X

Liban

Geagea fustige, une fois de plus, le projet de visite à Damas de ministres libanais

Politique

Le leader des Forces libanaises est revenu à la charge, soulignant que toute normalisation avec le régime syrien placerait le Liban dans l'axe iranien.

OLJ
11/08/2017

Le leader des Forces libanaises, Samir Geagea, s'est opposé hier, une nouvelle fois, à toute velléité de la part de ministres libanais de se rendre à Damas pour des contacts avec le régime syrien.

« Un ministre ne peut pas se rendre en Syrie en sa qualité officielle », a déclaré M. Geagea lors d'une conférence de presse à Meerab. « Il peut uniquement le faire à titre privé, en tant que touriste, faute de quoi il serait en train d'aller à l'encontre de la politique gouvernementale actuelle et de celles des précédents cabinets, et de porter atteinte à la légalité libanaise en s'attribuant un droit qui ne lui a pas été donné », a-t-il souligné.

Selon lui, le gouvernement « s'en tient au discours d'investiture du chef de l'État, Michel Aoun, dans lequel il affirme que le Liban applique une politique de distanciation vis-à-vis des conflits de la région ». « Nous devons maintenir notre engagement vis-à-vis du pacte de la Ligue arabe en adoptant une politique étrangère indépendante fondée sur l'intérêt supérieur du Liban », a-t-il ajouté.

« Toute visite officielle d'un ministre libanais en Syrie affecterait la stabilité interne et aurait comme conséquence de placer le Liban dans l'axe iranien, a-t-il souligné. Le gouvernement syrien a perdu toute légitimité interne et internationale », a déclaré M. Geagea, ajoutant que « tout contact avec la Syrie nous placerait comme belligérants dans le conflit syrien ». « Depuis sept ans, nous avons une politique consensuelle de distanciation à l'égard de tout ce qui se produit au Moyen-Orient, à l'exception de la question palestinienne », a-t-il rappelé.

 

(Lire aussi : Le Hezbollah cherche à monnayer sa lutte contre le terrorisme sur la scène internationale

 

 

M. Geagea s'est dit « étonné par les propos que certaines parties tiennent et selon lesquels les contacts avec la Syrie demeurent normaux et ordinaires sous prétexte que le gouvernement achète toujours de l'électricité de la Syrie et qu'il existe une représentation diplomatique entre les deux pays ».
« Nous n'avons pas de problème avec le peuple syrien et son territoire et nous sommes d'accord avec tout ce qui a trait au principe de la continuité des services publics, sans que cela signifie que nous devons accepter de nous lier au pouvoir politique en place. En d'autres termes, nous n'avons pas l'intention de stopper le trafic des poids-lourds entre les deux pays, de geler les rapports tissés entre les deux peuples ou mettre un terme à l'importation de courant électrique en vertu d'un accord en vigueur depuis des dizaines d'années. Mais traiter avec un pouvoir politique qui n'existe plus est une autre paire de manches », a poursuivi M. Geagea.

Le ministre de l'Industrie, Hussein Hajj Hassan, membre du Hezbollah, le ministre de l'Agriculture, Ghazi Zeaïter, membre du mouvement Amal, et le ministre de l'Économie et du Commerce, Raëd Khoury, affilié au Courant patriotique libre, ont été invités par le régime syrien à prendre part à la Foire internationale de Damas prévue du 17 au 26 août.

Mercredi, ce dossier avait enflammé le Conseil des ministres. Les ministres membres des Forces libanaises, du courant du Futur et du Parti socialiste progressiste ont exprimé leur opposition à ces visites officielles. Le Premier ministre Saad Hariri a précisé que le gouvernement n'avait délégué personne à Damas. Après ce Conseil des ministres, M. Geagea a exprimé son opposition à toute coopération officielle entre les gouvernements libanais et syrien.

 

 

 

Lire aussi

Pourquoi un dialogue avec la Syrie est utile pour le Liban, selon le Hezbollah, le décryptage de Scarlett  Haddad 

Le Liban encourt le « danger » d’une normalisation des relations avec Damas

Hajj Hassan confirme à « L’OLJ » qu’il ira à Damas mercredi prochain

Geagea fustige les tentatives locales de « remettre sur pied le régime Assad »

Retour à la page "Liban"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Bery tus

100 % vrai !! logique et surtout discours souverain .. ce que certain libanais sont prêts a s'en détourner juste pour les beaux yx de la moumana3a

il y en a marre mais vraiment marre que ca soit TJRS le liban qui doit faire le premier pas ... le regime syrien a besoin de nous ... soit qu'il en fasse la demande lui meme

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

FRERE JACQUES DORMEZ-VOUS ? DORMEZ-VOUS ?

Ma Fi Metlo

Geagea a parlé mais a t il dit quelque chose ?

Oui il nous fait des constats de relations privilégiés en relations de bon voisinage il ajoute que malgré ça il fallait bouder un fait, celui de traiter avec le héros Bashar qui a mis à terre le complot us-bensaoud-israélien etc. ...

En fin de compte malin comme il est ne cherche t il pas à monter les enchères pour pouvoir y placer ses pions ? ??
Enfin je dirai plus SON PION, voyons comment il va s'en sort bien.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

CA VIENDRAIT... MAIS CE N,EST PAS ENCORE LE TEMPS... ATTENDONS L,EPANOUISSEMENT DES CHOSES ET VOYONS QUI SERA QUI ET QUOI !

Tabet Ibrahim

Je ne suis pas d'accord avec lui.

JAUSSERAN Jacques

IL'iinteret du Liban n'est pas dans un alignement sur une Europe plus proche d'Israel....

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

X
Déjà abonné ? Identifiez-vous
Vous lisez 1 de vos 10 articles gratuits par mois.

Pour la défense de toutes les libertés.