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Entre l'Iran et les Etats-Unis, près de 40 ans de relations conflictuelles

Repère

Après un timide rapprochement opéré sous l'ère de Barack Obama, à la faveur de l'accord sur le nucléaire iranien, les relations se sont tendues depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump.

OLJ/AFP
30/07/2017

La République islamique d'Iran reste la bête noire des Etats unis depuis la rupture de leurs relations diplomatiques en 1980. Après un timide rapprochement opéré sous l'ère de Barack Obama, à la faveur de l'accord sur le nucléaire iranien, les relations se sont tendues depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump.

 

Rupture

Le 4 novembre 1979, sept mois après la proclamation de la République islamique, des étudiants islamistes prennent d'assaut l'ambassade des Etats-Unis à Téhéran exigeant l'extradition de l'ex-chah Mohamed Reza Pahlavi, soigné aux Etats-Unis. 52 personnes seront retenues en otages pendant 444 jours.

Le 7 avril 1980, Washington rompt les relations diplomatiques et impose un embargo commercial et sur les voyages, dix mois avant la libération des derniers otages. L'ex-représentation américaine sera rebaptisée "nid d'espions".

Le 4 novembre 1986, les révélations iraniennes sur la visite à Téhéran d'un émissaire de Ronald Reagan font éclater l'affaire des ventes d'armes américaines à Téhéran (Irangate) visant à obtenir la libération des otages américains détenus au Liban.

Le 3 juillet 1988, un Airbus d'Iranair est abattu "par erreur" par un navire de guerre américain au dessus du Golfe (290 morts).

 

(Lire aussi : L'Iran ripostera aux sanctions américaines, avertit Rohani)

 

'Axe du mal'

Le 30 avril 1995, un embargo économique total américain est décrété contre l'Iran "en quête d'armes nucléaires", selon le président Bill Clinton. Il est suivi en 1996 de sanctions contre les sociétés investissant dans les secteurs pétrolier ou gazier iraniens.

Le 29 janvier 2002, George W. Bush place l'Iran parmi les pays de l'"axe du mal" soutenant le terrorisme.
En 2005, le nouveau président conservateur Mahmoud Ahmadinejad relance l'enrichissement d'uranium.

 

Timide rapprochement

Le 20 mars 2009, Barack Obama offre de "parler directement au peuple et aux dirigeants de la République islamique d'Iran". Mais en juin, il condamne la répression violente des manifestations en Iran et estime que la légitimité de la réélection d'Ahmadinejad pose de "sérieuses questions".

Le 15 juin 2013, les Etats-Unis se disent "prêts à collaborer directement" avec le nouveau président Hassan Rohani.

Le 26 septembre, le secrétaire d'Etat américain John Kerry rencontre en tête-à-tête à New York son homologue iranien Mohammad Javad Zarif. Le lendemain, MM. Obama et Rohani se parlent au téléphone, une première depuis 1979.

 

(Lire aussi : Accord sur le nucléaire iranien : où en est-on ?)

 

Accord historique

Le 14 juillet 2015, l'Iran et les grandes puissances concluent un accord historique mettant fin à douze années de tensions autour du dossier nucléaire iranien. L'accord prévoit une levée progressive et conditionnelle des sanctions en échange de garanties que Téhéran ne se dotera pas de l'arme atomique.

Début décembre 2016, le Congrès américain renouvelle pour dix ans l'Iran Sanctions Act (ISA). Barack Obama autorise cette prolongation mais s'abstient de signer la loi. Les Américains ont suspendu les sanctions liées au nucléaire mais en imposent d'autres liées au non-respect des droits de l'Homme par Téhéran, à son soutien au "terrorisme" au Moyen-Orient et à son programme de missiles balistiques.

 

Détente pulvérisée

Le 27 janvier 2017, une semaine après son investiture, le nouveau président Donald Trump interdit, par décret, l'immigration des ressortissants de sept pays musulmans dont l'Iran.

Deux jours plus tard, Téhéran teste un missile balistique de moyenne portée. Début février, le Trésor américain sanctionne 25 personnes et entités soupçonnées d'avoir apporté un soutien matériel au programme de missiles balistiques. Téhéran riposte par des sanctions contre des sociétés américaines.

Le 18 juillet, les Etats-Unis annoncent de nouvelles sanctions pour punir l'Iran pour ses missiles balistiques et ses activités militaires "pernicieuses" au Moyen-Orient, mais maintient l'accord international sur le programme nucléaire de Téhéran.

Le 28 juillet, Washington renforce ses sanctions, au lendemain du test par Téhéran d'un lanceur de satellites.

Le 29 juillet, l'Iran déclare qu'il va poursuivre "avec toutes ses forces" son programme balistique. Téhéran fait état d'un nouvel incident entre navires américains et bateaux iraniens dans le Golfe.

 

 

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Deux ans après, les ailes de Téhéran au M-O sont encore intactes

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RE-MARK-ABLE

CE N'EST PAS BARAK OU TRUMP-PETE QUI FAIT LA POLITIQUE DES usa , c'est la pays usurpateur qui dicte sa loi à ce pays ainsi qu'à l'Europe pris en otage ...

Arrêtons de lire ce genre de foutaises ..

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

IL N,Y EUT PAS DE RELATIONS POUR QU,ELLES SOIENT CONFLICTUELLES... IL N,Y EUT QUE DES REJETS ET DES CONFLITS !

Bery tus

Le 4 novembre 1986, les révélations iraniennes sur la visite à Téhéran d'un émissaire de Ronald Reagan font éclater l'affaire des ventes d'armes américaines à Téhéran (Irangate) visant à obtenir la libération des otages américains détenus au Liban.

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