Saad Hariri, hier, au cours de la séance du Conseil des ministres. Photo Dalati-Nohra
Le régime syrien a réussi à consolider la rupture entre les parties politiques libanaises en adressant une invitation aux ministres Hussein Hajj Hassan et Ghazi Zeaïter à visiter Damas pour y assister à deux conférences liées à leurs ministères respectifs, l'Industrie et l'Agriculture. Les deux ministres ont accepté l'invitation, sur base du fait que les relations diplomatiques entre les deux pays sont normales et que Beyrouth vient de nommer un nouvel ambassadeur à Damas, Saad Dakhil. Les ministres du courant du Futur, eux, refusent la position de leurs confrères et estiment que s'ils veulent faire le déplacement, ce n'est qu'à titre personnel, pas officiel.
La séance du Conseil des ministres hier a été le théâtre d'un conflit sur ce sujet, si bien que le Premier ministre Saad Hariri a fini par ôter ce point de l'ordre du jour. Partant, tout ministre qui se rendra à Damas le fera à titre personnel, conformément à la politique de distanciation observée par le Liban.
À L'Orient-Le Jour, le ministre de l'Industrie, Hussein Hajj Hassan, a affirmé qu'il se rendra à Damas mercredi prochain et y restera jusqu'à vendredi pour assister à une conférence sur la reconstruction en Syrie et tenir des discussions avec un certain nombre de ministres syriens qui participeront à ce chantier de travail.
Pour un diplomate européen, la visite des deux ministres à Damas sans l'aval du Conseil des ministres constitue le début d'une rupture au niveau du gouvernement, et que le conflit qui se renouvelle autour des relations avec la Syrie fragilise le Liban et lui fait du tort, notamment au niveau de ses relations internationales et européennes, surtout dans les circonstances actuelles dangereuses sur plus d'un registre.


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10 h 01, le 11 août 2017