERMETE !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    11 h 03, le 22 août 2017

  • Les milliards de usd dépensés pour RIEN n'auront servi à RIEN. SURTOUT PAS À DONNER LA RAISON ET LA PAIX. ON SE SOUVIENT DU VIET NAM PENDANT 9 ANS ON ENVOYAIT DES BOYS CHAQUE ANNÉE. ON CONNAÎT LA FIN DESASTREUSE DES POLTRONS.

    FRIK-A-FRAK

    10 h 39, le 22 août 2017

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